La Gazette de la grande ile

Ampataka : attaqué par les dahalo le 31 décembre

Publié le 03 janvier 2018

Ampataka, une commune située dans la partie Est de la région d’Atsimo-Atsinanana était victime d’une attaque de dahalo durant la soirée du Saint-Sylvestre. Une vingtaine de dahalo avait assailli la localité et ont réussi à emmener avec eux 28 zébus, malgré que les habitants aient répliqué face à l’attaque perpétrée. En effet, il y a eu résistance de la part des habitants étant donné qu’il y eu échange de tir entre les bandits et les habitants locaux, mais les brigands ont quand même réussi à se faire la malle avec leur butin de guerre en direction d’Andonaka. Les éléments de force de l’ordre de la commune d’Andonaka et d’Ankaramena ont été appelés en renfort, mais ils sont malheureusement arrivés bien trop tard. Un grand nombre de personnes s’étonne sur le fait que les renforts issus d’Andonaka guidés par le maire d’Andonaka ont raté les bandits qui se sont enfuis dans cette direction. Il est à noter que les renforts d’Andonaka sont arrivés une heure après l’attaque et ceux d’Ankaramena un peu plus tard. Le maire d’Andonaka n’a pas montré un grand enthousiasme à rattraper les fuyards. Selon les informations, il paraît qu’il a même refusé de prêter main forte dans la suite des opérations pour la poursuite des bandits. Les habitants locaux ont en tête que le maire en question serait de mèche avec les dahalo dans leur sale besogne vu qu’il y a peu de chance qu’ils n’ont pas croisé les bandits en fuite. Certes, les bandits ont pu emprunter la forêt pour s’enfuir, mais la suspicion demeure présente surtout qu’il paraît que le délégué du maire en question aurait vendu des Fiches Individuelles de Bovidés (FIB) à des gens qui ne possèdent même pas de zébus facilitant le trafic de zébus volés. Le maire et son entourage ont déjà une mauvaise réputation et cela vient de se renforcer par le refus d’offrir un soutien aux habitants d’Ampataka dans cette affaire.

Jean Riana

 

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