La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: On a l’alternance qu’on mérite : Ravalomanana taisez-vous !

Publié le 28 décembre 2017

Avant même de savoir ce que  contenait une Feuille de route de tous les dangers, toute la classe politique de  ce pays avait  avalisé aveuglement,  les yeux fermés, un contenu perfide auquel elle n’avait eu connaissance  qu’après la signature regrettable et honteuse par un Vaovao Benjamin trop pressé d’en tirer les profits politiciens. Les politicards de toutes tendances tous désireux de jouir des  retombées du document piège ont adopté les stipulations combien nuisibles pour le pays d’un tissu d’obligations au service d’une cause destinée à mettre sur les  rails l’avènement d’un régime qui, depuis qu’il gère la nation a déçu tout le monde sous le regard  amusé du parti  de l’Amiral Didier Ratsiraka. Voici l’extrait  de la dépêche de RFI sur cet évènement «Après des mois d’attente, la feuille de route de sortie de crise a été signée officiellement par la quasi-totalité des groupes politiques malgaches hier soir vendredi 16 septembre. Seule la mouvance de l’ancien président Didier Ratsiraka n’a pas signé le document. La SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe, a donc fini par faire accepter son schéma au régime actuel. Le texte prévoit que la transition soit toujours dirigée par Andry Rajoelina mais avec des institutions élargies aux mouvances d’opposition, et surtout le retour « sans conditions» de l’ancien président Marc Ravalomanana, en exil depuis le changement de pouvoir en mars 2009. »

Les commentaires de la même source déjà à l’époque nous  rapportaient que  « le processus reste fragile, et le pays est, quoi qu’il advienne, loin de voir le bout du tunnel. » Des craintes qui finiront par se vérifier dans les  faits jusqu’à nos jours. A noter les effervescences de l’agitation permanente d’une opposition disparate à l’intérieur de l’Assemblée Nationale (motion de déchéance et tentations de motion de censure), les retombées et les impacts par ricochets d’un processus dicté de l’étranger n’ont rien  arrangé du tout. La menace d’une crise en  gestation plane toujours. Au  début de  son mandat, l’actuel président a dû faire  face aux multiples refus de se soumettre des militants d’Andry  Rajoelina frustrés d’avoir  été écartés (mise à l’écart du  Bureau Permanent à majorité favorable à l’ancien président de la Transition) sans tenir compte des orientations  «  inclusives » et « consensuelles » de la Feuille de route qui a permis l’arrivée de l’ancien ministre des  Finances  et  du  Budget à la tête de l’Etat. L’ancien DJ, le laitier devenu président et la cohorte fanatisée parties prenantes de cet  état  de  chose ne peuvent qu’en vouloir à eux-mêmes.

D’un côté, les gens de la rive du Marais Masay doivent tous  se mordre les  doigts d’avoir lâcher d’une manière ignoble  le  candidat Camille Vital pressenti par les  congressistes  d’Andranomena. Ce général, ancien Premier Ministre de la Transition, devenu familier  de la géopolitique internationale et estimé par la population de l’arrière-pays aurait pu être l’homme  qu’il  faut à l’endroit  qu’il  faut dans le futur pour l’ambition d’un  jeune Andry Rajoelina handicapé par son image de « putschiste »…Mauvaise idée que d’avoir préféré introniser un Edgar Razafindravaha sorti de nulle part  et inconnu au bataillon,  avant de  changer  son fusil  d’épaule, contraint  et  forcé pour favoriser la victoire au finish d’un candidat de  substitution. L’ingratitude étant ce qu’elle est  en politique, on  ne  récolte  que  ce  que l’on a  semé. Depuis que le parti HVM et le premier président  de la 4ème République sont  aux commandes, les observateurs nationaux  et  de l’étranger  sont unanimes pour affirmer que le régime tourne en rond ( ?), « manque de repères, navigue sans vue, avec un programme édifié au jour le jour… » L’insécurité et la pauvreté   s’aggravent jour après jour à cause de ces fréquentes flambées des prix des  denrées de première nécessité que les décideurs, au lieu  de combattre, favorisent par le recours aux importations massives de riz en partenariat  avec  des  étrangers. Comme pour confirmer un peu plus la  hantise de  beaucoup de personnes bien pensantes nous apprenons sous la plume de  Guillaume Lafargue dans Médiapart que « Les Nations Unies se sont réunies les 10 et 11 juillet pour examiner la situation dramatique de la corruption à Madagascar. Et à un an de l’élection présidentielle, les deux candidats déclarés, l’actuel et l’ancien Président Marc Ravalomanana, offrent très peu d’espoirs de progrès aux Malgaches. (…) En janvier 2008, craignant la popularité grandissante du maire de Tananarive d’alors, Andry Rajoelina, le pouvoir instrumentalise la compagnie nationale d’électricité (JIRAMA) en produisant volontairement des coupures de l’éclairage public et de l’approvisionnement en eau des bornes fontaines au sein de la ville. L’objectif est clair : monter la population contre celui qui a remporté la mairie contre un candidat du parti présidentiel en 2007 avec plus de 60% des voix. Le Président de la République fait aussi fermer la chaîne de TV du Maire, Viva, à la suite de la diffusion d’une interview de l’ancien président. Non content de cette censure, l’entreprise du jeune maire, Injet, se voit imposer de nombreux contrôles fiscaux. (…) En effet, en 2009, la population déjà exaspérée par les pratiques totalitaires et la corruption du pouvoir, subit aussi de plein fouet la récession économique mondiale. Au même moment, elle apprend que le Président s’est fait cadeau d’un Boeing à 60 millions de dollars pour ses déplacements personnels avec les deniers publics. De violentes manifestations éclatent dans le pays, la « révolution orange » est en marche et le pouvoir est incapable de gérer la crise malgré une violente répression. Plusieurs civils sont tués par la police sous ordre du Président. Une quarantaine selon l’ONU, plus selon de nombreuses ONG internationales et malgaches. »  Comment dans ce cas confier encore l’avenir de la  destinée  de Madagascar à un individu avec un aussi lourd passé  criminel ? L’article cité  fait clairement  état  d’une « élection présidentielle 2018 : dans l’impasse. » Même si son mandat  affiche « un bilan désastreux », en toute honnêteté la  source déclare que « le Président Hery Rajaonarimampianina, élu en 2013, suscitait un grand espoir. Soutenu par la Communauté internationale et Ministre des finances d’Andry Rajoelina, Président de la Transition de 2009 à 2013, le nouveau Président au profil gestionnaire sans passé politique houleux, semblait être l’homme d’une politique volontariste de développement qui sortirait peut-être l’île de l’abîme.» Il est pourtant de  notoriété publique qu’ «une  corruption continue à pulluler à tous les  niveaux  de la  société. » Il faut  reconnaître que ce fléau ne  date pas  d’hier. Les analystes n’arrêtent pas  d’évoquer  le  retour au pouvoir pour Ravalo, pour Andry. « Les hypothèses restent ouvertes, mais les plaies causées par les crises de 2002 et 2009 sont encore ouvertes, »

dit-on.   Mais pour Hery Rajaonarimampianina aussi, avec son obsession constitutionnelle très contestée, les  scandales actuels à répétition (ventes suspectes de patrimoines de l’Etat, tension avec les usagers  à propos de la gestion douteuse de MICTSL) qui émaillent l’exercice  des prérogatives  étatiques et les  couacs catastrophiques des délestages de Jirama et des récentes coupes sombres  dans les émoluments  de  quelques milliers de  fonctionnaires de la Police Nationale, de l’Education et  de la Santé, la veille des  fêtes  de  fin d’année, le système se  dirige tout  droit vers un mur…

 

 

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