La Gazette de la grande ile

Edito: Qu’ils crèvent tous !

Publié le 21 février 2018

Malgré les promesses du fournisseur habituel, la société Chemtech et la centrale d’achat publique Salama, le pays n’est toujours pas fourni d’acide pour l’hémodyalise. Et pourtant, les ruptures de stock ont débuté depuis le mois de décembre. Chemteck a quand même pu importer quelques bidons du précieux liquide à des prix exorbitants tandis que le nouveau venu en matière d’approvisionnement en consommables pour hémodialyse a littéralement oublié en rade le conteneur chargé de bidons de liquide dialysant devant être embarqué pour Madagascar.

Outre cet oubli criminel de Salama, on explique aussi la pénurie par les surcharges au terminal conteneur de Toamasina qui incite les bateaux à rester au large pour ne pas subir de coûteuses surestaries à quai à cause de la longue durée prise par les opérations de déchargement. Mais il y a aussi l’irresponsabilité des dirigeants, médecins, qui sont forcément au courant de la situation laquelle, rappelons-le encore, remonte au mois de décembre. Résultats : après le décès de plusieurs patients, des dizaines de malades atteints d’insuffisance rénale chronique, sont littéralement à l’agonie.

Ces dernières semaines, ces patients ont pu survivre grâce à la compréhension des rares centres d’hémodialyse disposant de stock suffisant d’acide dialysant. Mais ces centres sont aussi en train d’épuiser leurs réserves et leurs patients habituels sont tout simplement en danger mortel aussi.

Malheureusement, les pouvoirs publics s’en foutent complètement. Ils pouvaient bien réquisitionner le port de Toamasina et l’opérateur du terminal conteneur MICTSL pour traiter en priorité le bateau transportant le liquide dialysant. Quelques coups de fil appuyés par un papier officiel suffisent pour débloquer la situation et sauver des dizaines de vies.

Du temps de Marc Ravalomanana, Madagascar avait vécu presque la même situation avec une pénurie d’insuline. Des médecins qui lui étaient proches ont réussi à le convaincre d’importer en toute urgence par tous les moyens le liquide magique contre le diabète. En 24 heures, il a réussi à faire parvenir à Ivato 1 million de doses. L’acte a séduit la fédération internationale de lutte contre le diabète (une des causes principales de l’insuffisance rénale) et satisfait l’ego de Marc Ravalomanana devenu très sensible à la chose médicale. C’est sans doute la raison pour laquelle il avait organisé sur place le controversé examen d’admission à l’agrégation des médecins malgaches. La quasi-totalité de ces professeurs sont aujourd’hui à de hautes fonctions. Mais aucun, semble-t-il, ne s’est mobilisé pour tenter de débloquer la triste situation des dialysés, ni réussi à sensibiliser les décideurs politiques  à agir. Eux tous pensent peut-être qu’il vaut mieux que les dialysés crèvent pour ne plus dilapider malgré eux le patrimoine familial à soulager une maladie incurable. Et si on jette la même malédiction à toutes ces hautes personnalités politiques et économiques qui détournent nos richesses nationales ?

Sa

 

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