La Gazette de la grande ile

SENTINELLE: L’inflation et ses dérives…

Publié le 06 février 2018

Ce n’est plus un secret pour personne, le coût de la vie a pris son envol alors que le pouvoir d’achat du citoyen est en baisse. Comme les malheurs des uns font le bonheur des autres, aucun état d’âme n’a été observé par les profiteurs de tout acabit pour réviser à la hausse les prix pratiqués sur l’essence, les transports, les produits de première nécessité et tant d’autres encore…Tout cela se déroulant au nez et à la barbe des tenants du pouvoir qui n’ont rien fait pour juguler les dérives sociétales que les Malgaches sont en train de vivre actuellement. Il est vrai qu’une perte de quelques centaines de milliers d’ariary par mois n’a aucun effet tangible sur le niveau de vie de nos administrateurs. Pour eux, ce n’est qu’une goutte de pluie qui passe sur les plumes d’un canard. Par contre, le quidam qui trime 8 heures par jour sinon plus, sent se resserrer sur lui l’étau de la pauvreté. Les 90% de Malgaches qui vivent dans la survie n’ont aucun moyen pour se sortir de cette impasse budgétaire. N’ayant ni les moyens financiers, ni la capacité intellectuelle, ils n’ont plus d’autres ressources de survie que de tomber dans la délinquance. Quand la majorité de la population est dans ce cas, une augmentation exponentielle des délits est attendue dans les mois qui viennent. A qui la faute ? On ne veut aucunement chercher d’excuse aux crimes perpétrés sur le territoire depuis quelques temps, par contre on veut bien attirer l’attention du gouvernement par l’effet de causalité dérivant de leur manque d’empathie. Oui la qualité d’empathie qu’un bon dirigeant doit posséder pour mener à bien sa mission quand il est aux rênes du pouvoir. Ceci nous amène à dire que «  gouverner c’est prévoir », mais le fait est là, le fonctionnement individuel de la pensée de nos responsables étatiques s’arrête au-dessous de leur nombril. Il est vrai que ces derniers ont hérité de la déliquescence du système éducatif malgache en vigueur depuis des dizaines d’années. La situation délétère régnant dans notre belle île n’est que la résultante d’une politique plongeant le pays dans les méandres de l’inculture génératrice de pauvreté intellectuelle, spirituelle, morale et financière. Cette dernière conjuguée avec un encadrement juridique non seulement incompétent mais aussi corrompu, ont fini par jeter nos concitoyens dans les affres d’une société sans repère, et où la fortune seule est digne de respect, car l’argent a fini par suppléer aux lois.  Depuis quelques temps, des encarts ont été constatés dans les journaux, interpellant le gouvernement à mettre un terme à ces kidnappings successifs se passant sur nos sols. Ce furent les cris du cœur d’une frange de la population excédée par ces crimes répétitifs. Le hic dans l’action de ce groupement est la façon trop timorée d’une argumentation soucieuse avant tout de préserver les relations avec les institutions gouvernementales. Malgré son poids social avéré vu les signataires apposés dans  l’encart des journaux de la capitale, le message envoyé est trop plein de retenue pour avoir un véritable impact sur les destinataires. Effectivement, il n’a pas osé formuler le bât qui blesse par peur sûrement d’un retour de manivelle de la part de nos dirigeants. L’effet escompté dans la déclaration commune est loin d’être probant pour un lobby de cette importance. Il fallait qu’il dénonce les incompétences étatiques perçues qui ont permis la démultiplication des enlèvements dans nos contrées. En effet, pour l’éradication de ce phénomène criminel, le groupement aurait pu s’appuyer sur son influence pour exiger la révision de l’interface judiciaire ajustant les sanctions extrêmes à ce délit. La condamnation à perpétuité ou la peine de mort effective pour les kidnappeurs sont les seuls moyens vraiment efficaces pour lutter contre ce fléau. La Sentinelle pour sa part s’efforce d’interpeller le gouvernement à bien gérer cette inflation qui est effective, en la mettant au rang des priorités nationales. Les dégâts qui peuvent s’ensuivre alors qu’on est à la veille des élections présidentielles 2018, risquent d’être irréversibles pour une nation qui veut pérenniser les procédures démocratiques. Mais est-ce vraiment la bonne solution ? Ce peuple merveilleux de patience, de générosité, de gentillesse et qui a ce pouvoir d’encaisser les coups durs de la vie en ayant comme unique espoir la grâce de Dieu,  pêche par son fatalisme et sa passivité dont il fait preuve, mais qui ne doivent plus avoir trait de nos jours…

Max Randriantefy   

 

 

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