La Gazette de la grande ile

Trafic d’héroïne: SAMADA précise et corrige

Publié le 02 février 2018

Suite à notre article de mercredi dernier: « aéroport d’Ivato: encore un trafic d’héroïne » dans lequel nous nous sommes demandés ce que font les entités de contrôle à l’aéroport, la société SAMADA S.A nous a transmis les précisions suivantes.

« Devant l’interpellation qui nous a été, entre autres, adressée et pour que le public puisse mieux comprendre notre mission, nous tenons à apporter une nouvelle fois les explications ci-après.

SAMADA (Sûreté Aéroportuaire de Madagascar) a, comme son nom l’indique, pour mission la sûreté aéroportaire à Madagascar. Elle est chargée de l’exécution du contrat de concession signé par CSPI France avec le Ministère des Transports et l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) pour la sûreté des huits principaux aéroports de la Grande Ile avec pour objectif  d’installer les standards internationaux de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OACI). D’après cet organisme, « la sûreté aéroportuaire  est la combinaison des mesures ainsi que des moyens humains et matériels visant à protéger l’Aviation civile contre les actes prémédités d’intervention illicite »

Sous la direction de l’Aviation Civile de Madagascar et des services compétents de l’Etat (police et gendarmerie), SAMADA a ainsi pour mission de protéger les passagers, le personnel et toutes les installations contre tout acte illicite menaçant l’aviation civile.

Pour mener à bien sa mission, SAMADA a énormément investi dans les ressources humaines avec la création d’un centre de formation spécialisé d’où sont issus les 700 agents encadrés par des experts nationaux et étrangers, le déploiement de matériels high-tech ( scanners, vidéosurveillance), la construction d’infrastructures de sûreté, et la création d’un centre cynophile.

Les scanners permettent de contrôler les bagages en cabine et en soute des passagers ainsi que le fret. De même, la brigade cynophile est chargé de détecter des traces d’explosifs dans des colis/bagages/fret et la stérilisation d’une zone par la détection de matière explosive tandis que la vidéosurveillance vise à sécuriser un espace, en l’occurrence l’aéroport.

Tout le système mis en place est affecté exclusivement à la sûreté car dans le respect du contrat BOT, SAMADA ne s’occupe pas de contrôle économique qui relève des entités régaliennes. Cependant, les matériels high-tech et la brigade cynophile sont autant d’atouts qui peuvent contribuer largement à la sécurité économique dans les aéroports.

En tant qu’entreprise citoyenne, nous avons d’ailleurs offert à maintes reprises à l’ACM de participer à cette sécurité économique. L’absence systématique de réponse ne nous a pas empêché de faire part à nos collègues de l’Administration douanière les anomalies constatées par nos agents lors des contrôles de sûreté.

SAMADA réitère sa volonté de contribuer pleinement au développement de Madagascar. »

 

 

 

 

 

Lire aussi