La Gazette de la grande ile

A propos des faits et des effets pervers.

Publié le 06 février 2018

Le  cours  de l’histoire de  ce pays a  toujours été marqué par  des faits  restés mémorables  et  indélébiles  dans la mémoire de  tous. Depuis l’ère monarchique,  en passant par la période coloniale et les premières années de l’indépendance  jusqu’à nos jours, des  évènements  très  significatifs avaient  entraîné des suites plus ou moins  heureuses et parfois désastreuses pour les  habitants. Si  des  esprits nostalgiques passéistes  s’acharnent à  trouver que pendant  des  décennies, le bilan socioéconomique vécu par Madagascar tend plutôt vers le négatif  et la catastrophe, il faut toutefois recenser les  réalisations  structurelles, économiques et sociales  du temps où  Philibert Tsiranana était à la tête de la République puis établir  aussi l’état récapitulatif des héritages laissés par une Révolution Socialiste souvent  dénigrée et faire le  compte de ces  cadres  de l’élite formé durant  ces  époques. Ne pas  oublier  surtout la liste de ces experts  de  classe internationale comme un certain  Hery Rajaonarimampianina et  consorts formés par INSCAE qui ont  connu les  destins  que l’on  sait. Il y  a des faits  et  des  réalités bons ou mauvais  que personne ne peut occulter ou  passer sous silence.

Depuis que cette 4ème République mal partie est là, il y a lieu  de le reconnaître qu’à  cause de  plusieurs faux-pas  et choix pernicieux qui ont marqué les premiers pas  des  dirigeants  actuels  dans la cour  des  grands, les choses  vont de  travers. Avant  que  l’actuel président  n’arrive  au pouvoir, le triage de l’élection primaire de la mouvance TGV à  Andranomena, devra  rester une sorte de  handicap lourd à  gérer pour celui  qui ne  sera  qu’un  candidat  de  substitution pour l’élection présidentielle de 2013. Il a  fallu l’aval  de  deux personnages exogènes ayant  résidés à l’étranger, puis  recalés lors des contrôles  des  candidatures pour qu’un parti virtuel à l’époque parvienne à positionner un  ancien ministre  des  Finances  et  du  Budget d’une Transition  qui  en  a  vu  des perversions de toutes les  formes. Ayant  hérité d’un passé lourdement détérioré par la présence  d’un patron d’une industrie laitière à la tête de  l’Etat  avec  toutes  anomalies, les perfidies et les utilisations abusives  des  prérogatives  étatiques, le pouvoir d’un jeune  novice  dans la politique cornaqué par un vieux singe de la politique politicienne à  géométrie variable  selon les  intérêts en jeu et toutes les  acrobaties institutionnelles et les compromissions financières  qui vont  avec,  dans une pareille conjoncture, les dirigeants  actuels se  débattent  comme ils peuvent  dans les  méandres  des promesses  de  séductions  et les perversions de la mauvaise  gouvernance.  Si bien que l’exécutif  tout entier est  obligé  de  composer avec  des parlementaires  qui ne  demandent qu’à  être  sollicité pour jouer les  jeux d’une pratique  démocratique basée sur le donnant-donnant dans le sens  le plus large et le plus pervers. Nécessité oblige…

Le pays  tout  entier  se  trouve  dans la situation déplorable actuelle, malgré les incessantes manifestations oratoires d’autosatisfaction  de très hauts responsables  qui oublient  ouvertement que la population vit dans le  « désarroi et le désespoir ». Si le  vécu  au quotidien de  tout un  chacun  se mesure au niveau  de la précarité de son niveau  de  vie, c’est parce qu’ en haut-lieu, les  conséquences  de ces pillages  des  ressources,  des  richesses  naturelles par les puissants investisseurs étrangers se font lourdement sentir par le déficit du pouvoir d’achat de chaque contribuable. La  répartition inéquitable des  revenus  et produits des productions des mines et  autres  sources  de finances pèsent  durement sur la vie  de la nation. Les  perditions,  d’érosions  des avoirs  étatiques à cause d’une  gestion malsaine  des  recettes fiscales  et  budgétisées ne  peuvent que porter  atteinte  sur  toute la vie des  habitants. Ne prendre que les exemples les plus spectaculaires : ces  fuites des  mallettes des lingots d’or vers d’autres coffres discrets  des  émirats,  des paradis  fiscaux et les carences des  contrôles des bois de rose et autres  essences  de valeur prouvent clairement l’absence de l’intégrité du  système. Combien  d’entre  nous  savent-il que les  aides  des partenaires techniques  et  financiers pour le recensement des  rondins  des  bois de rose  saisis ont  tourné court,  sans que des  résultats  acceptables permettent de redresser une situation commerciale pourtant susceptible d’être redressée au profit du pays ? Où sont partis  les   millions de dollars engagés pour ces opérations et qui en  a profité sans rien  réaliser des  services  attendus. Certaines  sources  font  état d’un  groupe belge à  qui, dans l’illégalité la plus  complète, des  responsables pas  très  honnêtes  avaient  octroyé le marché…Exemples déplorables  parmi tant  d’autres  les retombées financières  invisibles et  disparaissant  vers des coffres à l’étranger en provenance de ces machines  diaboliques à pomper l’argent de l’Etat que  sont GasyNet et cette organisation mafieuse MICTSL  qui  vampirise les  recettes  des  activités portuaires de  Toamasina restent  et  demeurent depuis  des  « décennies » des plaies  béantes  sur les  fronts  de  tous les  responsables  étatiques qui les uns  après les  autres au cours  d’une succession  chronologique pervertie en ont largement  profité tout  en prenant  bien  soin   de se  taire. La  grande  question est maintenant  de  savoir : pourquoi Samfin  et  Bianco n’ont presque jamais mis le  nez dans les  activités douteuses des  directeurs généraux   et  des  directeurs  de  ces organisations dont les  activités relèvent purement  du  gangstérisme international. Très au  fait sûrement de bon  nombre de  dossiers pourris, il est à plaindre  ce  brave Premier ministre qui  a osé pointer du doigt cette gangrène que  représentent les  dessous des  kidnapping (sans nommer encore personne pour le moment)   et bien-sûr des histoires  d’argent  sale qu’on brasse dans l’entourage des hautes personnalités. Et  quand il  fait allusion  sur la  nécessité de  « préserver les  acquis », on  souhaite de  tout cœur qu’il pense aux efforts  que lui  et  son  équipe ils  avaient accomplis, mais pas aux  biens mal acquis de quelques  courtisans.

 

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