La Gazette de la grande ile

Pavillons d’Analakely : les agissements de la CUA empêchent les ventes

Publié le 12 janvier 2018

Cela fait plusieurs mois que la commune d’Antananarivo a installé des marchands ambulants derrière les pavillons d’Analakely. D’après la déléguée du marché, Sarah Lantoniaina, cette situation empêche la venue des clients car l’endroit sert de parking aux clients des pavillons. « Pendant les fêtes, nous n’avons comptabilisé aucune vente », poursuit-elle.

Malgré sa lutte contre les marchands ambulants, la CUA y a déposé un bon nombre en 2016. Selon les explications, la CUA a prévenu la FIMPAVA (association des marchands des pavillons Analakely) que ces derniers n’y seront installés que pour une durée de trois mois. L’histoire continue en 2017 et maintenant, les installations en bois à l’endroit en question commencent à inquiéter la FIMPAVA, voire même les délimitations des agents de la CUA. Ce qui signifie une occupation permanente des lieux et une forme de corruption en même temps.

Ainsi, les marchands des pavillons d’Analakely font appel au maire pour un dialogue. Il est à souligner que c’est leur quatrième tentative, mais Lalao Ravalomanana a toujours fait la sourde-oreille. Une situation assez désolante pour les marchands qui occupent les lieux depuis une dizaine d’années, qui paient impôts et loyer. Bref, des sommes qui vont directement dans les caisses de la CUA alors qu’elle ne fait que tuer leur commerce.

Outre la quasi-inexistence d’entrée aux pavillons, des rumeurs circulent selon lesquelles les pavillons seront à refaire avec des étages. Comme la déléguée de la FIMPAVA l’a martelé, les membres rejettent cette initiative. Ils commencent même à remettre en question la présence des marchands ambulants devant les pavillons.

Après des années à la tête de la commune, (le couple) Ravalomanana n’a cessé d’afficher son incapacité à gérer les marchés. Bien que la situation soit loin d’être facile pour les marchands ambulants, la maire est également injuste envers les marchands contribuables. Si son époux et non moins son conseiller spécial n’est pas apte à gérer une commune, comment peut-on mettre le pays sous son autorité ?

  Annie N.

 

 

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