La Gazette de la grande ile

Cancer: Les femmes demeurent les plus vulnérables

Publié le 03 février 2018

Le cancer est la première cause de mortalité dans le monde, bien avant les guerres et autres catastrophes naturelles. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne et l’intérêt de cette journée est aussi de faire prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce permettant d’arriver à une guérison. L’OMS estime que le cancer aurait fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’était prise. C’est pour cette raison que des moyens importants sont mis en œuvre dans le but de faire reculer le poids de cette maladie partout dans le monde. Comme les autres pays pauvres, Madagascar figure parmi les pays dont la population est nettement plus touchée par le cancer. Le service oncologique de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) enregistre environ 1.500 nouveaux cas de cancer par an dont les cancers gynécologiques et mammaires représentaient respectivement 50% et 75% des cas de cancer pris en charge par l’équipe oncologique. L’autopalpation et la mammographie régulière permettraient pourtant de dépister à temps une tumeur, sinon on risque une augmentation de 43,7 % des cas de cancer du sein d’ici 2020. Quant aux hommes, le cancer des testicules est le plus fréquent. Souvent, les chiffres recensant les patients sont inexacts, puisque la Grande Ile ne compte que trois centres d’oncologie, et puis, il a aussi la réticence des gens à consulter des médecins. Le coût des soins onéreux compte parmi les entraves qui aggravent cette situation. L’OMS a pu recenser 20 000 personnes atteintes du cancer à Madagascar pour l’année 2014. Demain sera la journée mondiale de la lutte contre le cancer. Le slogan « We can-I can » vise à montrer comment des collectivités ou des individus peuvent contribuer à réduire le poids du cancer. Entre autres, l’édition 2018 cherche à mettre en évidence l’importance de l’activité physique dans la lutte contre le cancer, en encourageant le grand public à faire de l’exercice. Bref, les efforts des associations ou organismes qui œuvrent dans ce domaine restent insuffisants et la lutte contre cette maladie est encore loin d’être gagnée. Le manque de volonté politique, l’inexistence de la politique santé pour tous et les recherches médicaux demeurent également des problèmes majeurs.

Recueillis par Malalanirina

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