La Gazette de la grande ile

Transport en commun : l’anarchie empire

Publié le 19 février 2018

Rentrer chez soi n’est plus une chose facile pour les habitants de Tananarive et ses périphéries.  C’est même devenu un calvaire de tous les jours. Pour cause, les fameux ‘’taxibe’’ qui demeurent encore jusqu’ici le seul moyen de transport à la portée des Tananariviens ne vont plus jusqu’au terminus. Une anarchie qui ne date pas d’hier, mais la situation s’empire encore en ce moment. Vers le milieu de l’après-midi, les arrêts de bus commencent à être bondés de personnes. C’est là que les chauffeurs et les receveurs profitent de la situation, dans leurs appels, on entend dire qu’ils n’iront plus jusqu’au terminus, c’est à peine s’ils arrivent à mi-parcours. On rencontre la même situation le matin aux heures de pointe, quand tout le monde va au travail ou à l’école. Le but des transporteurs : faire le plus de nombre de tours possible en un temps record et au détriment des usagers. A savoir aussi que les frais de transport restent toujours les mêmes. Les voyageurs doivent toujours s’acquitter du tarif de transport complet même si le taxibe n’arrive qu’à mi-chemin de ce qui est prévu dans les cahiers de charge. Résultat : les usagers doivent débourser le double voir le triple des dépenses en transport prévues initialement. Les lignes regroupées dans la coopérative de transport urbain appliquent cette manœuvre. Mais ceux qui font plaindre le plus les usagers c’est ceux regroupés dans les coopératives de transport suburbaine. On cite souvent les lignes ‘’D’’ reliant la capitale à Ivato et Anosiala, ceux qui relient la capitale à la commune d’Itaosy, ou encore la ligne E qui joint la commune d’Ambohimangakely, les lignes reliant  la capitale avec Tanjombato. A titre d’exemple, un usager des lignes 112 et 114 desservant la capitale et la commune d’Antehiroka (Ambohibao) se plaint qu’aux alentours de 18 heures, ces lignes qui ont pour primus Analakely et pour terminus respectivement, Ambatolampy, Ambohijanahary, Morondava et Andranoro, c’est à peine s’ils arrivent à Ambohimanarina. Pareil pour la ligne H qui dessert Ambohimangakely, c’est à peine s’ils arrivent jusqu’à Mahazo. En cette saison des pluies, avec les nids de poules et les embouteillages qui vont avec, la situation s’empire. Les coopératives ne prennent plus leurs responsabilités. Quant- aux forces de l’ordre qui devraient être le dernier rempart du peuple, ces mêmes usagers dénoncent que c’est moyennant la somme de 1.000 Ariary de la part des transporteurs que ces derniers peuvent faire ce qu’ils veulent. En ce qui concerne les heures de travail, il est prévu dans les cahiers de charges que les transporteurs doivent assurer le transport jusqu’à 20 heures du soir, ce qui n’est pas le cas. Les habitants désireux de rentrer chez eux sont déjà livrés à eux-mêmes dès 18h, le nombre de bus encore en service à cette heure est déjà réduit à moins de la moitié. D’un autre côté, l’état des véhicules utilisés dans ces transports est parfois déplorable, pour ne pas dire une épave embulante. Ajoutés à tout cela, des chauffeurs et aide-chauffeurs qui ne se préoccupent guère de la moindre politesse et respect envers leurs clients. Pourtant, les coopératives, à chaque fois qu’ils révisent à la hausse les tarifs de transports, promettent toujours aux usagers une amélioration des qualités de service, une promesse qui n’est pas du tout tenue jusqu’ici si on se réfère à ces constatations. Le verdict est sans appel, ni les autorités en charge du contrôle de ces services publics, ni les coopératives qui semblent être  complices avec les transporteurs ne prennent plus la peine d’observer les règles régissant le service public dans ce domaine. C’est toujours la population qui en paye le prix fort. Obligée d’improviser à chaque fois des solutions qui sont toujours coûteuses et même au péril de leur vie, sachant qu’un usager contraint de marcher le soir en rentrant chez lui faute de moyen de transport est à la merci de l’insécurité grandissante actuelle.

Manou Ranaivoson

 

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