La Gazette de la grande ile

Trois Conventions de Rio: Des acteurs de conservation impliqués

Publié le 27 janvier 2018

Un atelier de lancement du Projet « Renforcement des capacités nationales pour le respect des obligations environnementales mondiales dans le cadre des priorités de développement durable » financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) vient d’être effectué.

Le projet est financé à hauteur de 2.150.000 dollars pour une durée de cinq (05) ans. Il sera mis en œuvre par le Gouvernement de Madagascar à travers le Ministère l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts, avec l’appui du PNUD, et touchera l’ensemble du territoire national.

Comme son intitulé l’indique, ce projet vise à renforcer un ensemble ciblé de capacités systémiques, institutionnelles et individuelles fondamentales qui aideront Madagascar à respecter et à perpétuer les obligations déconnant des trois conventions de Rio et atteindre la durabilité environnementale.

En effet, Madagascar a adhéré dans les conventions de Rio qui sont constituées par trois instruments clés: la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) et plus tard en 1994, la Conventions des Nations Unies pour la Lutte Contre la Désertification (CNULCD) depuis la fin des années 90. Cette adhésion a généré des obligations que le pays doit assurer pour avoir le maximum de bénéfices de ces conventions.

A travers ce projet nouvellement lancé pour contribuer au développement durable du pays, tous les acteurs ayant potentiellement d’impacts significatifs dans la réalisation des objectifs des Conventions de Rio pour le développement durable dont les secteurs ministériels garants des politiques nationales et stratégies concourant au développement du pays, les différents partenaires techniques et financiers constitués principalement par la société civile, la population qui sont des utilisateurs ou bénéficiaires des biens et services environnementaux, et qui constituent eux-mêmes des acteurs de conservation sont impliqués et concernés par les activités.

Les lignes d’activités du projet concernent l’intégration des obligations des Conventions de Rio dans la Stratégie ou le Plan national, la mobilisation des ressources financières pour mener à bien et perpétuer les actions visant à répondre aux obligations, la mise en place d’un Système d’Information sur la Gestion de l’Environnement, le renforcement des   structures et des mécanismes institutionnels pour intégrer efficacement la conformité des cadres de développement sectoriel et régional à la Convention de Rio et la formation et sensibilisation ciblées pour une meilleure compréhension des bonnes pratiques pour la prestation et le maintien des résultats environnementaux.

Lors de l’événement , la Ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts, Mme Ndahimananjara, a déclaré que  ce projet a été élaboré par le Ministère avec ses partenaires pour  apporter une amélioration  de la prise de décision pour l’environnement mondial couplé au développement effectif de Madagascar, il permettra au pays de mettre en exergue la pérennité des résultats  et la réalisation des changements à long terme  par la mise en œuvre des trois Conventions de Rio . Le projet  contribuera au  développement de l’engagement environnemental,  et apportera un élan pour l’accroissement de  la mobilisation des efforts et des ressources en faveur de la mise en œuvre des Conventions de Rio Ce projet  donnera  également appui au pays à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) et à la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Selon Marie Dimond, Réprésentante résidente adjointe du PNUD: “Ce projet est important pour Madagascar pour mieux prendre conscience des enjeux de sa biodiversité, mieux faire face au changement climatique et le phénomène de la désertification dans la mesure où le pays fait partie des pays vulnérables au changement climatique alors que la majorité de la population tire son revenu des ressources naturelles. Par ailleurs, Si aucune mesure n’est prise en matière de lutte contre la désertification, le phénomène de concernera 40% de la superficie du pays dans 10 ans. Aussi, pour tirer des bénéfices optimaux des Conventions de Rio, devons nous miser sur la coordination et la synergie des actions”.

A l’échelle nationale, face l’accroissement grandissant de la population, le développement de politiques sectoriels doit tendre vers une valorisation maximum des ressources existantes. L’équilibre entre les options de développement économique et la gestion soutenue des ressources naturelles est de mise pour assurer la durabilité. Ce projet fournira une balise pour avoir cet équilibre.

 

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