La Gazette de la grande ile

edito: Lecture simple de l’affaire Ikongo

Publié le 27 décembre 2017

La population, certainement pas toute, mais une grosse partie, a foncé vers la prison d’Ikongo et une centaine de prisonniers s’est volatilisée. C’est un scénario digne d’un mauvais film, mais c’est ce qui s’est passé à Madagascar. Sur les réseaux sociaux, les échanges s’enflamment entre simples citoyens et magistrats. Chacun veut avoir raison. Les magistrats disent que tout le monde se prétend être magistrat aujourd’hui. Les simples citoyens pointent du doigt la corruption au sein de la justice, source selon eux du manque de confiance de la population vis- à-vis de ce corps.

Un regard honnête de chacun permettait simplement de reconnaître que d’une part les magistrats ne sont pas les seuls à connaître le droit, mais ils sont les seuls à pouvoir rendre justice… du moins sur terre. Et c’est bien pour limiter ce pouvoir tout puissant que beaucoup réclament depuis des lustres que ces jugements  rendus soient publiés et que les universitaires d’ici ou d’ailleurs fassent leur travail qui est aussi de commenter les décisions de justice. Cette transparence est le gage d’un regain de confiance. D’autre part, les  réseaux sociaux et la liberté d’expression devraient faire l’objet d’utilisation plus judicieuse. Rien n’empêche le simple citoyen d’étayer ses dires par des preuves ou des bases scientifiques ou juridiques. Lorsqu’à titre d’exemple, certains se posent la question de ces cas où des personnes sont placées sous mandat de dépôt, qu’elles sont jugées un ou deux ans après et qu’elles sont par la suite relaxées parfois purement et simplement, souvent au bénéfice du doute, la question est légitime quant au fondement du placement sous mandat de dépôt.

Les choses ne peuvent avancer que lorsque chacun, chaque corps de métier, arrivera à porter un regard honnête sur ce qui se passe dans leur corps d’origine en bannissant le corporatisme malsain. Dans tous les cas, l’affaire Ikongo est une preuve de plus que les zones enclavées demeureront toujours des « lieux dits » pour beaucoup. Beaucoup ne savent pas où se trouve Ikongo, beaucoup ignorent l’état exécrable des routes pour y aller, et beaucoup se sentent peu interpellés par ce qui s’y passe… sauf peut-être de constater que toute une population avait réussi à faire sortir de prison des centaines de prisonniers, pour certains même le réflexe est plutôt de dire « heureusement » que ça ne se passe pas chez nous!

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