La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Prouesses et limites de Bianco

Publié le 26 janvier 2018

Jour pour jour, jusqu’à hier 25 janvier 2018, les dirigeants de ce régime ont encore raté, une fois de plus,  l’occasion de se taire sur certaines vérités ambiantes et  autres carences manifestes qui finissent toujours par les rattraper au tournant  de l’histoire.  Les rédactions, surtout celles  visiblement qu’on ne peut guère  taxer de sympathie pour le régime, ne ratent pas une pareille occasion pour remarquer avec les  commentaires appropriés lourds de sous-entendu qu’ « En quatre ans de mandat, l’idée de fêter son investiture n’a jamais traversé la tête de l’actuel chef de l’Etat. En janvier 2015, 2016 et 2017, aucune solennité de ce genre n’avait été organisée par le locataire d’Iavoloha. » Et  que «La tenue de ce show durant une année électorale laisse également à penser que l’initiative de l’hôte d’Iavoloha n’est pas dénuée de toute arrière-pensée. Pour un certain nombre d’observateurs, il donnera un avant-goût de ce qui pourrait être son programme électoral… La cérémonie pourrait donc être considérée comme une propagande avant l’heure. Une campagne qui se tiendra donc dans un lieu aussi symbolique qu’Iavoloha… A propos justement de la corruption, cette plaie qui empoisonne gravement le fonctionnement normal  d’un Etat de  Droit, les premiers responsables de la République auraient mieux fait de laisser aboyer Houcine, un « chien errant sans collier » qui avait voulu et qui malheureusement a réussi à jouer dans la cour des grands.

 

«Quand vous croisez un chien errant dans la vie, seul et sans collier (donc sans propriétaire, sans identité, sans attache), il ne faut pas vous étonner qu’il devienne agressif avec vous… mais quand deux chiens errants se rencontrent, soit ils s’entretuent, soient ils s’entraident.

C’est ce que nous révèle Cesbron dans son fabuleux bouquin « Chiens perdus sans collier ». A cause de l’amateurisme cancre de l’entourage du président, voire même de la mauvaise foi de ces « conseillers affairistes » auxquels Houcine, cet homme de main, fait allusion dans ses déclarations calculées, le Chef de l’Etat, les électeurs qui ont voté pour lui et le pays tout entier sont la  risée du reste du monde. En plus, réagissant avec un certain retard, comme ils ont fait en haut-lieu, ils ont  donné  une importance à un scélérat notoire, un véritable hors-la-loi  déjà fiché par la police  française avec un casier judiciaire très lourd. En  banalisant le cas de cette « taupe » que des esprits malveillants  avaient balancé sous les semelles des escarpins d’un président de la République,  les cerveaux d’une telle opération  avaient presque atteint  des objectifs précis… Pourtant, si dans le système, on avait confié à  des subalternes suffisamment intelligents compétents et futés dans le genre  Idéalson (limogé  il n’y a pas longtemps de son poste à la présidence), l’affaire n’aurait jamais  eu ces dimensions destructrices et surtout déstabilisantes actuelles. Il suffisait de laisser braire l’âne. Puis, ensuite de confier discrètement l’affaire à des fonctionnaires capables de s’occuper de ce genre de dossier.

Le fait de désigner une personnalité gouvernementale dans une accusation aussi grave  que  relatée dans les médias parisiens, le fait d’avoir  « versé 70 000 € de pots-de-vin pour s’échapper de la prison de Tsifahy,… »,  exige et oblige à fournir des preuves solides et tangibles. Il est tout à fait  illogique de croire qu’un détenu puisse prendre  contact avec une ministre de la justice  en personne. C’est hors de l’entendement !  Même du temps de la Transition, la personne concernée passe toujours par des  intermédiaires, des facilitateurs. L’évadé du 28 décembre 2017 en question avait sûrement eu affaire avec  des intermédiaires qui ont abusé de la situation  d’un condamné aux abois et  de surcroît sûrement dépressif,  sous l’action de la claustrophobie de la détention. Ces rusés personnages  avaient sûrement agité sous son nez le titre de « ministre » avec à l’appui ce fameux document autorisant le transfert  de Tsiafahy à Antanimora pour amener le « pigeon » à payer le maximum… Déjà, cette affaire  aurait pu tourner court au niveau du Parquet, sans remonter aussi haut  si,  comme l’affirme la source parisienne,  la procureure «avait reconnu avoir été approchée pour octroyer une autorisation de sortie sanitaire, moyennant finances. »  Avec le statut de « détenu pour  autre cause » et un mandat de dépôt en sus pour tentative de corruption, Houcine aurait croupi longtemps en prison au lieu de  se pavaner comme il se permet « entre les barreaux » d’on ne sait  quelle « planque » à Paris. Il n’est pas trop tard pour les  autorités malgaches pour sauver la face. Ce n’est pas parce  que selon la presse toujours « Le Bianco, le bureau de lutte anti-corruption, s’est saisi du dossier » que la situation va évoluer en bien pour dossier explosif  dont le détonateur se trouve  dans la tête d’un terroriste potentiel qui cherche à  faire « trembler le régime » pour le compte de qui ? C’est là la grande question…et surtout la plus importante.  Avec le recul, on en arrive à penser (sauf erreur de notre part),  que les explosifs du 25 janvier 2014 et du 26 juin 2016 pourraient faire  partie des talents des personnages comme Houcine ? Tout le reste n’est que manigances et forgeries destinées à mettre à genou tout un pays en profitant de la maladresse et du déficit de savoir-faire de l’équipe du  parti HVM qui entoure le président. Pour juguler l’hémorragie de révélations ciblées une fois pour toute, il n’y a pas d’autres solutions. Au lieu  de laisser un malfrat manipuler l’opinion, pourquoi ne pas confier à nos policiers, des professionnels, la mission de tordre le cou aux insinuations  de Houcine. En collaboration avec la Police Nationale française, nos policiers résoudront le problème  et réduiront au silence celui par qui le scandale arrive.  Parce que notre Bianco national, non seulement il est mal outillé pour un dossier à  traiter hors  frontière, mais déjà avec les doléances  qui sont soumises à ce bureau, les plaignants  rechignent à collaborer. Ils se méfient. Pourquoi ? Prenez le cas d’un dossier pourri sur lequel les agents de  Bianco envoyés sur place sont retournés bredouilles. Pourquoi ? Le patron de  Bianco ferait mieux de se pencher  de nouveau sur les doléances d’une commune rurale  dans les parages d’Ambalavao et les Chinois corrupteurs de MADA RANCH à Ankaramena avant qu’un  scandale n’éclate …

 

 

 

 

 

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