La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE : Le syndrome de Jacob Zuma…

Publié le 22 février 2018

Que ceux qui paniquent parce  qu’ils ont  plus à perdre  qu’à  gagner dans les prochains  jours  se  rassurent. Il ne  s’agit encore ici  que des jours  qui  restent avant la prochaine  alternance  qui ne manquera pas  d’avoir lieu. Peu importe  la  forme que prendra la voie qui mènera  ce pays vers un renouveau. Ce  qui  est  sûr est que le  jour  viendra où  le nouvel ordre  s’installera après  avoir  fait « table rase » d’un  récent passé d’un mandat qui n’a pas  fait le  bonheur de  tout un peuple  « appauvri » par le  bon vouloir cupide  et  égoïste d’une  bande  d’aventuriers qui  derrière le  dos de  Hery Rajaonarimampianiny n’a fait que profiter d’une mauvaise  gouvernance pratiquant allègrement le principe  du « les  copains  d’abord » en  se servant dans les caisses  de l’Etat au lieu  de  servir les habitants  de  cette île. Dans le vol  d’Air France à  destination  d’Ivato Aéroport dans la  nuit du mardi  au mercredi, les passagers en  classe économique ont eu l’insigne  honneur et la  surprise de serrer la main à qui ? Devinez ! De retour  d’un saut incognito dans la  capitale française, le  président Hery Rajaonarimampianina a eu l’occasion  de jauger  en  grandeur nature le niveau  de  son impopularité. De l’avis de quelques passagers, peut-être tendancieux  la  froideur de l’accueil (même pas un…sitting ovation) était fort significative quant à l’attitude en  général de ses  compatriotes présents au cours  du vol. Le conseil des ministres d’hier  aura beau convoquer le parlement en  session  extraordinaire pour examiner « les projets de lois organiques relatives au régime général des élections et des referendums, à l’élection du Président de la République, les projets de lois sur la lutte contre le blanchiment  de capitaux et le financement du  Terrorisme  le recouvrement, l’affectation d’avoirs illicites ainsi que celle « modifiant et  complétant certaines dispositions de la loi n°2014-020 du 27 Septembre 2014 pour enfin (l last but not least) pour  enfin donner aux présidents  des  Fokontany le sacre qu’ils auraient pu  avoir  avant celui de n’importe quel Chef de l’Etat. Même si «En raison de l’urgence » le dit décret entre immédiatement vigueur, le mal  est  fait. Ces  dispositions légales auraient dues être prises  lors des  cent premiers  jours du mandat du premier président  de la République. Il était à l’époque « en état  de  grâce », alors  que  dans le contexte  actuel le  régime  est  en  disgrâce. Dommage !

 

Qu’on le  veuille ou non, la loi  de la proximité  oblige le sort final  du président Jacob Zuma, harcelé par les  grosses pointures  de  son propre parti l’ANC pour lequel, il avait  consacré toute sa jeunesse dans les cellules  de la  prison  de Rhodes Island en  compagnie Nelson Mandela. Les  dépêches  de  RFI depuis  cette  semaine  rapportent que rattrapé par les multiples  affaires à  scandales, le chef d’Etat  est poussé vers la porte de  sortie : «C’est officiel, le nouveau secrétaire général du parti, Ace Magashule, vient de le confirmer, l’ANC a décidé de rappeler le président Jacob Zuma. Cela veut dire que la majorité des dirigeants de l’ANC, réunis lundi soir, se sont prononcés en faveur d’un rappel. C’est l’ANC qui rappelle le chef de l’Etat parce que l’Afrique du Sud est un système parlementaire. Une fois élu, le parti déploie son candidat, en l’occurrence Jacob Zuma. Il a donc également le pouvoir de le rappeler. Surtout que dans ce cas, il y a un nouveau président de l’ANC depuis décembre dernier Cyril Ramaphosa, qu’il y a des élections dans un an et qu’une partie des cadres du mouvement estiment qu’avec Jacob Zuma, l’ANC pourrait perdre ces élections. » La suite  logique  de la manœuvre d’exclusion amorcée par l’ANC a finalement  eu raison de l’entêtement de  celui qui, malgré les insistances hostiles  de son parti,  a  tenu tête à ses  détracteurs. Mercredi dernier 14 février, il a  fait  la Une  de  tous médias  du monde  entier. Pour le «Le Herald : « Le président Jacob Zuma a démissionné de son poste de président de l’Afrique du Sud. Il l’a annoncé en direct à la télévision hier soir depuis Union Buildings, le siège du gouvernement. » Selon Le Monde « Son mandat a été marqué par la corruption et les scandales judiciaires.  L’ANC exigeait depuis mardi que Jacob Zuma quitte ses fonctions et avait prévenu qu’un vote de défiance serait organisé jeudi s’il s’obstinait à se maintenir au pouvoir. Sa démission est intervenue quelques heures après la perquisition effectuée par la police au domicile de la famille Gupta, richissime famille d’origine indienne accusée d’avoir profité de sa proximité avec Jacob Zuma et d’être au centre des affaires de corruption qui ont émaillé son passage à la présidence. (…) Au total, 783 charges de corruption, de fraude et de racket pèsent contre Jacob Zuma. Le parquet doit bientôt dire si des poursuites doivent être engagées contre lui. »

Dans les  colonnes du prestigieux  quotidien parisien on  pouvait lire que pendant que le  président lâché par  sa troupe annonce  sa démission « une descente de police avait lieu à une soixantaine de kilomètres de là, à Johannesburg, visant la résidence et les bureaux des frères Gupta, hommes d’affaires d’origine indienne auxquels Jacob Zuma avait, des années durant, ouvert en grand les portes de l’Etat. Sous sa protection, les Gupta avaient joui d’une splendide immunité, élaborant une « capture d’Etat » qui pourrait avoir coûté des milliards de rands (des centaines de millions d’euros) à l’Afrique du Sud. Depuis leur salon, les frères nommaient des ministres, organisaient des raids sur les entreprises publiques. Pas un juge n’aurait osé toucher à un de leurs cheveux. Et voilà qu’on lançait une opération policière chez eux. » Est-ce  que  ce genre de  revirement  de la situation ne nous incite pas à voir une  réelle similitude  dans les  relations  des  dirigeants de  cette  4ème République  et les personnalités de l’entourage d’Andry Rajoelina  durant la Transition avec des profiteurs étrangers ? Il  fut un   temps où des affairistes d’origine indo-pakistanaise siégeaient pratiquement officiellement  dans les palais d’Etat avec  tous les  avantages  et les  privilèges  attachés à leur présence dans les  centres  des  prises  de  décision. Les finances publiques et même la Caisse  d’Epargne n’ont pas  échappé à la  rapacité de  ces pilleurs. A l’heure actuelle,  de  telles  coopérations coupables  de  favoritisme  abusif en matière de  taxations  fiscales,  douanières et dans le  secteur  de l’immobilier à propos des  combines  pour les  accaparements  de terrains  appartenant à des particuliers  sont devenues plus  discrètes par  crainte  des  vindictes populaires. Mais elles  restent  et  demeurent plus  actives et  envahissantes  dans le périmètre urbain de la  capitale et  sur les sites  des plages  du littoral. A Madagascar, la  société  civile, les  acteurs politiques insoumis au parti HVM et les  chefs des  Eglises  sont  depuis longtemps unanimes pour  adopter les mêmes  déterminations  que l’ANC vis-à-vis  de Jacob Zuma. Ils  semblent  faire preuve de patience  et  de soumission, mais  y regarder  de  très près, excédée par l’affairisme institutionnel de l’équipe  au pouvoir  actuellement,  quelque part le  compte  à rebours a  déjà commencé… Le pays n’attend plus  que le moment où à l’exemple  de  son homologue sud-africain, l’homme fort de la 4ème République jette l’éponge et fasse comme lui en  faisant  sien  cette phrase pleine de sagesse patriotique de Jacob Zuma lors de  sa  démission : « Aucune  vie  ne  doit être perdue  en mon nom ! »

 

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