La Gazette de la grande ile

EDITO: Entrer et sortir du territoire… un jeu d’enfant

Publié le 23 janvier 2018

Entrer et sortir du territoire de Madagascar est un véritable jeu d’enfant. Si ceux qui prennent l’habitude de prendre l’avion dans les aéroports de l’île peinent à faire la queue devant les postes de la police de l’air et des frontières, les différentes histoires de ces dernières années ont démontré qu’en fait, il n’y a rien de plus simple que d’entrer et sortir de Madagascar.

Si des containers de bois de rose sont interceptés en dehors de Madagascar, c’est que c’est facile de sortir cela des ports de l’île. Ne parlons d’ailleurs pas des garde-côtes. La population malgache ne sait pas combien de personnes surveillent ces milliers de kilomètres de côtes. Des tortues, des reptiles échappent au scanner des aéroports et on les retrouve une fois de plus en dehors de Madagascar.

En dehors des choses en grande quantité ou des choses immenses qui par le miracle d’on ne sait quoi – pour ne pas dire par magie – arrivent à sortir des côtes de Madagascar, les personnes aussi entrent et sortent du pays sans problème et échappent une fois de plus à la vigilance des garde-côtes ou à la vigilance de la Police de l’Air et des Frontières, à moins qu’elles profitent de la cécité temporaire des garde-côtes et de la police de l’air et des frontières.

Aujourd’hui, Houcine Arfa fait beaucoup parler de lui avec son histoire de fuite de Madagascar, de barque qui passe on ne sait juste où, de son arrivée en France. Les Malagasy s’étonnent et finalement se rendent compte qu’Houcine Arfa n’a rien d’extraordinaire. On se souvient aussi du départ en catimini de Ravalomanana en 2009 et de son retour en catimini en 2014. On ne sait pas par où exactement chacun de ces deux là est passé, on ne sait au juste comment ils ont pu  échapper à la vigilance de nos polices de l’air et des frontières ou de nos garde-côtes, mais on suppose désormais que d’autres personnes moins importantes sans papiers et sans visa, entrent et sortent de notre pays comme dans un moulin. Lorsque les personnes sans histoire quittent le territoire ou entrent sur le territoire, elles font la queue avec leur passeport, font face à des agents qui derrière leur comptoir et sans un sourire montrent  qu’ils peuvent refuser soit la sortie du territoire, soit l’entrée sur le territoire. Mais lorsque des personnes ont une histoire politique ou autre, elles peuvent donc par magie entrer et sortir du territoire.

Claude Rakelé

 

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