La Gazette de la grande ile

Fameux article 47 : le régime dans l’offensive et la défensive

Publié le 29 décembre 2017

Si la communication de la Présidence est d’une insuffisance légendaire, c’est maintenant la faute de l’opposition. En effet, quand les médias et presses parlent de la révision constitutionnelle, le terme « référendum » est quasi-présent. C’est devenu l’angle d’attaque du régime en place ou du moins des pro-régime. Ils accusent même une manipulation de la part de l’opposition qui, jusqu’à présent, refuse la révision. C’est également le cas du Kmf-Cnoe et des organisations de la société civile.

« Visiblement, l’opposition n’hésite pas à user de termes inappropriés afin de rallier l’opinion à leur cause», lit-on dans un article. Il va  sans dire que c’est désormais le cas, que société civile, groupements de partis politiques et autres acteurs sont tous contre cette initiative de retoucher ne serait-ce qu’un article de la Constitution. On ignore tout de même si le terme amendement constitutionnel au lieu de référendum constitutionnel leur fera changer d’avis. C’est peut-être le régime qui devrait arrêter avec ses manipulations, car dans cette lutte il se bat contre le reste du monde.

Maintenant que le moyen pour arriver à ses fins est dévoilé par le représentant du régime, une explication s’impose. Il s’agit d’une modification proposée pour un projet de loi. Sauf qu’à l’opposé d’un référendum, il n’y aura pas de consultation de l’opinion populaire. Un amendement est en effet soumis au vote d’une assemblée. Il est tout de même à préciser que la Constitution n’évoque aucun droit d’amendement quant à la révision de la Constitution. L’article 162 de la Constitution stipule qu’un projet ou proposition de révision approuvé(e) par les trois quarts des membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat est ensuite soumis(e) à un référendum.

   Annie N.

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