La Gazette de la grande ile

Conférence des bailleurs: L’engagement tarde à être concrétisé

Publié le 01 février 2018

La conférence des bailleurs et investisseurs pour Madagascar qui s’est tenue à Paris date déjà d’un an. Ce sommet vise à appuyer le processus économique marquant aussi la sortie de crise qui sévit dans le pays. Sur ce, une feuille de route a été fixée dans le «Plan National de Développement». Ce document définit une « vision claire de l’avenir », celle d’un pays « moderne et prospère », d’après les dires de notre Président lors de son discours au début de cette réunion. Cette conférence s’est achevée avec un engagement de 10 milliards de dollars sur 4 ans des partenaires de Madagascar. Cependant, l’annonce de cette manne est en retard. Depuis ce sommet, Madagascar a donc vécu au rythme des informations sur les décaissements des fonds promis. Mais confrontée à l’épreuve de la réalité, la dynamique créée par la réunion des « amis de Madagascar » a commencé à s’émousser. Les moyens promis peinent à se concrétiser. Comme l’explique un responsable de l’Union Européenne, les décaissements dépendent des institutions. Chacune doit respecter ses propres procédures et ses délais. Les fonds ne sont débloqués qu’après des études de faisabilité. Cela suppose ainsi des appels d’offres et donc du temps pour finaliser les études. Le président quant à lui affirme dans son discours que ces contingences ne sont pas comprises par l’opinion publique trop impatiente de voire la réalisation de projets permettant d’améliorer ses conditions de vie. De là naît l’incompréhension entre le discours politique, qui promet tout et tout de suite, et les logiques des systèmes financiers qui ont leurs règles et leur calendrier. Pour réussir, les politiques publiques ont besoin de temps et de ténacité, des qualités dont Madagascar ne dispose pas. Bref, la paupérisation ne fait que s’aggraver à Madagascar et inquiète tout un pan de la société, en particulier les économistes.

Malalanirina

 

 

 

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