La Gazette de la grande ile

Démission de Jacob Zuma: Matière à réflexion

Publié le 16 février 2018

Désavoué par la population, mais aussi par son parti politique à la suite de nombreux scandales, Jacob Zuma président Sud-africain a finalement démissionné de son poste de président de l’Afrique du Sud mercredi soir lors d’un discours retransmis à la télévision. Puis, au fil des informations, le lendemain de cette démission, Cyril Ramaphosa chef de file du parti au pouvoir l’ANC (African National Congres) a pris les rênes du pays et veut faire de la lutte contre la corruption sa priorité. Jacob Zuma s’est plié aux ordres de son parti politique, l’ANC. Si on revient sur les débuts de sa fin, le président Sud-Africain a été impliqué dans des affaires de corruption. Il était aidé par les trois frères Gupta Ajay, d’origine indienne qui étaient impliqués dans les affaires de l’Etat, de la nomination de ministres aux pressions pour obtenir de juteux contrats publics. Selon la presse locale, 220 millions de rands (La monnaie locale) auraient été détournés au profit des trois frères. Pourtant, ce président Sud-Africain était dans le temps une des figures emblématiques de la lutte anti-apartheid au côté de Nelson Mandela. Mais son ascension politique était marquée par de nombreuses polémiques. Proche du président Nelson Mandela et de son prédécesseur Tambo Mbeki, cela fait maintenant neuf ans que Jacob Zuma était à la tête de l’Etat arc-en-ciel. Dans un premier abord, on pourrait penser que cette démission n’a pas d’incidence dans la conduite de nos affaires internes, pourtant les politiciens malgaches doivent y trouver matière à réflexion. Que ce n’est pas parce qu’on est chef d’Etat qu’on n’est pas fautif. Madagascar a beaucoup à apprendre de l’Afrique du Sud en ce sens que c’est un des pays africains qui a su prospérer tant au niveau économique que politique après les ères de domination coloniale européenne en Afrique. L’héritage que Nelson Mandela a laissé ne pouvait permettre un quelconque abus de la part de leurs dirigeants. Un principe qu’un pays démocratique digne de ce nom se doit de respecter. Pour Madagascar, le chemin à faire reste encore long. Les abus d’avant continuent encore aujourd’hui, et dans une proportion encore plus désastreuse. Contrairement à ce cas de l’Afrique du Sud, ou le parti politique prennent leurs responsabilités en cas de transgression aux lois de leurs membres élus, chez nous la situation en est tout autre. Les partis politiques ne prennent aucune responsabilité, au contraire, les partis politiques au pouvoir semblent même cautionner ces agissements. A tel point que le principe de l’Etat de droit n’est plus qu’une histoire ancienne. Le pire, puisque l’exemple vient d’en haut, c’est l’ensemble de la société qui se trouve gangrener par le phénomène de la corruption.

Manou R.

 

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