La Gazette de la grande ile

Gestion des catastrophes ou gestion des risques et catastrophes?

Publié le 19 février 2018

Samedi soir, grosses pluies dans la capitale, comme à chaque saison des pluies et avant que ne commence la saison des pluies, des voix essaient de se faire entendre pour les curages des canaux d’évacuation d’eaux, des voix essaient de se faire entendre ou des plumes essaient vainement d’attirer l’attention sur les dangers lors des prochaines saisons des pluies…mais peine perdue, les divers proverbes, les jolies tournures de phrases dont nous avons le secret font perdre de vue le danger. Ne dit-on pas « mandrimandry manan’aretina » pour parler de notre lymphatisme légendaire ; ne dit-on pas « ririnin-dasa tsy tsaroana » pour se dédouaner d’oublier la rigueur de l’hiver dernier et découvrir que cette année l’hiver est particulièrement rude ; ne dit-on pas souvent avec  » fierté » que nous sommes au pays du « moramora »? Une fois de plus, comme lors de précédentes années, la saison des pluies a tué. Un gros bloc de pierre qui tombe sur des maisons…et c’est avec douleur que les familles des disparus vont parcourir le restant de leurs jours, vont angoisser à chaque saison des pluies. Cette disparition renvoie qu’on le veuille ou non à celles successives de 2015 lors de la saison des pluies, des décès dus à des éboulements de terrain dans la capitale…des choses qui ne devraient plus se reproduire, car logiquement un organisme est là pour gérer non seulement les catastrophes, mais aussi les risques et même au-delà de cet organisme qu’est le BNGRC, n’est-il pas du devoir des présidents de fokontany et autres responsables de prévoir aussi les risques? La saison des pluies apporte son lot de catastrophes et cela n’est pas nouveau. Ce qui est étrange c’est que rien n’est fait par les autorités pour prévoir les catastrophes, pour gérer les risques et les catastrophes…et une fois de plus, on sortira encore les belles tournures de phrase disant « tora-bato avy any an-danitra ». Entre temps des familles entières disparaissent…et plus tard dans d’autres régions, on verra le bureau de gestion des risques et catastrophes qui va distribuer des vivres!

Claude Rakelé

 

Effondrement à Ampamarinana : 7 morts et 8 blessés

Durant le week-end dernier, la météo a fait des siennes en arrosant la capitale et en causant de nombreux désagréments tels que la montée des eaux et les éboulements. En effet, la pluie a été abondante depuis le vendredi 16 février 2018. Les quelques précipitations de ces derniers temps ont suffi à causer des dégâts considérables, incluant un effondrement mortel à Ambanin’Ampamarinana. La foudre se serait abattue sur le rocher d’Ampamarinana à l’ancien emplacement du slogan « Antananarivo », ce qui a conduit à l’effondrement d’un rocher de plusieurs tonnes à Ambanin’Ampamarinana, du côté de Mahamasina détruisant 3 bâtisses. L’accident s’est déroulé samedi soir aux environs de 20 heures provoquant la mort de 7 individus dont 5 enfants et 2 adultes. Mis à part cela, il y eut 8 blessés qui suivent à l’heure actuelle des soins à l’hôpital HJRA, selon les dernières informations. Cet accident est perçu par un grand nombre de personnes comme un signe de mauvais augure, car depuis des décennies on n’a jamais vu une telle situation se produire. Les superstitieux croient dur comme fer que Madagascar est maudit, surtout avec les diverses catastrophes qui s’abattent sur le pays (invasion de sauterelles, sècheresse, inondation…). A part cet accident, le niveau des eaux a monté considérablement et nombreux foyers dans les bas quartiers envisagent déjà le pire d’autant que l’eau arrive déjà dans certains foyers. Notons que dans la capitale, la moindre averse suffit à mettre sous les eaux les rues de la ville vu que la majorité des canaux d’évacuation sont bouchés par les diverses ordures en plastique. La pluie est une arme à double tranchante, bénéfique pour le milieu rural en termes d’agriculture, mais menaçante pour le milieu urbain en raison des éboulements et inondations qu’elle engendre. Les pluies torrentielles de ces derniers jours ont d’ailleurs provoqué des glissements de terrain dans plusieurs quartiers de la capitale.

Jean Riana

 

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