La Gazette de la grande ile

Loi sur développement industriel : réveil tardif

Publié le 30 décembre 2017

Le régime jubile car la loi sur le développement industriel (LDI) a été votée. L’information est satisfaisante car Madagascar possède des atouts pour mettre en place des industries compétitives. Toutefois, il n’y a pas de quoi bomber le torse. En effet, ce n’est pas le vote d’une loi qui va propulser Madagascar dans l’ère industrielle. Il ne faut pas se leurrer. De la même manière, ce n’est pas une loi pour lutter contre la corruption qui va anéantir ce phénomène. Une nouvelle législation n’a de sens que si elle est suivie d’actions. Cela fait des décennies que l’industrie malgache meurt, lentement mais surement, à cause, entre autres, du coût élevé de l’énergie et des importations anarchiques sans droits de douanes. Pendant longtemps, la Savonnerie Tropicale, spécialisée dans la production de savons, a lancé des messages d’alerte sur les menaces de désintégration industrielle, sans être entendue. Maintenant que le tissu industriel est à terre, on veut nous faire croire à son renouveau grâce à une petite impulsion du régime actuel. Ce réveil tardif ne nous honore pas. Ce renouveau ne sera pas chose aisée en raison des insuffisances structurelles liées aux infrastructures routières, à l’électricité et aux financements. Ces paramètres, et bien d’autres, sont examinés à la loupe, avant tout projet d’investissement industriel. Cette nouvelle loi va attirer différents types d’industriels mais une question demeure : les pseudos industriels spécialistes de la spéculation et du blanchissement d’argent qui ont pillé les sociétés d’Etat industriels ou qui ont ruiné les industries locales à travers des importations sauvages pourront-ils rivaliser longtemps avec les industriels sérieux qui arrivent avec leur expérience, leurs technologies, leurs financements et leur vision à long terme ?

Ranary

 

 

 

 

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