La Gazette de la grande ile

Les « vrais » doyens se défilent…

Publié le 08 janvier 2018

Pour la seconde fois, c’est le vice-doyen du corps diplomatique, Mohamed Kaabi Elyachroutu, ambassadeur des Comores, qui est monté au pupitre lors de la cérémonie de vœux du palais d’Iavoloha. Les doyens en titre se défilent et s’arrangent pour ne pas être présents dans l’île lors des vœux. Invoquant notamment les fêtes de fin d’année, ils stationnent dans leurs pays et ne reviennent dans l’île qu’après l’événement d’Iavoloha. La raison ? L’éviction brutale de Mohamed Amar, ambassadeur du Maroc qui fut pendant trois ans le doyen du corps diplomatique à Madagascar. Lors de la cérémonie de vœux de 2016 en effet, il s’est permis quelques piques en direction du régime Rajaonarimampianina. Il a, par exemple, reproché au régime sa tendance à tendre la main en direction des puissances étrangères et des bailleurs de fonds.

Le Maroc, a-t-il fait remarquer, compte essentiellement sur ses propres forces et doit sa réussite économique à cette attitude. Ces propos eurent le don de mettre le régime Rajaonarimampianina hors de lui. Ce dernier adressa une note diplomatique en direction du gouvernement marocain pour dénoncer le comportement de l’ambassadeur, et se plaindre de ses propos assimilés à de l’ingérence dans les affaires intérieures du pays.

L’éviction de Mohamed Amar fut consommé lors de la venue dans l’île du roi du Maroc Mohamed VI en novembre 2016 (c’était juste à la veille du sommet de la Francophonie). Brutalement limogé, l’homme fut absent des nombreuses cérémonies organisées lors de la visite du souverain chérifien, alors qu’il était encore présent dans l’île. On chuchote même qu’il a été séquestré et ramené dans l’avion militaire qui a transporté l’aide marocaine à Madagascar. En tout cas, depuis, on ne l’a plus vu et ses nombreux amis de Madagascar n’arrivent plus à le joindre. Forts de cette expérience cuisante de leur prédécesseur, les doyens se dérobent quand il s’agit de monter au créneau pour la cérémonie de vœux.

Le vice-doyen Kaabi Elyachroutu a bien voulu suppléer à ces défaillances. Mais sachant que le régime qui nuit à la carrière des ambassadeurs étrangers était à l’affût, il a surtout caressé dans le sens du poil. Le locataire d’Iavoloha a certainement été comblé par l’allocution de l’ambassadeur comorien dont voici un extrait : « Vos visites à l’extérieur, monsieur le Président, visent à développer les échanges et à consolider la présence de Madagascar sur la scène internationale ». Au moment de son départ, Kaabi Elyachroutu aura certainement droit à une distinction honorifique élevée, suivie d’une note élogieuse adressée au gouvernement comorien. L’ambassadeur Mohamed Amar, quant à lui, a disparu de la circulation sans même faire ses adieux aux autorités malgaches…

A.R

 

 

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