La Gazette de la grande ile

LE POING: Et la vie continue !

Publié le 13 janvier 2018

Habituellement, j’évite de blesser, de froisser – autant que faire se peut – une catégorie de nos lecteurs ou un individu épris de haine à l’endroit de notre titre. J’évite surtout de lancer à ces gens… deux poings, deux morsures ! Par contre, je n’hésiterai pas de cracher sur la figure de Donald Trump qui a déclaré, jeudi dernier, devant des sénateurs américains à la Maison Blanche : il s’est alors emporté lors d’une réunion avec des parlementaires sur l’immigration, qualifiant plusieurs nations africaines ainsi qu’Haïti de « ‘’pays de merde » » (sic).  C’est du racisme pur et dur !

Outré, l’auteur de ces lignes estime, comme vous sûrement, que ces propos de ce débile milliardaire, de cet idiot de son village, qu’est précisément Trump, sont inacceptables. Mais cela passe très bien sous d’autres cieux, à l’image justement des USA. En fait, dans le Premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, tout est permis en matière de liberté d’expression et elle est sans limite. Qu’on se le dise !

Changeons de disque : dans des salons tananariviens, l’on s’interroge sur la raison exacte de cette journée fériée de mercredi 10 janvier 2008. Quelle mouche a donc piqué Hery Rajaonarimampianina pour agir ainsi. Des bailleurs de fonds, le FMI en tête, ont été sidérés par une telle décision intempestive du président de la République. Pour eux Madagascar fait de l’austérité à l’envers. A Washington on en rigole encore, paraît-il.

En tout cas, c’est là l’ultime bourde de l’actuel locataire d’Iavoloha, se réjouit-on, quelque part. Par contre, beaucoup risquent d’être déçus, car si on connaît plus ou moins le verdict des urnes (bonjour les fraudes, les tripotages…), on ignore la décision, surtout les réactions de certains candidats qui se croient malheureux… Nous avons déjà annoncé récemment dans nos colonnes que cette présidentielle de novembre pourrait être de tous les dangers. On croit savoir que le chef de l’Etat va de nouveau décréter des jours de vacances pour tous les élèves et leurs parents à l’occasion de ce scrutin. Et la vie continue et la pauvreté avec !

Franck Raharison

 

 

 

 

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