La Gazette de la grande ile

Rajaonarimampianina et 2018: Le flou sur sa candidature…

Publié le 23 décembre 2017

Réponse de Rivo Rakotovao, président du Sénat et président national du parti HVM, à ceux qui accusent le chef d’Etat, Hery Rajaonarimampianina de se livrer à une campagne avant la lettre dans ses multiples inaugurations de ces derniers mois : « Je vous signale que le président Hery Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2018. Ce qu’il fait actuellement, ce n’est donc pas une précampagne mais son travail de tous les jours… ».

Notons que le 25 novembre dernier à Mahajanga, lors des assises régionales HVM qui ont drainé dans cette ville des délégués de toute l’île, ce parti de gouvernement par la voix de Rivo Rakotovao, a sollicité solennellement la candidature de Hery  Rajaonarimampianina au scrutin présidentiel de 2018. Cela fera bientôt un mois, mais l’homme n’a toujours pas accordé une réponse à cette requête. L’explication en est simple : s’il se portait candidat, toutes ses activités seraient reliées à cette initiative, et ses nombreuses inaugurations par exemple prendraient l’air d’une campagne avant la lettre. Ce qui tomberait sous le coup de la loi. La campagne électorale, la vraie, s’ouvre, selon la loi, 30 jours avant la date du scrutin présidentiel. En attendant, des activités assorties de rassemblements de foule et de discours peuvent être assimilées à de la campagne irrégulière.

Bref, Hery Rajaonarimampianina n’annonce pas encore son entrée en lice dans un but tactique. Mais entre les lignes de ses allocutions, tout indique qu’il briguera un nouveau mandat. D’abord, car lors des inaugurations, il indique que si on lui accordait un surplus de temps, les réalisations seraient plus fournies. C’est-à-dire que si on le dotait d’un second mandat, il aurait le temps d’accomplir des réalisations qui vont ravir les foules… Ensuite, car lors de ses déplacements de cette semaine dans le Sud, il a dans ses discours énoncé clairement ceci : « Si vous le voulez, nous allons réaliser en dix ans ce que d’autres n’ont pas pu faire en cinquante ans ». En effet, Hery Rajaonarimampianina et les organes de presse à sa solde fondent leur propagande sur l’idée suivante : l’actuel président de la République, en raison de son extrême dynamisme, a déjà réalisé plus que les chefs d’Etat qui se sont succédé depuis l’indépendance.

Dans les zones rurales notamment, beaucoup se laissent prendre à cette offensive qui n’est que verbiage. Dans les villes où on a plus d’esprit critique et de sens politique, on rit sous cape car on juge le chef de l’Etat sur le terrain suivant : l’amélioration des conditions de vie et la situation du pouvoir d’achat. En pensant accroitre son audience en inaugurant quelques panneaux solaires par-ci, un commissariat de Police par là ou quelques salles de classe ailleurs, Hery Rajaonarimampianina se trompe énormément…

En tout cas, l’actuel chef de l’Etat va se porter candidat et cela n’est qu’une question de temps et d’opportunité. Il ne peut en être autrement car l’homme manifeste déjà un puissant attachement pour son poste. On n’en veut pour preuve que le début de son discours de Mahaboboka de cette semaine. En une minute en effet, l’homme a répété quinze fois le mot « filoham-pirenena » (chef de l’Etat) pour mettre en évidence ses mérites. Devenu accro aux fastes de la fonction, et grisé par le pouvoir, il ne peut qu’en redemander.  Pour s’assurer une réélection qui n’est pas évidente, l’homme compte remettre en cause une Constitution qu’il a aidée à installer en 2010. Et pour réprimer des mouvements hostiles aux résultats tripotés de 2018, il s’attache l’Armée et entend utiliser la force en prônant des arguments fallacieux comme le besoin de stabilité.

Bref, en matière de pouvoir, Hery Rajaonarimampianina et son entourage manifestent un gros appétit et se montrent insatiables. Mais ils se trompent s’ils pensent que 2018, c’est du… tout cuit.

Adelson RAZAFY

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