La Gazette de la grande ile

Noël 2017: Ce fut une journée normale

Publié le 27 décembre 2017

Noël s’est passé dans le calme pour cette année. Si pour certains, aller à l’église fait partie des rituels à suivre durant  cette fête avant de se retrouver en familles devant un repas copieux, pour les autres, ce fut une journée vacante dont il fallait profiter pour se reposer, sortir en ville et même se faire quelques sous en plus. L’image typique d’un Noël en famille autour d’un bon déjeuner a été cassée depuis longtemps. Pour les Malgaches, Noël est l’occasion de se rendre à la campagne, sortir entre amis pour boire, emmener les enfants sur l’avenue de l’Indépendance, profiter des soldes en friperies, solder le reste des marchandises en trop qui risquent d’atteindre leurs dates de péremption, attendre devant les grands restaurants pour mendier, aller d’église en église pour profiter des distributions de bonbon à la sortie, etc. Pour le Malgache, durant les fêtes, le mot d’ordre est « survie ». Il n’est pas facile de survivre à cette crise interminable que nous subissons. Même si l’on voit des pubs à la télé et des affiches de tels ou tels spectacles, la vie ne va pas si bien que ça dans la Grande Ile. Le 25 décembre, la majorité des familles malgaches ont continué leurs activités quotidiennes afin de survivre. Il y en a qui se sont lancé en mer pour pêcher, d’autres ont dû tirer les pousse-pousse, les charrettes, certains se sont levés très tôt pour vendre des fleurs devant les églises, d’autres ont ouvert leurs garrotes, leurs épiceries. Certains ont creusé des trous plus profonde que le jour d’avant pour espérer trouver de l’or ou des pierres précieuses, d’autres ont essayé de vendre les volailles qu’ils ont gavées depuis des mois, etc. Dans les assiettes, les légumes et le riz ont été rois. Sur les bords de rue de la capitale, SDF et 4-mis ont mangé ce qu’ils ont trouvé dans les bacs à ordures ou ce que les gens leur ont donné.

Au final, la journée du 25 décembre s’est déroulée comme toutes les journées à Madagascar, à l’exception des embouteillages pour la capitale. Le Malgache a essayé de survivre comme d’habitude. Pour les fêtes de fin d’année, on ne s’attend pas à grand-chose. 2018 sera une année de plus où le pays sombrera de plus en plus dans la misère.

T.B

 

 

 

 

 

 

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