La Gazette de la grande ile

EDTIO: Le pire n’est jamais certain

Publié le 14 février 2018

Si on croit avoir vu le pire à Madagascar, on se trompe fondamentalement, on ne peut même plus dire ça ne peut pas être pire car le pire n’est jamais certain. Ces derniers mois on a eu une série de kidnapping et d’évasion de détenus. Et même si chaque kidnapping émeut les gens, même si chaque kidnapping angoisse tout le monde car les malfrats peuvent facilement se tromper de cibles, car c’est une erreur de croire que cela n’arrive qu’aux autres, malgré tout cela les kidnappings se suivent et ne se ressemblent pas. Malgré tout cela on n’a pas vu une action concrète pour que cesse ce drame, malgré tout cela on n’a pas vu une arrestation et une condamnation de ces personnes qui se font de l’argent par cet acte. Chaque mois a son lot de victimes et ce sous le regard passif finalement de beaucoup de gens. Les horreurs de kidnapping ne sont pas résolus que viennent se greffer dessus les évasions de détenus. Tsiafahy, Antanimora, des noms tristement célèbres comme lieu de détention d’individus dangereux, et voilà que des individus réputés dangereux s’évadent comme par magie de ces prisons. On a eu le cas Houcine, on a eu les évadés d’Ikongo et là on a les trois évadés d’Antanimora, leur mode d’évasion à chacun fait penser à des bandes dessinées, tellement grotesque que l’on a du mal à croire à une évasion. On se croirait dans un film, sauf que c’est un film d’horreur et ce qui éloigne tout cela des bandes dessinées c’est qu’on ne trouvera pas les évadés avec du goudron et des plumes. Quand on vit dans un pays où les kidnapping deviennent légion, où les évasions deviennent monnaie courante, on se demande dans quel pays on vit, on se demande surtout s’il y a encore un État?

D.R.

 

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