La Gazette de la grande ile

Aide aux sinistrés: Le film qu’on voit chaque année

Publié le 08 janvier 2018

« Après la pluie, le beau temps », cette expression pleine d’espoir ne s’applique apparemment pas à Madagascar, car pour nous c’est « Après la peste, le cyclone ». L’année dernière c’était «  Après la sècheresse, le cyclone ». Chaque année, des catastrophes naturelles s’abattent sur la Grande Ile et nous ne sommes jamais préparés à les affronter. La saison cyclonique se situe entre les mois de décembre et avril.

Habituée aux dons et autres actions « tip top » que les politiciens et les institutions publiques  entreprennent en cas de catastrophe, la population a pris l’habitude d’attendre les bras croisés sans penser à trouver des solutions durables et sans demander à ce que ceux qu’ils ont élus fassent pareil. Résultat, pour Madagascar, avoir des sinistrés chaque année à cause d’une catastrophe prévue des mois à l’avance est tout à fait normal. Pour la Commune Urbaine d’Antananarivo, la distribution de plateformes en bois dans chaque quartier touché par les inondations fait partie de ses actions annuelles. Déjà pourris depuis l’année dernière, ces bois ne font même plus l’affaire. Depuis ces années de pouvoir, les responsables de la Ville ont pu réaliser des projets ou des solutions durables et efficaces afin d’éviter que telle ou telle zone soit exposée au danger à chaque goutte de pluie. L’assainissement devrait faire partie des programmes urgents de ceux qui prétendent pouvoir redresser Madagascar. Du nord au sud, chaque ville, village et autres zones habitées sont exposés aux risques d’inondation. Aucun plan de relèvement n’a été appliqué pour Madagascar. Chaque année, on se prépare à accueillir des tonnes de dons de la part des organismes et associations internationaux. Ces dons serviront à nourrir et couvrir quelques personnes en l’espace de quelques jours et puis rien.

L’idéal pour Madagascar serait d’élaborer un plan efficace pour éviter de quémander chaque année, se préparer aux catastrophes naturelles inévitables qui touchent chaque année un pays tropical. La prévention des dégâts causés par un cyclone peut se faire en quelques mois en instaurant un plan solide et en impliquant la population locale afin d’établir ensemble des infrastructures solides et adaptées à chaque région, chaque ville et chaque quartier. Pour les politiciens, faire des dons est bon pour leur image, surtout à l’approche des élections, mais il faut savoir qu’une bonne propagande serait la proposition ou même la réalisation d’une stratégie efficace sur le long terme. A bon entendeur…

T.Berado

 

 

 

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