La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Un aller simple pour un dictateur en fuite

Publié le 13 janvier 2018

Marc  Ravalomanana avec une suffisance très déplacée avait  eu le malheur  de déclarer au cours  d’une  rencontre  avec la  presse : « Je ne me sens pas encore condamné, je n’ai pas encore reçu la notification. Parce que le jugement, à l’époque, n’est pas compétent, c’est la Haute Cour de justice qui est compétente pour juger le président de la République. »  Ce  faisant, il a malheureusement attiré l’attention et les  courroux  de  tout un  beau monde  qui l’attendait  au tournant qui doit le  conduire directo  en prison.  sur sa personne, alors  que  depuis  qu’il est présent sur le territoire Par la bouche même d’ une  voix autorisée  au sein du parti présidentiel  et de  surcroît président du  Sénat, Rivo Rakotovao avait  clairement  fait  comprendre à tout le monde que n’importe justiciable condamné en justice ne serait-ce  que d’une simple peine de prison n’est pas éligible aux yeux des  textes  de lois. Et la perte de ce  droit  civique  est valable dans beaucoup de pays de par monde. Le fondateur du parti  semble avoir voulu sciemment oublié  qu’il a  été  «condamné aux travaux forcés à perpétuité en 2010. »

Pure inconscience ou tout  simplement imprudence suicidaire  d’un individu borné et obsédé par une  soif  de  pouvoir  qui frise la mégalomanie chronique, le patron  d’un empire industriel,  devenu  président  de la  République par la  traitrise et la félonie  de  quelques magistrats politiquement  engagé  et  acquis au sens propres  comme  au figuré. Ces  derniers temps il  avait  attiré les  feux  des projecteurs (  et  aussi les foudres  de ceux qui n’ont pas oublié le mal  qu’il  a  fait.  Largement diffusé par les médias : « Un registre d’une centaine d’arrêts qui a été subtilisé jeudi au tribunal d’Antananarivo. D’après la greffière en chef de la cour d’appel, Aimée Raholihasin-drahona, un individu se présentant comme un avocat stagiaire est l’auteur de ce vol. Une plainte a été déposée. Parmi les arrêts subtilisés, ceux concernant le 7 février 2009. Ce jour-là, dans un contexte de tensions politiques et sociales grandissantes, la garde présidentielle de Marc Ravalomanana avait tiré sur une foule de manifestants. Une quarantaine de personnes avaient été tuées. L’ancien chef de l’Etat avait été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité.»  Reflexe prévisible  des  enquêteurs, les soupçons  très  vite convergent vers  le condamné de  droit  commun qui se pavanait dans la capitale en se  croyant à l’abri de l’autorité  de la chose jugée.  L’homme représente  aux  yeux  de  beaucoup de personne les moments les plus  dures  de leur existence en usant  des prérogatives  étatiques pour  servir sa cruauté et son aveuglement d’affairiste adoubé par auto-proclamation pour devenir un Chef d’Etat  qui n’a  rien  d’un   homme  d’Etat. Tout le monde  se  souvient  encore  des misères  qu’il a fait  supporter aux  anciens notables  du  régime  Ratsiraka (aussi bien  militaires  que  civils).

Sur  ces jours d’injustice manifeste les journaux  retiennent «Tantely Andrianarivo, le dernier Premier ministre de l’ex-président Didier Ratsiraka, a été condamné  à 12 ans de travaux forcés à l’issue d’un procès de deux jours. C’est l’ultime épisode d’une série de jugements intervenus au cours de ces dernières semaines contre d’anciens notables de l’ex-régime. Nombre d’observateurs, journalistes et défenseurs des droits de l’homme, estiment que cette précipitation est préjudiciable aux droits de la défense.

Sans  faire  cas  de l’absence  d’une  Haute Cour de  Justice en ce  temps-là, ce  malfaiteur qui  fait aujourd’hui  valoir que les juges qui prononcé sa condamnation  n’avaient pas  compétence pour  ce faire, Les mêmes sources  rapportent  aussi sur ces moments déplorables « Le tribunal a retenu l’«usurpation de fonction», «détournement de fonds publics» et «attentat contre le gouvernement».C’est «un verdict d’une sévérité inattendue», écrivait mercredi matin L’Express de Madagascar qui estime que «l’ancien et dernier Premier ministre de Didier Ratsiraka fera appel». Outre les 12 années de travaux forcés, l’ancien chef du gouvernement malgache doit également payer une amende de 42 milliards de francs malgaches. Selon un avocat présent à l’audience, Tantely Andrianarivo «est apparu très amaigri, manifestement éprouvé physiquement par sa détention». Il avait été hospitalisé, voici trois semaines, pour une «altération de son état général». L’ancien Premier ministre avait été incarcéré au mois d’octobre 2002, après une période de résidence surveillée, à la suite de la chute du précédent régime, en juillet 2002, et de la fuite à l’étranger de l’ex-chef d’Etat, toujours en exil à Paris.» Pour les  spécialistes  du  Droit «  Un précédent en justice est une décision prise par un tribunal sur un sujet sensible. La dite décision va  changer  les  lois  en regard avec le  domaine lié  au cas jugé et par  voie  de conséquence est appelée à « faire jurisprudence ». On avait même parlé à l’époque  de  « Procès bâclé »(…) à l’issue de son second procès par contumace dont le jugement est tombé le 15 décembre. Verdict: Didier Ratsiraka est condamné à 5 ans de prison ferme pour «atteinte à la sûreté de l’Etat». Avec lui étaient jugés les cinq gouverneurs qui avaient proclamé l’indépendance de leur province lors de la crise qui avaient suivi l’élection présidentielle de décembre 2001. Le tribunal avait condamné les trois accusés présents à des peines de 3 ans de prison, alors que les deux absents, tous deux en fuite à l’étranger, avaient été condamnés à 5 ans de prison. Au mois d’août, Didier Ratsiraka avait déjà été condamné à 10 ans de travaux forcés pour «détournement de deniers publics». (…)L’affaire a été prestement menée. Le procès du plus haut responsable de l’administration Ratsiraka s’était ouvert lundi devant une juridiction ordinaire de la capitale et Madagascar Tribune soulignait mercredi matin l’extrême rapidité de l’issue, «une précipitation qui fait complètement abstraction des procédures normales quant au respect des droits de la défense. C’est tout d’un coup très ou trop rapide», indique le quotidien. La semaine dernière, l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty international avait pour sa part estimé que les avocats de Tantely Andrianarivo n’avaient pas pu bénéficier d’un délais suffisant pour préparer sa  défense. (…)Avec lui étaient jugés les cinq gouverneurs qui avaient proclamé l’indépendance de leur province lors de la crise qui avaient suivi l’élection présidentielle de décembre 2001. Le tribunal avait condamné les trois accusés présents à des peines de 3 ans de prison, alors que les deux absents, tous deux en fuite à l’étranger, avaient été condamnés à 5 ans de prison. Au mois d’août, Didier Ratsiraka avait déjà été condamné à 10 ans de travaux forcés pour «détournement de deniers publics». . «Les vaincus aux élections sont-ils forcément des rebelles ?», a notamment interrogé la défense. En vain: après quelques heures de délibérations, le verdict est tombé.  Parmi les victimes célèbres  des abus du  régime  de  Marc Ravalomanana, il faut citer  ces  généraux morts  en détention à cause  des mauvaises  conditions  des  soins. Le  général  Bory  Jean Paul , le ministre  Azaly  Ben Marouf et  tant  d’autres personnages  anonymes ont  vécu des  années  de  souffrance dans les pires  conditions  de détention  sur  recommandations personnelles  de Marc Ravalomanana  en personne. Parmi les condamnés à partir de  ces simulacres  de  procès, Pierrot Rajaonarivelo et quelques dirigeants  de l’entourage de l’Amiral ont bénéficier  des opérations  humanitaires amies  et ont pu être  exfiltrés à  temps.

Si aujourd’hui Marc Ravalomanana se plaint des  retours  de manivelles des heures  de  braises qu’il avait  fait  vivre à des milliers  de  gens, n’impressionne personne. Dommage que les  aléas  et  les  effets pervers de la  démocratie et  du droit d’ingérence  complice de  quelques partenaires à base  de  calculs mercantilistes cherchent à éviter à un  tyran en fuite les  rigueurs  de la  loi  d’un pays  souverain…Consolation  suprême de tout la population  de l’île : le  fuyard ne pourra jamais  revenir à  Madagascar. Les parents, les  amis et même les voisins  de  ses  victimes sont  prêts à mourir  s’il le  faut, pour que  ce  criminel en puissance ne  remette plus les pieds sur la  Terre  de  nos  Ancêtres ! Tant pis pour  les  fanatiques qui rêvent  encore  de le voir revenir au pouvoir…Ce n’est pas parce que  des  gogos  furent manipulés pour jouer les  figurants de quelques mouvements  de foule arrangés à  Betafo,  Tuléar et  ailleurs qu’on peut  faire  croire à l’opinion  que Ravalomanana ce  tueur vêtu de peau  d’agneau mérite encore tolérance et  réconciliation. Allez proposer  des  telles  âneries  aux parents  des  victimes  que les  zanadambo ont  froidement  tué et  vous  verrez comment ils  réagiront…

 

 

 

 

 

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