La Gazette de la grande ile

sentinelle: Légitimité et légalité en perpétuel combat …

Publié le 20 février 2018

Il est  vraiment dommage que la société actuelle bute sur des concepts comme la légalité et la légitimité. En effet, une confrontation sur terrain de ces deux notions fait rage depuis quelques temps. La légalité est bousculée par la légitimité sur tout le territoire de Madagascar. L’application plus que vacillante sinon inexistante de la loi a renforcé l’apparition un peu partout d’actes légitimes. Sur ce, on se demande si l’Etat de droit existe encore dans notre pays. Il est vrai que la mise en application de ce dernier nécessite la probité du gouvernement et de ses exécutants légaux. Une citation française de G. du Bartas dit « Tout le reste est peu sain quand la tête est malsaine ». Une des pires situations qu’une nation puisse subir est la défiance de la population envers les éléments chargés d’appliquer la justice. Tous les niveaux de l’appareil juridique semblent être gangrenés par la corruption ou au moins par le trafic d’influence. Le niveau intellectuellement limité de la population qui se livre aux vindictes populaires qu’elle considère comme des actes légitimes donc immédiatement opératoires, est un frein certain pour l’espérance de vivre un jour dans le respect de la légalité. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres où le peuple est toujours dans la confusion sur la compréhension  des deux notions que sont la légitimité et la légalité. Au fait, dans un sens elles se complètent mais ne se ressemblent pas. Un projet de loi doit passer par la légitimité c’est-à-dire qu’elle doit être acceptée au niveau du peuple d’abord, avant de passer aux niveaux de la chambre basse (parlement) et de la chambre haute (sénat), pour être soumis en dernier lieu à la haute cour constitutionnelle (HCC). Ce n’est qu’après être passé par toutes ces instances, qu’un projet de loi acquiert le rang de loi. Alors la légalité  serait justifiée quand on la met en application. Comme plus de 90% de la population malgache ignore les péripéties de l’adoption d’une loi par la nation, transgresser cette dernière par ignorance est coutumier dans nos contrées. L’insuffisance de la communication entre l’Etat et le peuple malgache contribue elle-aussi à maintenir en vigueur l’obscurantisme qui règne au pays.

Alors il serait mieux de revoir et de corriger ces manquements pour être dans le respect des droits de l’Homme. Mais ce n’est pas seulement pour cela que ces phénomènes continuent de plus belle, car comme avancé antérieurement, la confiance ne règne plus entre les administrés et leur gouvernement. La justice était l’abonnée absente des décisions administratives prononcées pour des délits de tous genres. En effet, sur le territoire malgache l’argent a remplacé la justice puisque souvent dans un procès intenté à un criminel, de deux choses l’une : soit les coupables  bénéficient d’un relax pur et simple, soit les sentences ne sont pas à la hauteur du délit, permettant ainsi aux délinquants de se pavaner de leur impunité devant la loi, tout en faisant la promesse de se venger. Souvent pris entre deux feux qui sont ; la vengeance mortelle des prévenus relâchés par la justice, et l’emprisonnement après une vindicte populaire, la population  choisit le moindre des maux. En lynchant les délinquants, les gens se justifient par cet acte barbare, qu’ils sont dans un cas de légitime défense. Le dur  combat que nous offrent les concepts de la légalité et la légitimité sur notre île où, l’Etat de droit n’est pas une priorité à réacquérir, la  conséquence logique est que le pouvoir en place n’est pas encore prêt à garantir la sécurisation des biens et des personnes.

Pour éteindre ces feux qui couvent et qui minent notre société, il nous faut  cesser d’être timorée dans nos projets de loi. La remise à jour de la peine de mort d’une façon effective, avec exécution sur la place publique sera une des principales actions à prononcer pour :

-le meurtre avec préméditation,

-la corruption de très haut niveau,

-le kidnapping,

-le viol de bébé.

-la participation d’un élément des forces de l’ordre à toutes opérations criminelles comme : attaque à mains armées, vente ou location d’arme.

La loi est dure mais c’est la loi (dura lex sed lex). Pour le commun des mortels, tuer ne sera jamais un plaisir, et il est désolant d’en arriver à ce point. Mais il est aussi légitime d’essayer de prendre la défense de nos concitoyens et de nos propres familles, en essayant de réduire la criminalité galopante sur nos terres, par des moyens à la mesure des crimes commis. Seuls ceux :

-qui sont dans l’intégrisme religieux échappant au pragmatisme de la survie,

-qui se sentent bien à l’abri dans le confort d’un site protégé,

-qui défendent  les droits de l’Homme en clamant haut et fort leur humanisme envers des criminels, et ce en faisant fi des droits des victimes innocents de ces derniers,,

-qui ont fait ou qui sont susceptibles de faire les actes criminels suscités,

-qui n’ont pas d’empathie pour une population qui vit dans l’angoisse perpétuelle de jour comme de nuit, s’érigeront contre ces réformes demandant aux instances judiciaires l’ajustement « des sanctions-aux crimes ». L’objectif escompté dans l’effectivité de ces sentences qui doivent se passer sur la place publique, est surtout de frapper l’imagination des délinquants potentiels. Ce choix est fait en guise d’avertissement pour dissuader toutes velléités de prendre le même chemin. Vu l’urgence de la situation qui prévaut actuellement, et où il ne se passe plus un jour sans qu’il y ait une de ces exactions. La demande populaire épousant cette façon radicale de résoudre ces problèmes sociétaux se fait entendre de toutes parts. Mais pour que cela soit, il faut le faire dans les règles de l’art. C’est-à-dire qu’il nous faut rentrer dans la légalité en réunissant un certain nombre de signatures pour qu’un projet de loi sur ces crimes et peines suscités, soit  déposé à la chambre basse pour être soumis à une étude au préalable  qui aboutira à un vote.

Max Randriantefy

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