La Gazette de la grande ile

CHRONOQUE DE N. RAZAFILAHY: Ces vazahas qui déshonorent la France et notre président.

Publié le 29 janvier 2018

A propos de ces étrangers qui ont décidé de vivre et même de mourir en terre malgache pour être enterré ici même, ils mènent une existence pépère. Pour plusieurs raisons, surtout quand ils ont fondé une famille de couple mixte. Loin des tracasseries bureaucratiques de la métropole et des inévitables agents du fisc qui n’arrêtent pas de les casser les pieds et de pourrir leur existence avec leur curiosité malsaine de petit fonctionnaire toujours aux aguets de l’évolution du bien-être de chacun, ils vivent pratiquement dans un cocon édénique, malgré les tas de saletés administratives et de la vie courante. A côté de ces braves gens, il existe aussi une minorité de ressortissants français qui, par roublardise et surtout par cupidité, à force de se mêler des choses publiques qui ne les regardent pas, iront même jusqu’à s’insérer par tous les moyens illicites surtout dans le mécanisme des fonctionnements du système de cette République qui vit de promesse, de visions à répétition et des acquis de la mauvaise gouvernance.

 

Ces brebis galeuses et ces loups parvenus à s’incruster dans la bergerie de l’Etat et jusqu’à noyauter les services officiels à un très haut niveau, se permettent de terroriser leurs honnêtes compatriotes et nos fonctionnaires en service à qui ils exhibent à tout bout de champ badges officiels, accréditations et le numéro de téléphone de tel ou tel responsable en place…Les évènements récents viennent de nous montrer en grandeur nature et dans le côté le plus dégoûtant de cette présence néfaste auprès du président de la République, de quelques ministres et même aussi de certains parlementaires en mal de relations au niveau international. Le plus grave est que ce partenariat en solo s’avère être d’une perfidie qu’il finit toujours par favoriser de nuisibles trafics d’influence qui aboutissent inévitablement dans les coulisses de combines au détriment des intérêts supérieurs de ce pays sous les influences de la corruption. Laissons l’affaire de l’évasion de Houcine Afra et ses tribulations indéniables au sein des arcanes de la République et les conséquences de cette « imprudence » du régime, pour ne pas dire autre chose. Dans un de ses écrits difficilement contestables, Jeannot Ramambazafy l’intarisable mine de révélations de la profession avait publié une vieille vérité parue dans LOI précisant bien «Le Français Gilbert Dailly, conseiller spécial du président Hery Rajaonarimampianina, est devenu incontournable dans l’entourage du chef de l’État» (in LOI n° 1463 du 01/12/2017). »  Tout est dit, il n’y a rien à ajouter surtout quand tout le monde connaît les méfaits de cet étranger accomplis derrière le dos du Chef de l’Etat et même au nom de celui-ci.

A noter que l’individu n’est pas à son premier coup d’essai. Même du temps où Marc Ravalomanana régnait en maître incontestable sur la vie de tout un pays, se permettait de manipuler des procédures judiciaires à ses fins au détriment de partenaires naïfs qu’il roulait dans la farine de l’instrumentalisation de la justice moyennant des interventions en provenance de très haut niveau. Et s’il faut croire la même source parisienne, le nommé Gilbert Dailly a pris tellement d’importance qu’il est devenu « incontournable ». En quoi faisant disait un autre journaliste fameux lui-aussi ? Selon une source très bien informée proche du ministère des Finances et du Budget, sur recommandation venant de très haut, le même Gilbert  Dailly avait mis au point l’ « affaire de visas touristiques électroniques avec société AMETIS », une véritable arnaque facilitée par une violation de la constitution et des lois sur les pouvoirs régaliens de l’Etat concernant les perceptions des taxes et des impôts qui ne peuvent souffrir d’aucune dérogation. Tous les éléments constitutifs d’une violation des textes des lois sont réunis. Choses étranges ni les commissions juridiques des contrôles du parlement et d’investigation de Bianco n’ont osé relever ces infractions…Pourquoi ? Comme par le passé, quand on avait complètement déshabillé juridiquement les services des Douanes pour engraisser tous les magouilleurs de haut vol qui ont mis au point GasyNET et MICTSEL , personne n’a rouspété, alors que Marc Ravalomanana &Co avaient purement et simplement détourné les deniers de l’Etat au profit de ces pompes à fric que personne ne contrôle au niveau étatique. A propos d’AMETIS, comment peut-on imaginer que cette magouille fonctionne à l’insu des hauts responsables. C’est avec des omissions pareilles que l’opinion n’hésite pas à se méfier des dirigeants qui laissent faire des gangsters vêtus de la peau d’agneau. Comment les autorités centrales peuvent-elles donner carte blanche à un artiste de la combine comme Gilbert Dailly alors que l’affaire qu’il avait piloté pour la gestion de la palace d’Iranja reste inoubliable pour la famille Barday qu’il avait maltraité. Selon Jeannot Ramambazafy toujours « Entre mai et août 2007 (il y a donc 11 ans de cela), il a été au centre d’une affaire qui a entrainé l’emprisonnement de Natacha Barday et l’expulsion de son mari Riaz. C’était sous la présidence de Marc Ravalomanana. Une affaire qui «possède tous les ingrédients d’un mauvais film: des apprentis tueurs, des associés qui se déchirent, un sérieux contentieux commercial, des soupçons de corruption… Le tout sur fond de palace de rêve planté au milieu de l’océan Indien», comme l’a écrit le confrère Timothée Boutry du quotidien «Le Parisien», en août 2007. Le palace de rêve en question est implanté sur Nosy Iranja. Cette île avait été aménagée à la fin des années 1990 par la société Island Green dont les actionnaires restent Jean Pierre Condet, Frederic Faure et… Riaz Barday. Devinez qui étaient le gérant et le commissaire au compte d’Island Green. Eh ben, respectivement: Gilbert Dailly et Hery Rajaonarimampianina. Oui! Le premier avait accusé le couple Barday de tentative d’assassinat sur sa personne. Mais une accusation avec un dossier vide ne mène nulle part. » Il ne s’agit point ici de ressasser un litige entre un couple de bonne famille contre un aigrefin. Mais uniquement de rappeler à tout le monde que les bons vazaha vivent en toute tranquillité avec la population sans heurts ni frictions, tandis que les voyous de nationalité française et autres, malgré une intervention de la HCC refusant l’application des textes jugés « pas conformes à la Constitution », jouissent toujours de l’impunité et se targuent d’être les protégés du président en personne. Au  scandale de tous les hauts fonctionnaires connaissant l’existence d’un « décret-fantôme » autorisant Gilbert Dailly consort à consommer encore et toujours l’exploitation de leur business illégal, le pays tout entier assiste impuissant au laxisme de tout l’exécutif et à l’indifférence coupable d’un Chef de l’Etat qui laisse faire des amis qui ne respectent pas la Constitution.

 

 

 

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