La Gazette de la grande ile

Education: Qu’en est-il des partenaires techniques et financiers ?

Publié le 21 janvier 2018

Pour réaliser la promesse de l’éducation, une place prioritaire devra être accordée à l’apprentissage et l’acquisition de compétences, pas seulement à la scolarisation. Dans de nombreux pays et communautés, l’apprentissage ne se matérialise pas. Des millions de jeunes élèves courent le risque de rater des opportunités et de percevoir de bas salaires plus tard dans la vie parce que leurs écoles ne parviennent pas à leur donner l’éducation dont ils ont besoin pour réussir.

A Madagascar, par exemple, près de 60% des élèves de quatrième année du primaire n’ont pas pu faire une opération de soustraction à deux chiffres comme dans « 36 – 28 », et seul un tiers des enfants de cinquième année en primaire pouvait lire une phrase simple en Malagasy.

Pour parvenir à une éducation de qualité, inclusive et accessible à tous, Madagascar a développé son Plan Sectoriel de l’Education (PSE) pour la période 2018-2022 en mettant l’accent sur trois axes : l’accès et la rétention des enfants à l’école, la qualité de l’enseignement et la bonne gouvernance dans la gestion du système éducatif.

L’élaboration du PSE est le fruit d’un processus participatif et consultatif régional et national auprès de la communauté éducative dans le pays : le gouvernement, les enseignants, les élèves, les parents d’élèves, la société civile et les partenaires techniques et financiers dans le secteur de l’éducation.

La redevabilité consiste à accroître l’éthique de la responsabilité de chaque acteur de l’éducation, à promouvoir la transparence, à partager régulièrement des informations sur les processus, les blocages, les décisions et les résultats, et à cultiver une culture qui rend des comptes de la part du gouvernement, des établissements scolaires, et des enseignants.

« Nous reconnaissons tous les investissements matériels, financiers et humains de l’Etat, des enseignants, des parents, des élèves, des acteurs de la société civile, des partenaires techniques et financiers au bénéfice de l’éducation. Tous ces investissements doivent être suivis, évalués et aboutir à des résultats pour ne pas faire face à des découragements et des gaspillages qui seraient fatals à l’atteinte de nos objectifs », souligne Elke Wisch, Représentante de l’UNICEF à Madagascar et parlant au nom des partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation à Madagascar. « La redevabilité est donc une des clés du maintien de ces investissements et de ces engagements collectifs et individuels. »

 

 

 

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