La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Les vertus honnies des lois scélérates

Publié le 23 février 2018

En France à une  certaine époque  les responsables  du pouvoir  exécutif « un ensemble de mesures pour sauvegarder « la cause de l’ordre et celle des libertés publiques ». De nos jours à Madagascar les dirigeants  qui  se  sont  succédé  dans la conduite des  affaires étatique ont toujours eu  recours à des lois à  la mise  en oeuvre de procédures expéditives , des répressions disproportionnées par rapport aux actes commis, sanctions lourdes uniquement conçues pour dissuader l’ individu… ». A titre d’exemple, il y avait ces textes de lois  sur la presse et la cybercriminalité votés par le parlement et promulgués comme lois de l’Etat. D’autres mesures furent  également prises à propos des délits  sur les  trafics illicites  des bois  de  rose. Avec les projets de lois  émanant du  gouvernement et qui seront prochainement soumis aux  députés lors de la prochaine  session extraordinaire  du 26 février prochain, d’autres panoplies législatives sur les  élections et les  avoirs extérieurs vont  s’ajouter à celles déjà en  vigueur malgré la  réticence et le  refus généralisé de la majorité des justiciables.

Au pays même de la naissance  de la Déclaration des droits  de l’homme et  du citoyen, les  historiens  nous  rapportent  qu’ « En quelques années, les anciens carbonari qui ont lutté contre le régime de la Restauration se sont métamorphosés en gardiens d’un régime à qui ils doivent leur carrière, leur fortune et la réalisation future de leurs sordides ambitions. Les revendications sociales les plus élémentaires sont de longue date assimilées à une insurrection contre l’ordre établi — et L’Etat de droit n’a de cesse d’affirmer sa capacité de répression. Pour  redorer le blason  d’une  jeune république  de 23 ans — déjà corrompue —  et se rapprocher du peuple,  Sadi Carnot  met en scène son pouvoir :  il diffuse ses portraits aux quatre coins du pays, il participe aux nécessaires œuvres de charité et multiplie ses déplacements dans les provinces  à la manière de Napoléon III — inspiré de l’ Ancien régime. C’est  lors d’un de ces « voyages de souveraineté » à Lyon qu’il est assassiné le 24 juin 1894 par Santo Caserio, un anarchiste italien. (…)  En 1893 et 1894, le gouvernement exploite la panique provoquée par quelques attentats d’anarchistes « individualistes » qui mettent en pratique la « propagande par le fait ». Ces actes, admis par une partie des militants anarchistes ne visent pas les personnes – du moins jusqu’à l’attentat d’Emile Henry, du 12 février 1894, et ses victimes anonymes.  Sous le prétexte de défendre l’ordre social et la sécurité publique, le pouvoir puise alors  dans le « magasin aux accessoires légaux » et initie des lois d’exception accompagnées de peines plus que draconiennes… »

Toutes proportions  gardées, après la mort du  général  Richard  Ratsimandrava,  la population de  cette île a connu une  situation  presque analogue. Mais là où nous  voulons  en venir concerne uniquement ce  reflexe  d’auto-défense  des  dirigeants  actuels à Madagascar, eux  aussi « Sous le prétexte de défendre l’ordre social et la sécurité publique, le pouvoir puise alors  dans le « magasin aux accessoires légaux » et initie des lois d’exception(…)  dans le  but  de  verrouiller les  pratiques démocratiques  de manière à favoriser les objectifs et les finalités non  avouées du parti présidentiel  HVM. Sinon pourquoi avoir  choisi la proximité de la  fin du mandat  de l’actuel  chef  d’Etat pour obliger le Parlement à voter des  textes qui ont pourtant provoqué  des tollés dans tous les  secteurs de la  vie nationale. Connaissant tous  trop  bien cette mentalité de moutons  de  Panurge propre à nos  sénateurs  et  députés depuis que Marc Ravalomanana avait pratiquement  fait  d’eux  des pantins soumis à ses  caprices  de patron  d’entreprise drapé de la  toge d’un dictateur à la  tête  de  tout un pays, comme d’habitude, lesdites lois  seront votées. Tous les moyens sont  bons pour y  arriver  et  les  corrupteurs n’hésiteront pas à mettre les prix  qu’il  faut…Il  est  de notoriété publique au pays  et  jusque dans les  rédactions  des médias  étrangers qui dénoncent « Une corruption institutionnalisée qui ne date pas d’hier(…).Malheureusement, la classe politique est ici encore davantage intéressée par son enrichissement personnel que par le soucis du bien collectif, un état d’esprit qui semble être collectif au continent africain, dont Madagascar est l’un des pays les plus corrompus.» Passons ! La  gravité de la promulgation  de ces prochaines lois  scélérates concerne  surtout le  fait  qu’une fois  adoptées  par un Parlement aux  ordres, au nom  du principe de l’absence  d’effet  rétroactif des lois, elles  écartent de  facto des  rigueurs  de la  loi, toute une  foule  de  copains-coquins, de courtisans voleurs et profiteurs qui, durant toute la  durée  de l’ère Ravalomana, du  régime  de la  Transition et ce mandat  en cours  d’achèvement du premier  président  de la 4ème République n’avaient fait  qu’amasser  des  fortunes  colossales dans  des  comptes à l’étranger. De là à les obliger à  se  soumettre à des  textes ayant force de loi des années après les  actes commis, c’est un peu prendre les  habitants de  cette île pour  des  citoyens  débiles. Qui seront alors les  cibles à atteindre par  ce nouvel arsenal de répression ? Sûrement pas les  nouveaux  riches qui avaient bénéficié des  commerces illicites  des  bois  de  roses, des  arrangements  douteux sur les surfacturations payées  avec  des  deniers publics et milliards  de  dollars perçus à titre de reconnaissance lors des cessions illégales des ressources et patrimoines nationaux à  des intérêts privés. Léa  Ratsiazo a publié le 25 Févier 2015 «On estime à près de 2 tonnes/an la quantité d’or qui sortent illicitement du territoire. Décidément nos frontières sont des véritables passoires géantes. Ce trésor national, comme le reste, est généralement envoyé en Asie dont les contrôles aux frontières sont plus permissifs que ceux de l’Europe. » A partir de  ces  réactions condamnables tardives de l’exécutif,  par  quel miracle le pouvoir  compte-t-il  s’y prendre pour obliger tous  ces  trafiquants  côtés parmi les plus  riches de Madagascar et parvenir à des  recouvrements  et l’affectation d’avoirs illicites ? Une  fois  de plus quelque part  en haut lieu des grands malins s’amusent à berner le peuple malgache alors  que les  connivences  avec  les  truands sont flagrantes.

Au pays même de la naissance  de la Déclaration des droits  de l’homme et  du citoyen, les  historiens  nous  rapportent  qu’ « En quelques années, les anciens carbonari qui ont lutté contre le régime de la Restauration se sont métamorphosés en gardiens d’un régime à qui ils doivent leur carrière, leur fortune et la réalisation future de leurs sordides ambitions. Les revendications sociales les plus élémentaires sont de longue date assimilées à une insurrection contre l’ordre établi — et L’Etat de droit n’a de cesse d’affirmer sa capacité de répression. Pour  redorer le blason  d’une  jeune république  de 23 ans — déjà corrompue —  et se rapprocher du peuple,  Sadi Carnot  met en scène son pouvoir :  il diffuse ses portraits aux quatre coins du pays, il participe aux nécessaires œuvres de charité et multiplie ses déplacements dans les provinces  à la manière de Napoléon III — inspiré de l’ Ancien régime. C’est  lors d’un de ces « voyages de souveraineté » à Lyon qu’il est assassiné le 24 juin 1894 par Santo Caserio, un anarchiste italien. (…)  En 1893 et 1894, le gouvernement exploite la panique provoquée par quelques attentats d’anarchistes « individualistes » qui mettent en pratique la « propagande par le fait ». Ces actes, admis par une partie des militants anarchistes ne visent pas les personnes – du moins jusqu’à l’attentat d’Emile Henry, du 12 février 1894, et ses victimes anonymes.  Sous le prétexte de défendre l’ordre social et la sécurité publique, le pouvoir puise alors  dans le « magasin aux accessoires légaux » et initie des lois d’exception accompagnées de peines plus que draconiennes… »

Toutes proportions  gardées, après la mort du  général  Richard  Ratsimandrava,  la population de  cette île a connu une  situation  presque analogue. Mais là où nous  voulons  en venir concerne uniquement ce  reflexe  d’auto-défense  des  dirigeants  actuels à Madagascar, eux  aussi « Sous le prétexte de défendre l’ordre social et la sécurité publique, le pouvoir puise alors  dans le « magasin aux accessoires légaux » et initie des lois d’exception(…)  dans le  but  de  verrouiller les  pratiques démocratiques  de manière à favoriser les objectifs et les finalités non  avouées du parti présidentiel  HVM. Sinon pourquoi avoir  choisi la proximité de la  fin du mandat  de l’actuel  chef  d’Etat pour obliger le Parlement à voter des  textes qui ont pourtant provoqué  des tollés dans tous les  secteurs de la  vie nationale. Connaissant tous  trop  bien cette mentalité de moutons  de  Panurge propre à nos  sénateurs  et  députés depuis que Marc Ravalomanana avait pratiquement  fait  d’eux  des pantins soumis à ses  caprices  de patron  d’entreprise drapé de la  toge d’un dictateur à la  tête  de  tout un pays, comme d’habitude, lesdites lois  seront votées. Tous les moyens sont  bons pour y  arriver  et  les  corrupteurs n’hésiteront pas à mettre les prix  qu’il  faut…Il  est  de notoriété publique au pays  et  jusque dans les  rédactions  des médias  étrangers qui dénoncent « Une corruption institutionnalisée qui ne date pas d’hier(…).Malheureusement, la classe politique est ici encore davantage intéressée par son enrichissement personnel que par le soucis du bien collectif, un état d’esprit qui semble être collectif au continent africain, dont Madagascar est l’un des pays les plus corrompus.» Passons ! La  gravité de la promulgation  de ces prochaines lois  scélérates concerne  surtout le  fait  qu’une fois  adoptées  par un Parlement aux  ordres, au nom  du principe de l’absence  d’effet  rétroactif des lois, elles  écartent de  facto des  rigueurs  de la  loi, toute une  foule  de  copains-coquins, de courtisans voleurs et profiteurs qui, durant toute la  durée  de l’ère Ravalomana, du  régime  de la  Transition et ce mandat  en cours  d’achèvement du premier  président  de la 4ème République n’avaient fait  qu’amasser  des  fortunes  colossales dans  des  comptes à l’étranger. De là à les obliger à  se  soumettre à des  textes ayant force de loi des années après les  actes commis, c’est un peu prendre les  habitants de  cette île pour  des  citoyens  débiles. Qui seront alors les  cibles à atteindre par  ce nouvel arsenal de répression ? Sûrement pas les  nouveaux  riches qui avaient bénéficié des  commerces illicites  des  bois  de  roses, des  arrangements  douteux sur les surfacturations payées  avec  des  deniers publics et milliards  de  dollars perçus à titre de reconnaissance lors des cessions illégales des ressources et patrimoines nationaux à  des intérêts privés. Léa  Ratsiazo a publié le 25 Févier 2015 «On estime à près de 2 tonnes/an la quantité d’or qui sortent illicitement du territoire. Décidément nos frontières sont des véritables passoires géantes. Ce trésor national, comme le reste, est généralement envoyé en Asie dont les contrôles aux frontières sont plus permissifs que ceux de l’Europe. » A partir de  ces  réactions condamnables tardives de l’exécutif,  par  quel miracle le pouvoir  compte-t-il  s’y prendre pour obliger tous  ces  trafiquants  côtés parmi les plus  riches de Madagascar et parvenir à des  recouvrements  et l’affectation d’avoirs illicites ? Une  fois  de plus quelque part  en haut lieu des grands malins s’amusent à berner le peuple malgache alors  que les  connivences  avec  les  truands sont flagrantes.

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