La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Les profits illicites et les misères des crises

Publié le 21 février 2018

A mesure que le mirage  de l’échéance électorale approche, la polémique fait  rage à propos du passé des prétendants à la magistrature suprême et de l’opportunité ou pas  du retour  de l’un  ou l’autre à la tête du pays. Si au  sein  du pouvoir on ne ménage pas les efforts pour ancrer  dans la tête des  électeurs la nécessité de remettre  en  selle un président  sortant dont le  bilan  n’est  tout à  fait  convainquant, Andry  Rajoelina même s’il n’a pas  encore  avoué officiellement sa  candidature, après  une « rentrée politique » médiatisée à  dessein,  les observateurs ont  tous compris que « ses intentions laissent peu de doute.» L’autre (Marc du parti TIM)  sérieusement handicapé par une  condamnation qui le met d’office au  ban de la course à la  présidence,  se  débat  désespérément  dans  un combat  d’arrière-garde en proférant des menaces inutiles qui n’impressionnent personne. Il fait comme  si la mémoire  collective n’a pas  retenu la longue liste des  excès  et violations  de nos lois dans le  cadre du fisc, des prélèvements irréguliers dans les  caisses  du  Trésor et de la Banque Centrale. C’est loin  d’être un  hasard si, par monts  et par vaux le parti présidentiel HVM court à la poursuite  d’une aura de sympathie électorale ces  derniers  temps. L’équipe  actuelle au pouvoir a également des  tas de choses à se  reprocher.

La mauvaise  réputation des années  de mandat récent ridiculisé par une  gouvernance salie par les  agissements blâmables des  responsables institutionnels ne plaident  guère  en  faveur d’un retour  en  zone de n’importe quel  candidat que la troupe de Rivo Rakotovao va aligner sur  le starting-blocks. L’ancien président de la Transition n’est pas mieux loti à  cause des  relents d’utilisations  abusives  des prérogatives  étatiques  au profit de  riches  affairistes indiens  et  pakistanais,  de  parrains  du trafic illicite des  bois  de  rose, de proches  collaborateurs  qui ont  facilité le pillage  des financements  consacré aux fournitures en matériels  et  en  carburants de la  Jirama. Les   signatures  de  son ami intime  Haja  Resampa sont là pour prouver à  quel point le  régime putschiste est mouillé jusqu’au cou dans toute une série de  détournements des deniers  de l’Etat. Dans  sa  tapageuse communication  radiotélévisée de  samedi  dernier,  celui  qui  a été l’homme  fort de la Révolution  Orange « n’a pas manqué de tacler le bilan de son ancien ministre des Finances et actuel président de la République ». Il s’imagine à tort que la population  de  cette île  a la  mémoire  si courte  au point  de ne pas se souvenir de ces compromissions financières de Mamy Ratovomalala  à propos du  gisement  de fer  de Soalala  et les  centaines  de millions de  dollars  grappillés à  gauche et  à droite  auprès des investisseurs miniers contre des somptueux  bakchichs et participations actives à des  envois de mallettes  de lingots  d’or vers  l’étranger. A l’époque, toutes  ces  activités répréhensibles passaient comme des lettres à la poste. Et pour cause, la corruption  aidant le  système  judiciaire  était verrouillé au sommet.

Pour  donner le change, les grosses légumes  de la Transition mettaient  en place des opérations d’apparence  caritative derrière lesquelles de l’argent  de l’Etat était mis à  contribution avec  des  retombées commerciales illégales  dans des  comptes  bancaires  aux noms  d’amis  complices. L’inventaire très  fourni des  détails des péchés financiers intérieurs  et  hors  frontière d’Andry Rajoelina serait trop long à énumérer. Sous la houlette  de  celui qui l’a  fait Argentier  de  cette véritable principauté d’Antaninarenina, Hery  Rajaonarimampianina n’a pas  su mériter la confiance des 2.060.124 électeurs qui ont  contribué à l’obtention  de sa victoire  avec 53,49% des votes au second  tour. A  cause d’un  attelage  de  courtisans opportunistes rapaces qui n’ont pas  suivi le  rythme de la détermination de  celui qui  a déclaré publiquement lors de  son investiture «Il  est de notre devoir de faire honneur au mandat que le peuple nous a confié. » Au lieu de le  soutenir pour faire « table rase des pratiques du passé »  Afin  de « Rétablir la confiance de l’Etat » et « réformer la Justice de l’Etat ». « La Justice devrait être accessible à tous et égales pour tous. Nous devrons lutter contre l’impunité et restaurer la confiance des Malgaches et des Etrangers dans notre Justice », disait-il. Les résultats ne  sont pas probants : les  dossiers  des  affaires  à  scandales  se  suivent et les responsabilités des personnalités  impliquées éclatent au  grand  jour sans  aucune possibilité de prouver le contraire. Poussé à bout, le  couple présidentiel n’avait  trouvé  rien  d’autre que  de s’investir en  personne pour « sortir ce pays et sa population de la pauvreté, d’amener un développement, d’exploiter les ressources qu’il y a dans ce pays pour le bien de sa population.» Un communiqué officiel affiche  clairement qu’accompagné de la  Première Dame, le président d’une 4ème République mal partie  avec une  constitution bancale « est venu rencontrer les sans-abris d’Antananarivo, dans la nuit du 30 décembre. Il a discuté avec les familles et les personnes esseulées qui dorment dans les tunnels  q’Ambohidahy,  d’Ambanidia, de Behoririka, de Tsiazotafo, d’Antohomadinika, et d’Anosy. Pour le Chef de l’Etat il  s’agissait d’aller vers les plus démunis, pour leur témoigner de son souci d’oeuvrer en faveur des plus vulnérables et leur délivrer un message d’espoir, mais aussi pour leur remettre de l’aide en cette fête de fin d’année.  Est-ce  suffisant pour  renverser la  vapeur des années  d’un mandat de  misères ? Ecoute la réponse dans le  vent de ce  climat préoccupant de la période pré-électorale…

 

 

 

 

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