La Gazette de la grande ile

Jirama contre Ravalomanana: Doit-on en rire ou en pleurer ?

Publié le 02 février 2018

La Jirama a porté plainte contre Marc Ravalomanana pour piquage de courant. Il aurait tiré vers son domicile du courant à partir du compteur électrique de sa société AAA à Andranomanelatra. L’inculpé se défend en arguant qu’il possède un groupe électrogène. Chaque partie se prévaut de constats d’huissier. Face aux dires et aux preuves de chacun, monsieur tout-le-monde a dû mal à se forger sa propre idée mais une chose est certaine, la réputation de Marc Ravalomanana est un peu plus entachée. A supposer que Marc Ravalomanana bénéficie d’une relaxe si un procès pénal a lieu et qu’il contre-attaque à travers une plainte pour dénonciation calomnieuse, son image restera ternie. Pour l’opinion publique, il est inconcevable qu’un ancien Chef d’Etat s’abaisse à voler du courant électrique. Le régime a réussi un coup de maître en faisant passer le message suivant aux électeurs : un citoyen doté d’un sens moral ne peut pas voter pour un candidat qui, bien que fortuné, ne règle pas ses factures de la Jirama alors que le petit peuple ne peut pas se soustraire à cette contrainte. Cette attaque sournoise du régime, par l’intermédiaire de la Jirama, est minable et prouve que tous les coups bas sont possibles en politique. Elle risque de se retourner contre ses initiateurs si, par impossible, Marc Ravalomanana devait revenir au pouvoir. Le bougre ne fera pas de cadeau. Pour le moment, il encaisse, fait le dos rond et prend une posture victimaire pour apparaître sympathique. Il faut dire qu’il a connu des humiliations bien plus cinglantes, notamment quand il a dû fuir la queue entre les jambes en mars 2009. Les partisans de Marc Ravalomanana rêvent d’un règlement de comptes digne d’un western, mais ils ont la mémoire courte et sélective. Nous les mettons en garde contre l’oubli. En effet, Marc Ravalomanana doit accepter de recevoir aujourd’hui en pleine face, le boomerang qu’il a lancé lorsqu’il était au pouvoir. Recroquevillé sur ses intérêts personnels, il a mené la vie dure à ses adversaires politiques avec des arrestations et détentions arbitraires. Ses bouffonneries triomphantes de l’époque ne valaient pas mieux que celles du régime actuel.

 

Phil de Fer

 

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