La Gazette de la grande ile

Populations: Détérioration des conditions de vie

Publié le 12 janvier 2018

Dans le cadre de ses appuis budgétaires et institutionnels à Madagascar, la Banque africaine de développement a non seulement contribué, après la crise, à la restauration progressive des capacités de l’État à fournir les services sociaux de base, mais aussi à soutenir les efforts des autorités visant à la création des conditions pour une croissance durable et inclusive et une sortie graduelle de la situation de fragilité.

Dans ce sens, il est avancé que les perspectives économiques pour la période 2017-2019 restent favorables à une croissance plus forte, malgré les effets de la sécheresse sur les hauts plateaux et le cyclone Enawo survenus en début 2017. Les projections tablent sur une croissance économique d’au moins 4,3% en 2017 et au moins 5,3% à partir de 2018 grâce au dynamisme des industries de la ZFI, au tourisme, au sous – secteur des bâtiments et travaux publics et à l’agro-industrie. Toutefois, note-t-on, les principaux risques qui pèsent sur les perspectives économiques sont notamment les effets des chocs climatiques (sécheresse, inondations, cyclones) et le risque d’instabilité politique et institutionnelle en raison notamment de l’élection présidentielle de 2018.

Aussi, la Banque africaine analyse-t-elle dans son Programme d’Appui à la Compétitivité Économique (PACE)  que la longue crise politique traversée par le pays, ajoutée aux performances économiques modestes dans un contexte de forte pression démographique (2,8% par an) ont fortement contribué à la détérioration des conditions de vie des populations. Cette situation explique le niveau très élevé de la pauvreté dans le pays, estimé à 73,7% au niveau national en 2013 dont 79,6% en milieu rural et 50,3% en milieu urbain. Cette pauvreté quasi généralisée est surtout entretenue par la forte croissance démographique, 2,8% par an. En outre, les inégalités restent très profondes entre les régions. Ainsi, dans les régions d’Androy, Atsimo Atsinanana et Sofia le taux de pauvreté était supérieur à 90%, tandis que les régions d’Analamanga et de Diana, enregistraient des taux de pauvreté respectivement de 43,5% et 54,5%. Avec la recrudescence de la sécheresse dans le sud et des inondations au nord ces dernières années, le phénomène d’insécurité alimentaire est devenu récurrent. Dans ce contexte de précarité, renforcé par l’insuffisance de filets de protection sociale aux plus vulnérables, il est très peu probable que le niveau de pauvreté ait reculé entre 2013-16. Le fardeau de la malnutrition chronique qui touche 47% des enfants de moins de cinq ans, constitue également une grande préoccupation. Par ailleurs, le phénomène de sous-emploi notamment chez les jeunes et l’importance du secteur informel constituent les principales caractéristiques du marché du travail du pays. Bien que le taux de chômage soit relativement faible (4,5% en milieu urbain et 1,1% en milieu rural), plus de 80% des travailleurs ont des emplois faiblement rémunérés (bas salaires, emplois précaires, sous-emploi), tandis que plus de 400 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail, souvent sans formation adéquate. Le secteur informel notamment l’agriculture, reste le principal pourvoyeur d’emplois faiblement rémunérés et sans sécurité sociale.

En outre, la même source indique que Madagascar s’efforce de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, même si des disparités subsistent en matière d’autonomisation. Le pays a fait des progrès en matière de promotion de l’égalité d’accès des hommes et des femmes aux opportunités de développement du capital humain. Selon l’indice Mo Ibrahim, le pays était classé en matière de genre à la 4e place sur les 54 pays du continent, avec un score de 75,7 points sur 100 dans le rapport 2016. Les inégalités demeurent surtout au niveau de l’accès à l’enseignement universitaire et au niveau de la formation technique et professionnelle. Ainsi, les femmes ne représentent respectivement que 45% et 25% des inscrits, contre 55% et 75% pour les hommes. Concernant l’autonomisation de la femme, alors que 22% des ménages sont dirigés par les femmes, elles n’ont pas un égal accès aux opportunités d’emplois, d’accès à la terre et au crédit. L’offre de travail féminin est surtout importante dans le secteur informel hors agriculture avec notamment 21% des emplois féminins contre 14% des emplois masculins. C’est la Zone franche industrielle (ZFI) financée essentiellement par les IDE qui emploie en priorité la main d’œuvre féminine, 62,4%.

 

 

 

 

 

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