La Gazette de la grande ile

Ava: Les séquelles sont lourdes

Publié le 13 janvier 2018

Une semaine après le passage du cyclone Ava, les conséquences se font toujours ressentir. Plus d’une quarantaine de morts et plusieurs personnes qui demeurent introuvable dans certaines régions, Ava a laissé une trace indélébile à Madagascar. Sur le plan économique, les destructions sur les routes nationales reliant les zones stratégiques de la Grande Ile freinent l’acheminement des produits et des commerçants empêchant ainsi les transactions commerciales. Les routes nationales 44, 42, 2, 7, 6,25, 34, 1 et d’autres routes secondaires aussi utiles qu’importantes ont subi de gros dégâts affectant la circulation. Jusqu’à l’heure actuelle, la majorité de ces routes sont toujours impraticable comme la RN44 où des déviations ont été construites par les habitants des villages avoisinant les zones. Le passage par les déviations coûte entre 5.000 et 10.000 ariary selon la longueur et la zone. Les taxi-brousse procèdent à des transbordements afin de relier la Région de l’Alaotra avec le reste de Madagascar. Grenier de Madagascar, l’isolement de l’Alaotra aura un impact direct sur le prix du riz qui est déjà en constante augmentation. A Toamasina, les dégâts sur les infrastructures de la Jirama s’élèvent à plus de 15 milliards d’ariary et les conséquences économiques des journées sans électricité peuvent atteindre des sommes astronomiques. Les coopératives de transport reliant la capitale à certaines régions, notamment celles touchées directement par le cyclone, ont augmenté leurs tarifs. Dans la capitale, le nombre de sinistrés ne cesse d’augmenter à  cause de la montée des eaux, des éboulements de terrain et de destruction de maisons. Plusieurs commerçants sont obligés de fermer boutique à cause de la zone où ils travaillent comme à Manarintsoa-Est, dans les bas quartiers d’Andavamamba, Andravoahangy, Isotry Anatihazo, Anosibe, etc. Le nombre de SDF dans la capitale a considérablement augmenté comme on peut le constater du côté d’Ankadifotsy, Analakely, Antanimena, Ambanidia, Ampandrana, Rasalama, où vers le soir, ces gens commencent à pulluler les bords des rues et des bâtiments pour trouver refuge en s’appuyant contre les murs afin d’éviter le vent et la pluie. 9000 établissements scolaires ont été détruits, ce qui prive de cour à des milliers d’élèves.

Il a fallu 3 jours pour qu’Ava démontre à quel point les élus du pays ne sont pas en mesure de défendre l’Ile d’éventuelles catastrophes naturelles. Et Ava ne fut que le premier cyclone de cette année. D’autres vont venir. En attendant, les dons internationaux vont s’empiler…

T.B

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