La Gazette de la grande ile

Filière cacao: Le renouveau est de mise

Publié le 02 février 2018

La filière cacao qui fait la renommée de Madagascar est en mauvaise passe en raison de la chute du prix du cacao. A cela s’ajoute le maintien difficile d’une production de qualité. Le pays ne produit en moyenne que dans les 8 000 tonnes de fèves par an dont la majorité des productions est produite dans la vallée du Sambirano. Ce qui est minime comparé à la production d’autres pays comme la Côte d’Ivoire et l’Indonésie. Dans le classement mondial, Madagascar n’est que le 20ème producteur mondial de cacao. Certes, la production du pays est modeste et ne constitue qu’une petite filière, mais la Grande Ile possède une certaine renommée dans la filière cacao de par la qualité des produits qui s’est vu labellisé « cacao fin » par l’Organisation internationale du cacao (ICCO). La conservation de cette renommée et la valorisation de la filière est primordiale pour l’économie du pays qui se trouve au plus mal. Les acteurs dans le domaine (producteurs, planteurs…) se sont réunis lors d’un séminaire de trois jours au Carlton Anosy qui a débuté le 30 janvier 2017 et a pris fin hier. La raison d’être du séminaire en question appuyé par l’ICCO était d’arriver à relever une filière qui se trouve dans une mauvaise passe. La filière étant confrontée à différents problèmes incluant la fluctuation des cours mondiaux qui pénalise les producteurs. Il y a également le vieillissement des plants qu’il faut renouveler. Il faut quand même spécifier que les vieux pieds donnent de la qualité, mais le renouveau s’avère nécessaire  face aux contextes actuels.

Jean Riana

 

 

Face au contexte actuel de l’emploi, l’entrepreneuriat s’avère être une solution adéquate, mais les jeunes ne semblent pas être emballé par cette idée et préfèrent éviter tout risque en se contentant des métiers qui se présentent comme les calls center et autres, même si cela ne convient guère à leur niveau. En effet, on observe une très faible motivation de la population à se lancer dans le domaine de la création, vu que les risques sont nombreux et le manque de fonds pèse lourd. Depuis un certain temps, on ne cesse d’encourager les jeunes à entreprendre afin de promouvoir le développement économique de la Grande Ile qui se trouve de plus en plus affaibli. Les jeunes sont beaucoup plus préoccupés par la recherche d’emploi vu que la création d’entreprise nécessite des financements, ce qui est loin d’être à la portée d’une population de plus en plus appauvrie. En effet, l’absence de financement se trouve être un blocage majeur. Qui ne voudrait pas être à la tête d’une entreprise, mais les jeunes préfèrent voir la réalité en face et éviter toute complication. Pourtant, la recherche d’emplois n’est pas chose aisée à l’heure actuelle vu que les offres se font rare. Ce n’est pas les chômeurs qui manquent dans notre pays et l’activité de substitution de la plupart d’entre eux est le commerce en pleine rue.

Jean Riana

 

 

 

 

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