La Gazette de la grande ile

SENTINELLE: 2018 et ses tribulations électives !

Publié le 30 décembre 2017

Les élections présidentielles se profilent à l’horizon. Chaque parti politique du pays essaie de placer ses pions dans toutes les sphères d’activités déterminantes. Eh oui, l’échiquier sur lequel va se jouer cette joute politique est sujet à des tribulations visant à changer certaines règles inhérentes aux modalités électives actuelles. Les visées de chacun étant de se placer en pole position en s’appuyant sur une refonte de cette dernière. Comme dans les pays africains, asiatiques et sud-américains, tous les coups sont permis, même ceux qui prônent le changement de constitution (SIC). L’immaturité affichée par ces velléités de changement est tellement risible quand l’application des lois en vigueur n’est jamais effective, ou ne l’est qu’avec les pauvres hères de ce pays. Peut-être que des amendements peuvent être envisagés, mais il est hors de question de procéder à un changement constitutionnel. L’état de droit est perpétuellement bafoué sans que les dirigeants successifs ne prennent les taureaux par les cornes en osant appliquer des mesures draconiennes. Ces dernières sont sûrement impopulaires et incomprises par une populace baignant dans la pauvreté intellectuelle et spirituelle, mais la fin justifie les moyens. Effectivement on se prétend investi par les valeurs religieuses alors qu’une large majorité des malgaches vit dans la délinquance biblique et coranique pendant six jours de la semaine. La seule et unique journée que le peuple se réserve pour aller aux temples, dans les églises ou aux mosquées, est consacrée au fait de se laver de tous les péchés commis pendant la semaine, et de recommencer la fois d’après sans aucun état d’âme. Certains se proclament  humanistes tout en sacrifiant des millions de vies innocentes pour protéger une poignée de sacripants, brigands et criminels en se dressant contre la peine de mort qui pourtant est une mesure dissuasive pour empêcher la banalisation des actes de crimes physiques. Et en dernier lieu, on s’échine à utiliser la démocratie comme mode de gouvernance alors que plus de 80 % de la population est à peine lettrée, et que 99 % des gens ne connaissent pas vraiment toutes les lois qui les gouvernent.  Mais de qui  se moque-t-on ?  Une politique efficiente doit d’abord s’imprégner de la réalité. Il existe toujours des solutions à des problèmes aussi sordides soient-ils. On dit même « qu’ un problème sans solution est un faux problème ». Alors il faut aussi nous arrêter de tomber dans l’aberration d’une prétention à gérer notre pays à l’instar des pays occidentaux qui sont aux antipodes de nos réalités sociales. La communauté internationale dans laquelle prédominent les pays riches qui rêvent de mondialisation en imposant leur propre culture au monde, à travers  leurs instances de financement représentés par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ; en aucun cas elle ne doit exiger des pays les plus pauvres du monde, l’adhésion à leur mode de gouvernance illustré par l’abolition de la peine de mort, et l’instauration de la démocratie. Comme elles ressortent du choix de politique intérieure de chaque pays, y influer de quelle manière que ce soit n’est qu’une ingérence pure et simple dans les affaires internes de celui-ci. Toutefois, Il est légitime que ces dernières soient des objectifs à atteindre, mais les voies et moyens pour y parvenir doivent suivre des étapes de développement significatif concernant la sécurité et l’éducation sur notre île. Par contre, nous sommes partie prenante quand on encourage le renforcement de l’état de droit et la transparence pour une bonne gouvernance. Pour revenir à nos moutons qui sont les élections présidentielles malgaches en 2018, les postulants sont déjà en branle-bas de combat. Pour nous assurer de la rectitude de cet évènement, est-ce trop demander aux organisateurs présumés de ce scrutin en l’occurrence la CENI, de se mettre d’ors et déjà à l’affût des pratiques délictuelles outrepassant le code électoral en vigueur à Madagascar ? Les propagandes prématurées  et l’utilisation des arsenaux de la puissance publique ont tellement été usitées auparavant sans qu’aucune sanction ne fût prise après coup. Nous sommes en train de constater bien amèrement comme dans le passé que : plus on s’approche des dates butoirs des élections, moins il y a de velléité du pouvoir à s’engager et à apporter des solutions drastiques, impopulaires mais efficaces aux problèmes de fond qui minent notre vie quotidienne. En effet, Il n’est surtout pas question pour le moment d’effaroucher les électeurs potentiels en cette période de chasse aux voix électives. Aujourd’hui nous sommes tous les otages de cette élection présidentielle qui pointe le bout de son nez en 2018. Nous allons tous faire la fête pour accueillir cette nouvelle  année avec un zeste d’optimisme souhaitant à nos proches, amis, collègues, voisins et compatriotes, «  une bonne et heureuse année 2018 », mais les observateurs de la vie publique de tout acabit, eux ne présagent rien de bon pour l’année qui va venir. Effectivement avec la dévaluation qu’on nous fait endurer, il y aura une hausse généralisée du coût de la vie alors que les salaires peinent à augmenter. Le fossé entre les riches et les pauvres vont encore grandir et la classe moyenne va disparaître. Avec tous ces phénomènes sociétaux, les délits et crimes de toutes sortes vont exponentiellement augmenter et vont nous mettre à genoux en attendant à quel saint se vouer. Eh oui ! Les mesures qui peuvent juguler ou au moins dissuader les criminels seront bien loin d’être considérées et prises à cause de la situation politique qui prévaut dans le pays. Cette période de latence est d’une dangerosité qui va générer énormément d’angoisse chez les gens avertis. L’irresponsabilité et la démagogie de nos dirigeants vont nous tuer à petits feux. En fait, par tous ces travers politico-politicienne, il va découler que l’enchaînement des élections de toutes sortes (président- députés- maires) s’étalant pendant un laps de temps trop long pour un quinquennat présidentiel est un frein pour le développement.

MAX RANDRIANTEFY

 

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