La Gazette de la grande ile

Ravinala Airports: Un bel atterrissage si …

Publié le 09 février 2018

C’est avec un air plein de satisfaction, mais aussi de fierté que le président de la République a quitté le chantier de l’aéroport d’Ivato, lundi dernier. Durant toute une matinée, il a constaté l’avancement des travaux et a pu s’enquérir auprès des responsables du projet du reste des travaux à faire.

Les charpentes servant de support au grand aéroport international avec 3 passerelles d’embarquement et de débarquement directes aux avions sont en cours d’installation tandis que la rénovation de la piste est annoncée pour bientôt avec peut-être la possibilité de ravitaillement en carburants des aéronefs pour un fournisseur autre que celui qui vend sans doute le kérosène le plus cher au monde.

Bref, le chantier est bien lancé et qu’importe s’il ne sera terminé qu’en 2019, il restera le plus grand chantier du mandat de Hery Rajaonarimampianina. Le projet est d’autant plus grandiose que l’Etat malgache n’a pas dépensé un seul ariary pour sa réalisation. Ce sont les usagers eux-mêmes qui y ont contribué à travers les redevances de concession jugées trop élevées. On sera donc très impatient de voir ce nouvel aéroport terminé s’il vaut vraiment le sacrifice demandé aux usagers et s’il sera plus beau que celui de Maurice qui a coûté nettement moins cher que celui d’Ivato.

En tout cas, l’atterrissage de cette nouvelle aérogare est annoncé des plus prometteurs. Et le président Rajaonarimam-

pianina sera d’autant plus fier si son principal collaborateur qui a négocié et décidé le taux de redevance se décide à lever toutes les suspicions et ambigüité sur ce vaste projet. James Andrianalisoa, il s’agit de lui en effet, est-il resté DG de l’ACM ou a-t-il continué de cumuler cette haute fonction avec celui de dirigeant-propriétaire de la société parisienne Aero Safety & Environment Consulting dont l’objet social est, entre autres, apporteur d’affaires ?

Toujours est-il que pour éviter tout conflit d’intérêt et asseoir sa notoriété et celle du président de la République dont il est aussi l’un des conseillers spéciaux, il devrait jouer de la transparence en publiant ses comptes. Après un long retard, il a fini par déposer les comptes clos le 20 septembre 2016, mais toujours avec la clause de confidentialité, c’est-à-dire non accessible, sauf aux  autorités françaises habilitées à le faire. M. Andrianalisoa en fera peut-être de même pour l’exercice clos au 3ème trimestre 2017. Et pourtant, pour son honorabilité et surtout celle de son chef en cette période électorale, James Andrianalisoa a tout à gagner en publiant ses comptes. Il peut compter sur La Gazette pour les publier. Gracieusement.

Sa

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