La Gazette de la grande ile

sentinelle: Antananarivo doit prévoir un séisme important…

Publié le 30 janvier 2018

Notre île Madagascar a essuyé presque tous les maux depuis quelque temps. Voici la liste exhaustive de ces plaies qui nous sont tombées sur la tête : les essaims de sauterelles traversant tout le territoire, les feux de brousse ennemis de la fertilité de nos terres et de la disparition de nos forêts, la sècheresse générant la famine dans le sud, le cyclone détruisant tout sur son passage, les inondations qui engloutissent les récoltes, la peste qui paralyse tout le système socio-économique du pays. Et il ne nous reste plus qu’à accueillir un séisme d’une magnitude assez importante pour que sonne le glas de nos constructions ne respectant pas les normes parasismiques requises. Les assauts les plus meurtriers de cette catastrophe naturelle se sont produits :

  • Au Népal, en janvier 1934, où un séisme de magnitude 8,1 a fait 10 700 morts dans l’est du pays.
  • En Inde, en août 1988 dans une province voisine du Bihâr un séisme a tué un millier de personnes.
  • Dans une dizaine de pays de l’Océan Indien le 26 décembre 2004,  220 000 morts ont été dénombrés dont 170 000 en Indonésie, après un séisme d’une magnitude 9,3 au large de Sumatra (Indonésie), suivi d’un énorme tsunami.
  • Au Pakistan / Inde, le 8 octobre 2005, un autre séisme a fait au moins 75 000 victimes dans la région du Cachemire, dont plus de 73 300 morts au Pakistan.
  • En Indonésie, le 27 mai 2006, un séisme a fait près de 6000 morts et plus de 1,5 million de sans-abris dans la région de Yogyakarta, sur l’île de Java.
  • Au Pérou, le 15 août 2007, il y eut 900 morts et disparus, 320 000 sinistrés dans un tremblement de terre d’une intensité de 7,7 qui a frappé le sud du pays et sa capitale Lima.
  • En Chine, le 12 mai 2008 près de 87 000 morts, essentiellement dans la province du Sichuan (sud-ouest), lors d’un séisme de magnitude 8.
  • En Indonésie, le 30 septembre 2009, plus de 1100 morts et près d’un demi-million de sans-abris furent l’œuvre d’un séisme de magnitude 7,6 qui a frappé l’ouest de l’île de Sumatra et notamment la grande ville portuaire de Padang.
  • En Haïti, le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7 a fait 200 000 morts et détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince. Plus d’un million de personnes avaient été déplacées.
  • Au Chili, le 27 février 2010, plus de 520 morts périrent lors d’un séisme d’une magnitude 8,8 suivi d’un tsunami dans le centre-sud du pays, et particulièrement dans le Maule (au sud de Santiago).
  • En Chine, le 14 avril 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,9  a fait 3000 victimes dans la province reculée du Qinghai (nord-ouest).
  • Au Japon, le 11 mars 2011, où il y eut près de 19 000 morts après un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami géant qui dévastèrent la région du Tohöku (nord-est) et provoquent un grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima.
  • En Turquie, le 23 octobre 2011, où on a dénombré plus de 600 morts et au moins 4150 blessés lors d’un séisme de magnitude 7,2 dans la province de Van (est).
  • En Chine, le 3 août 2014, un tremblement de terre de magnitude 6,1 a frappé une région montagneuse de la province du Yunnan (sud-ouest), faisant 600 morts et détruisant 80 000 maisons.
  • Et tant d’autres encore qui ont fait moins de victimes…

Avec la perturbation climatique qui fait des siennes dans le monde actuellement, on est loin d’être à l’abri de ce septième fléau. Il  ressurgit des entrailles de la terre et détruit tout, et surtout les produits de notre propre turpitude en l’occurrence les constructions immobilières sauvages en marge de toutes références normatives. Nous avons eu auparavant des coups de semonce du côté de la région du Vakinankaratra (Antsirabe), comme si cela avait été un avertissement sur l’imminence d’un prochain autre tremblement de terre encore plus fort, et il serait mieux de nous y préparer. Si un de ces jours une intensité sismique importante survenait dans la capitale, des centaines de milliers de morts  joncheront la ville des mille qui subira de plein fouet les méfaits de ce cataclysme naturel. Cela hantera les survivants jusqu’à la fin de leurs jours. Ce scénario apocalyptique est envisagé pour qu’enfin nous nous réveillions de notre légendaire léthargie, car il est vrai qu’on a tendance à dire que cela n’arrive qu’aux autres. La vérité est qu’il y a belle lurette que les Malgaches ont jeté l’éponge sur les mesures préventives concernant d’hypothétiques phénomènes naturels pouvant causer d’importants dégâts matériels et de pertes humaines. La survie étant le principal souci d’une population engluée dans la pauvreté, avoir un toit sous lequel se terrer aussi vétuste soit-il est devenu une priorité. Pour cela, la vie de chacun est remise à Dieu et à son bon vouloir, ce qui explique le fatalisme morbide actuel du peuple malgache. Cette attitude négative adoptée pour faire face à l’adversité, va nous enfoncer dans les sables mouvants d’une société en perdition qui ne sait plus quoi faire pour enrayer cette descente aux enfers. Effectivement, quelle serait la solution idoine qui nous permettrait d’éviter cette catastrophe ? A Antananarivo, il n’y en a pas… A moins de raser les trois-quarts des constructions pour en faire une nouvelle ville respectueuse des normes. C’est une vision carrément utopique et dépourvue de réalisme.  En effet, plus de 80% des bâtiments sont loin de respecter les règles parasismiques en vigueur à l’international. Le mal est donc fait depuis longtemps déjà. Pour le moment, les visées de ceux qui nous  gouvernent ne s’étendent pas à ce niveau de réflexion qui les dépasse. Ils sont bien loin de ces supputations tectoniques. Trop occupés à lutter contre la pauvreté (SIC), il ne faut surtout pas les déranger dans leur quiétude par les élucubrations d’un visionnaire attardé. En considérant le contexte actuel qui prévaut, les voies pour nous sortir de ce bourbier ne sont pas légion. Mais les problèmes ont toujours des solutions. D’abord, il serait de bon aloi de quitter les habitations peu sûres en cas de séisme ; ensuite il faut désormais habiter ou se construire des maisons et des bâtiments aux normes antisismiques ; sinon il faut quitter la ville pour vivre ailleurs. Quant aux autres, il leur faut renforcer leurs croyances pour être en paix avec eux-mêmes et advienne que pourra…

Max Randriantefy

 

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