La Gazette de la grande ile

LE POING: En voie de « quat’misation »

Publié le 23 décembre 2017

Que le temps passe vite ! A ce rythme, on va tous crever bien avant l’heure.  Ne nous laissons surtout alors pas faire. Il faut résister jusqu’au bout ! Il n’y a plus qu’une semaine à tenir. Et 2018 sera là. Et après, on ne sait pas : on peut crever pénard…

Reste à savoir dans quel état allons-nous aborder la nouvelle année ? « Dans quel état regagnerai-je le                rivage ?», comme dit un tube d’Alain Barrière. L’important est donc de faire face à toutes les adversités. Ce sera dur, mais on sera sûrement tous debout le 1er janvier prochain au petit matin. L’occasion de faire la bise à ses proches, à ses amis, à ses ennemis, à ses sipa…

Beaucoup donnent le sentiment de délaisser le réveillon du 25 décembre, et par contre, préparent assidûment celui de la saint-Sylvestre. Six jours donc pour confectionner le repas du 31 décembre. On va alors dépenser sans compter, comme si c’est pour la dernière fois. Des dépenses légitimes ! Car on ignore ce que nous réserve l’année 2018. La poisse ou l’espoir ?

Dans tous les cas, les Malgaches se résignent : depuis 1975 (le début de la révolution bête et méchante), qu’est-ce qu’ils n’ont pas bavé ? Aujourd’hui encore, 80% de la population ne mangent pas à leur faim. Hery et Cie ferment les yeux quant à la misère, à la pauvreté des gens. En réalité, le peuple est en voie de « quat’misation » avancée. Et personne ne s’en soucie, en particulier, les bailleurs de fonds et les diplomates dont beaucoup ont quitté la capitale pour passer tranquillement les fêtes de fin d’année chez eux.

D’autre part, nous sommes solidaires avec les parents de ce jeune homme de 15 ans, kidnappé, en cette veille de Noël, par des individus sans foi ni loi. Des individus baiseurs de chien qui méritent amplement la peine de mort. Quoiqu’il en soit, tout un chacun doit prendre leurs précautions durant ces fêtes, propices à des exactions en tous genres, venant principalement des brigands, des voyous de la capitale. Selon la formule consacrée : que fait la police ? Rien, toujours rien ! Que les autorités respectives prennent leurs responsabilités. une fois encore : ‘faut pas rêver !’

Franck Raharison

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