La Gazette de la grande ile

le poing: Pas de cataclysme en vue ?

Publié le 21 janvier 2018

Même les cyclones évitent notre pays. Partout, l’île est malaimée. En fait, Berguitta, un  cyclone qualifié de dur, de dangereux, de dévastateur a décidé, en fin de compte, d’aller ailleurs. Pour Berguitta, Madagascar ne mérite pas un détour. Une île guère intéressante : pourquoi accabler encore, dit-il, un pays, un peuple qui se trouve déjà dans une misère profonde ? Jusqu’à preuve du contraire donc, Madagascar serait épargnée par n’importe quel cataclysme naturel. Pour le moment seulement.

La poisse ne cesse de poursuivre l’île, au grand bonheur des collabos d’hier et d’aujourd’hui. Curieusement, l’aide de Paris s’est brusquement ralentie ces trois dernières années. « Reny malala » se détourne-t-elle désormais de Madagascar au profit de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Congo Brazzaville, du Niger, etc. ? Si c’est le cas, un jour ou l’autre, elle pourrait le regretter… amèrement.

Qu’on n’oublie pas que près de 100 000 Malgaches ont été tués dans le cadre du soulèvement de Mars-1947 ? Un chiffre avancé, à l’époque, par l’Assemblée nationale française, réunie à huis clos. Une répression qui n’avait guère provoqué la moindre réaction au sein de l’opinion française, sauf (peut-être) du parti communiste et de la communauté religieuse de l’Hexagone… En tout cas, ce fut un massacre en catimini, entre quatre murs, loin des regards indiscrets.

Une note optimise, cependant, en ce début d’année : la paix sociale et politique semble se confirmer dans la Grande Ile. A priori, rien n’est prévu qui pourrait « agiter » les Malgaches. A moins que le président Rajaonarimampianina change brusquement de braquet… Souvent inattendu dans ses prises de position, le chef de l’Etat doit mettre alors beaucoup d’eau dans ses décisions. Le public espère, non pas un statut quo, mais une politique stable et génératrice de progrès, de développement. Est-ce trop demander ?

Franck Raharison

 

 

 

 

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