La Gazette de la grande ile

Science économique: Mélange de splendeur et de misère ?

Publié le 22 février 2018

La science économique est utile dans la mesure où son étude nous permet de dire aux dirigeants ce qu’il ne faut pas faire ; mais elle ne nous dit pas ce qu’il faut faire. La science économique est utile en négatif, pour nous aider à définir les cadres pour l’action ; mais la science économique peut être dangereuse si elle prétend donner des outils d’actions aux dirigeants eux-mêmes. Le scientisme n’est pas loin. Car, les décisions politiques ne peuvent pas toujours se substituer aux décisions individuelles à force de vouloir régenter l’économie. Et à force de vouloir faire ce pour quoi il est le moins apte voire réguler l’économie et produire le « social », l’Etat ne remplit plus les missions pour lesquelles il est le plus apte : à savoir la justice, la sécurité et la défense du territoire. Et ce sont précisément ces services publics régaliens et essentiels qui manquent aujourd’hui cruellement de moyens alors que le poids des prélèvements n’a jamais été aussi lourd sur notre économie… Est-ce qu’il faut s’interroger sur les non-dits d’une telle proposition aux allures de programme : est-ce à dire qu’il faut instaurer un Etat mondial ? Ou qu’il faut simplement corriger les effets négatifs liés à la « mondialisation » ? Mais effets négatifs pour qui et de quel point de vue ? Le travail des enfants est-il négatif pour les pays pauvres ou pour les pays riches qui voient leur commerce extérieur menacé sur des secteurs en particulier ? Et ces effets négatifs sont-ils bien liés à la « mondialisation », devenu l’alibi bien pratique qui ne désigne plus rien à force de désigner tout. Le marché n’est que l’expression des choix des individus responsables et motivés. A partir du moment où l’on refuse toute légitimité au principe même du marché, on interdit aux individus d’exprimer des préférences et de faire des choix, leur ôtant progressivement la capacité de prendre des décisions. C’est la « route de la servitude » pour reprendre le titre d’un remarquable livre de Friedrich Hayek : lois et réglementations en tout genre se chargeront d’agir à notre place, se substituant à notre libre arbitre. Et le résultat est infaillible : la misère se généralise puisque le processus de création de richesses ne fonctionne plus en l’absence de définition claire des responsabilités. Le maître mot est : régulons. Alors les politiciens légifèrent sur le temps de travail, les décisions d’épargne, la retraite, la santé ou l’éducation…etc. Et l’économie malgache continuera de s’effondrer et ses éléments les plus dynamiques continueront de s’exiler. Ce qui est le plus choquant, c’est que la plupart des dérèglements économiques résultant des effets de l’interventionnisme qui aboutissent toujours à des situations grotesques dans lesquelles les gaspillages les plus criants côtoient les pénuries les plus insupportables sont imputés systématiquement à un excès de libéralisme. Et l’on pourrait faire la même observation pour le marché du travail où l’on constate des pénuries de qualifications qui coexistent avec un chômage de masse. Il est évident que lorsque tout est mis en œuvre pour empêcher un marché de fonctionner, ledit marché ne fonctionne pas, et l’offre ne peut jamais rencontrer la demande. C’est le principal enseignement de la théorie économique ; et ceux qui ignorent et méprisent superbement la science économique sont à l’origine des textes et règlements qui étouffent la création d’entreprises et font fuir les innovateurs. Puis, tranquillement installés dans leur bonne conscience sociale, ils se donnent le beau rôle en appelant à manifester contre le chômage, la misère et les inégalités.

Recueillis par Malalanirina

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