La Gazette de la grande ile

FIACAT: Améliorer et humaniser les conditions de détention

Publié le 18 janvier 2018

Fin 2015, la  Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture(FIACAT),  qui est une fédération qui travaille exclusivement avec ses associations membres de terrain, les Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT),  a sollicité des dons pour aider des personnes en détention illégale, en République Démocratique du Congo (RDC), à recouvrer la liberté.  Dans ce projet, plus de la moitié des prisonniers en détention préventive abusive identifiés ont été libérés après 1 an seulement de projet.

Cette réussite motive la FIACAT à étendre ce projet à Madagascar et elle espère  atteindre des résultats similaires. L’ACAT Madagascar est reconnue d’utilité publique. Elle est considérée comme l’organisation de référence en matière de défense des droits de l’homme à Madagascar. L’ACAT a un centre d’appui juridique et de réinsertion sociale des victimes de violation des droits de l’homme. Elle joue un rôle crucial en assurant conciliation et médiation au sein des quartiers afin de régler certains conflits en dehors du système juridique lent et peu fiable.

En fin d’année 2017, FIACAT  initie un nouveau projet  : lutter contre la détention préventive abusive à Madagascar qui touche les femmes et les hommes les plus vulnérables. En plus de permettre à des personnes innocentes ou ayant purgé leur peine de sortir de prison, ce projet va permettre de réduire la surpopulation carcérale, et donc d’améliorer et d’humaniser les conditions de vie en prison.

Dans la prison ciblée à Antananarivo, la surpopulation carcérale a des conséquences désastreuses sur les conditions de vie des détenus : malnutrition, propagation de maladies, insalubrité… La prison accueille près de 3300 prisonniers pour une capacité de 800 places. La moitié d’entre eux sont en détention préventive, donc potentiellement innocents ; ils n’ont pas encore été présentés devant un juge et la durée moyenne d’attente avant de passer devant un juge est de plusieurs mois. Nous avons même eu connaissance du cas d’un détenu qui attendait le renvoi de son affaire depuis 2011, soit depuis 6 ans.

Grâce à votre don, vous participez notamment au financement des visites de prison par les bénévoles, au suivi des dossiers par des avocats et à la fourniture de produits de 1ère nécessité qui rendent le quotidien de prisonniers plus décent (riz, savons, nattes pour dormir et médicaments).

 

 

La parole d’un  soudard contre  celle d’une  ministre respectable.

 

M.X…, « champion de lutte, puis soudard de la coloniale en Algérie (où il  mania la gégène) » cette phrase  se trouve  dans les écrits de Thomas Dietrich titré Pompafrique, Fakr n°83, page 17, décembre 2017-janvier 2016). Inutile de  vous  en  dire plus. Venons-en au fait. Depuis le début de  cette année 2018,  une certaine presse  parisienne faisait  état d’une évasion rocambolesque d’un Français qui avait  fui le territoire de  la République de Madagascar. Sous le titre « Un Français s’évade de Madagascar en barque et rentre à Paris », le journal  Le Monde lui-même publie le 5 janvier  dernier « Condamné en 2017 à trois ans de prison par la justice malgache, Houcine Arfa, ancien conseiller « sécurité » du chef de l’Etat, affirme être victime d’un complot.  Dans la nuit du jeudi 28 décembre 2017, un Français s’est évadé de la prison centrale d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. Houcine Arfa, 54 ans, qui avait été chargé de la sécurité du président Hery Rajaonarimampianina à partir de janvier 2016, a profité d’une consultation à l’hôpital pour s’enfuir. Après quinze heures de traversée en kwassa (une barque de pêcheur à moteur), l’homme a rejoint l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Il a ensuite pris un petit avion en direction de l’île de la Réunion avant d’arriver lundi à Paris, où il se trouve actuellement. »

Dans un premier temps, c’était  la surprise et un certain mutisme prudent  sur toute la ligne. Selon Le Monde toujours «Pour les autorités malgaches, l’incompréhension est totale. Qui étaient ses complices ? Comment a-t-il pu quitter la Grande Ile sans que personne ne s’en aperçoive, sachant que la capitale est à dix heures de route des côtes ? Houcine Arfa ne veut pas le préciser et choisit les éléments de son récit. » La même source  ajoutera «Joint par téléphone, Houcine Arfa assure avoir bénéficié de la complicité « de militaires, d’anciens ministres et du personnel pénitentiaire ». Un avis de recherche diffusé à la télévision locale mardi, a été lancé par les autorités malgaches à son encontre et à celui de son épouse, Marie-Claude Arfa, pour complicité d’évasion. (…) Ce spécialiste en stratégie militaire a déjà travaillé dans plusieurs pays d’Afrique. « Je m’entendais très bien avec le président, témoigne-t-il. On pouvait passer des heures à discuter. J’avais la confiance totale de Hery. Progressivement, j’ai été chargé de sa sécurité. On étudiait des schémas tactiques ensemble. » Une source au sein du cabinet présidentiel confirme qu’il a bien été formateur de la garde présidentielle pendant quelques mois en 2016, mais sans donner plus d’informations. Quand on demande à Houcine Arfa pourquoi il a été arrêté, son débit s’accélère et la réponse fuse : « C’est un dossier monté contre moi ! J’étais chargé de nettoyer l’entourage du président.»

Pour une dépêche  de  RFI en date du 3 janvier 2019, «  le mystère plane autour de l’évasion »  de « Conseiller proche de Hery Rajaonarimampianina ou simple formateur de la garde présidentielle ? Houcine Arfa, 54 ans, dit avoir été recruté par la présidence malgache en novembre 2015 alors qu’il se trouvait encore à Paris. Il se présente comme spécialiste en stratégie militaire ayant exercé en France, à Dubaï et dans plusieurs pays d’Afrique. A Madagascar, sa mission était de former 900 hommes de la garde présidentielle(…). La présidence malgache confirme, mais reste évasive, « Houcine Arfa a bien été formateur de membres de la garde présidentielle pendant quelques mois en 2016 mais il n’a jamais été le conseiller en sécurité du chef de l’Etat », explique-t-on.» Relayé par  AFP, le scoop  fera  le  tour  des organes des îles voisines pour prendre  finalement les proportions   dignes d’un roman sur le monde parallèle des  services spéciaux. L’aventure de  celui qui prétendait avoir  été un officier avec  des principes moraux  qui refusait  de faire de sales boulots  alors qu’il ne  voulait  que  faire « un job » deviendrait presque une  affaire d’Etat  si l’on croit les colonnes du journal Le Parisien du 15 janvier 2018 pour faire sensationnel, sous le titre prétentieux  (RUBRIQUE FAITS DIVERS)  Français évadé à Madagascar : « J’ai versé 70.000 € à la ministre de la Justice » fait état d’un Houcine Arfa 53 ans, qui est en sécurité en France, le pays qui l’a vu grandir. Loin de la «maison de force» où cet ex-conseiller à la sécurité du Président de la République malgache dit avoir été torturé.  L’affaire  serait en appel et son conseil  entend porter plainte pour séquestration arbitraire. Au niveau  de la partie malgache, on ne  se limite pas à des  démentis. « Andry Rabarisoa, le directeur de cabinet du ministère de la justice, a annoncé qu’un mandat d’arrêt international demandant l’extradition de M. Arfa allait être délivré et transmis à la France. » Pour les  autorités  des  deux pays  concernés,  le  pivot de l’affaire tourne  autour  de cette  déclaration fracassante de l’évadé qui clame haut et fort devant la presse parisienne : « On ne sort pas d’un tel endroit sans complicité. Je l’assume : j’ai été aidé au plus haut niveau de l’Etat malgache. J’ai versé 70 000 € à la ministre de la justice, 30 000 € au procureur en charge de mon dossier.» Qui faut-il croire : les  responsables malgaches qui l’accusent  de  forgerie pour se  dédouaner aux yeux de l’opinion ou celui qui aurait décliné la proposition de   certains  courtisans locaux pour commettre une série d’éliminations physiques visant quelques  hommes politiques? Plusieurs  questions  gênantes restent à poser sur cet  étrange  et étranger militaire qui, pour se faire  valoir, dévoile aux médias le nombre de l’effectif des hommes qu’il aurait formés et l’effectif  total de l’armée malgache. Fait répréhensible et punissable sur le plan pénal par la  Justice.  Voilà ce  qui  arrive quand on a recrute un « affreux », un mercenaire. C’est justement  la  raison pour laquelle ce véritable mercenaire a fini par  reconnaître et  conclure  avec  «  les   autorités de mon pays, qui m’ont d’ailleurs très peu soutenu… »  Quoi qu’il  en soit, il serait complètement idiot  de  croire  qu’un ministre se serait  abaissé pour  contacter et conclure un marché  aussi abominable  avec un soudard professionnel. Ce  qui  est  sûr c’est  que pour  sortir de  prison, il a eu  recours aux services de ces mêmes  « escrocs » qu’il n’hésite pas à désigner : des conseillers proches du président, au sujet desquels il dit avoir « des preuves les incriminant dans divers trafics comme le bois de rose, les tortues, la vanille… »

 

 

 

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