La Gazette de la grande ile

Evasion: Houcine Arfa, en France

Publié le 04 janvier 2018

L’évasion du ressortissant français qui travaillait comme conseiller chargé de la sécurité du Président a fait couler beaucoup d’encre. Selon les informations, il a été incarcéré à Tsiafahy pour détention illégale d’arme à feu et de munitions, de tentative de kidnapping, d’association de malfaiteurs et d’usurpation de fonction. Des accusations que Houcine Arfa nie et dénonce être une mascarade destinée à le faire taire.

S’évader d’une prison malgache est un jeu d’enfant. L’année dernière, on a enregistré pas mal de cas dans tout le pays. Onze détenus à Ambatondrazaka, cinq à Tsiafahy et une centaine à Ikongo ont fait la une. Entre agents corrompus, inefficacité du système et manque de personnel et de matériels entre autres, on peut sortir sans problème des murs de la prison.

Dans une confession publiée dans la presse française, l’homme affirme avoir profité d’une visite à l’hôpital pour s’évader avec la complicité du personnel. Il dénonce également les conditions carcérales et déclare avoir perdu  dix-neuf kilos en deux mois et demi, une des raisons de son transfert à Antanimora. « Si je ne m’étais pas évadé, j’aurais péri», a-t-il noté.

Ses explications appuient qu’il a quitté le territoire malgache en pirogue pour rejoindre Mayotte. Après quinze heures de traversée, lundi dernier, il a regagné Paris. Avec quels papiers ? Les faits sont tout de même suspects et l’on se demande s’il s’agit vraiment d’une évasion.

Rappel des faits, Houcine Arfa a été arrêté en juin avec du matériel de sniper et de camouflages de tireur embusqué. Depuis juin 2017, il avait été placé en détention préventive à la maison de force Tsiafahy. Il a également été soupçonné de recrutement de mercenaires pour mettre à exécution des actes de déstabilisation.

      Annie N.

 

 

 

Présidentielle 2018: Pour un accord politique

Jusqu’à présent, les demandes des acteurs quant à la publication des textes électoraux et la déclaration de la date de tenue de l’élection présidentielle demeurent sans suite. L’organisation de la société civile, entre autres le mouvement Rohy, a même confectionné un code en parallèle avec le gouvernement.

Le Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar (CRAM) quant à lui, opte pour un accord politique afin d’éviter toute forme de crise. « Le pays appartient à tous les Malgaches et parvenir à un accord politique est ce dont on a besoin », affirme le CRAM dans un communiqué. L’accord sera axé sur la discussion du calendrier des élections, d’un éventuel référendum en parallèle avec la présidentielle et des textes électoraux.

Comme beaucoup d’acteurs, le CRAM rejette également l’option d’un éventuel référendum. Cela engendrera des dépenses qui pourront être affectées au développement du social des citoyens, soutient-il. En même temps, le centre de réflexion n’est pas sûr des éventuels impacts du résultat. « Si le “Non” triomphe, le Président présentera-t-il sa démission ? Cela va-t-il causer la dissolution des deux chambres parlementaires ? ». La crainte d’une transition envahit également le CRAM.

Une rencontre avec les membres de la société civile, les acteurs politiques et le gouvernement est encore attendue. Sauf changement, ces échanges devraient se tenir le 8 janvier prochain. Une autre avec les parlementaires est également programmée. Selon le Premier ministre, les lois électorales devraient être adoptées avant la fin de ce mois de janvier.

 

Annie N.

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