La Gazette de la grande ile

Urbanisme: Un concept à problématique?

Publié le 01 février 2018

La moitié de la population mondiale, soit plus de 3,3 milliards d’habitants, vit en milieu urbain depuis une dizaine d’années. D’ici 2030, ce chiffre devrait avoisiner les 5 milliards. Cela fait un quart de siècle que Madagascar est confronté à un taux de croissance urbaine de 4,5 % par an. Les estimations faites en 2014 indiquent que 34 % de la population vit maintenant en zone urbaine. Ce mouvement de fond touche la capitale en particulier. Alors, il faudrait être réaliste et opter pour des solutions du futur, du genre explorer de nouveaux territoires pour y intégrer un projet global relatif au développement et à l’assainissement. Le sommet de la francophonie a permis de petites avancées avec l’ouverture d’une nouvelle pénétrante en direction de l’aéroport. Il y a 10 ans les avant-projets de développement du Grand Tana envisageaient la construction d’une autoroute vers Ivato, une rocade Nord/Sud de 13km entourant les 29 communes de l’agglomération. La Commune Urbaine d’Antananarivo (Cua) à l’époque envisageait une ceinture ferroviaire de 6,5 km à la périphérie immédiate de Tana. Du côté des infrastructures, la construction de trois stades, cinq équipement sportifs supplémentaires, cinq gares routières, sept gares ferroviaires, sept casernes de pompiers et neuf terminaux de taxi-be et de taxi-brousse ont été prévus. Depuis ces programmes sont restés dans les archives parmi tant d’autres. Notons que la population de la ville augmente de plus de 4% par an. En 2025, Antananarivo aura dépassé les 3,5 millions d’habitants. Les bouchons monstres vont s’amplifier à coup sûr ; et ceux qui vont vers les périphéries auront triplé entre 2010 et 2020. Ce problème va engendrer d’autres complications notamment en ce qui concerne la qualité de l’air, les ordures, l’inondation, l’assainissement… Bref, les problèmes liés à l’urbanisme sont à prendre au sérieux et plus tôt serait le mieux.

Malalanirina

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