La Gazette de la grande ile

REGARDS CROISES: Quand Madagascar s’éveillera, … !

Publié le 05 février 2018

Madagascar a tranché entre les PDME (les pays développés à économie de marché) et le FOCAC (coopération Chine Afrique). Le monopole sur l’Afrique continue à changer de main ! Le continent noir continue à être le terrain de confrontation entre l’Occident, l’Union soviétique, la Chine et les nouvelles venues : l’Inde, le Japon et la Turquie…  Car la présence et le dynamisme de la présence de ces grandes puissances obéissent tous aux mêmes logiques, à savoir les logiques énergétiques (pétrole), commerciales et diplomatiques. L’Afrique  et en l’occurrence Madagascar sont-ils en capacité « d’exploiter » cette concurrence de l’offre dans l’esprit « gagnant-gagnant » pour tendre enfin au développement du continent africain et de l’île ? Aujourd’hui, les pays africains sont-ils en mesure d’exiger des relations plus équitables à savoir ne plus se contenter d’exporter les matières premières, mais bénéficier de transferts de technologie.  Pour ce faire, les dirigeants doivent privilégier, acter l’enrichissement et le développement du pays fondé sur la transparence et le primat de l’intérêt général sur les intérêts particuliers (« abolition » actée du népotisme, de la corruption au sommet de la pyramide sociétale pour donner exemple à la base…) et, toute manne trouvera enfin son utilisation  optimale, à savoir pour le bien-être des populations.

Mais il semblerait que les dés sont déjà pipés. La Chine ne va-t-elle pas financer la campagne électorale pour une seconde mandature ? Qu’est-ce qu’il en est des transactions ?

Les réalités :

1°) « Les pays développés à économie de marché (PDEM) ont promis durant des décennies d’octroyer 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) aux pays les moins avancés (PMA). Las ! Ils n’ont jamais dépassé 0,15 % à 0,2 % de leur RNB. Dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD), ils se sont encore engagés à mobiliser les fameux 0,7 % au titre de l’objectif 17 :

« Renforcer les moyens du partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser ». Si l’engagement de 0,7 % est respecté, l’aide publique au développement en faveur des PMA passera de 30 milliards de dollars actuellement mobilisés à 250 milliards de dollars d’ici à 2030. »

2°) Certes, la Chine ne présente pas d’exigences politiques particulières, s’abstient de toute leçon de démocratie à l’égard des gouvernements, cependant elle est moins exigeante et même très laxiste en matière environnementale. L’Ile Rouge ne risque-t-elle pas de devenir un champ désertique, déserté et béant, piège à rat de ce qui reste comme cheptel de zébus ?

Car les gouvernants ne savent toujours pas tirer les leçons qui s’imposent après  57 années « d’indépendance ».

Par ailleurs, dans le contexte actuel, Madagascar est-il en capacité de satisfaire la volonté de la Chine à diversifier ses fournisseurs en hydrocarbures et négocier gagnant-gagnant le partenariat ?

3°) L’Inde également est confrontée à une dépendance énergétique. Bien que le pays  ne puisse rivaliser en termes financiers avec la Chine, il propose une coopération technique (transferts de technologie, projet informatique, vente de médicaments, etc). Que font les gouvernants pour que cette concurrence entre les deux géants asiatiques bénéficie au développement du continent africain et de l’île.

4°) La Turquie déboutée par l’Union Européenne est en quête de nouveaux partenariat.

5°) Le pays est bien loin de pouvoir se positionner pour devenir une puissance régionale agricole, touristique, économique… que les gouvernants limitent leurs prétentions à assainir le pays, à enrayer la pauvreté, à développer l’agriculture et la consommation locales, à le doter d’infrastructures routières et ferroviaires et doper ainsi le marché local, 1er étape  pour se positionner « en produits de qualité » sur les marchés  « internationaux ».

Le pays connaît encore des difficultés à trouver des acteurs en capacité de s’assoir autour d’une table de négociation pour « éveiller » son économie et renverser le devenir sombre. Les ambitions personnelles restent encore le leitmotiv des acteurs politiques  et des décideurs. Tel est l’enjeu de l’élection présidentielle de 2018, il ne s’agit plus de se tromper.

Nancy Razanatseheno

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