La Gazette de la grande ile

Entrepreneurs mauriciens: Utiliser Madagascar comme un pôle clé à valeur ajoutée

Publié le 23 février 2018

En fonction de l’expérience de Maurice dans la création de la zone franche dans les années 70 et de la création du Freeport en 1990, plusieurs pays africains, notamment Madagascar, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana se sont engagés sur des voies de développement similaires et ont sollicité l’aide du gouvernement de Maurice pour la conceptualisation, le design et la mise en œuvre de zones économiques spéciales. La stratégie des ZES permettra à Maurice d’élargir son espace économique en renforçant davantage la coopération sud-sud.

Mieux encore, et d’après les données publiées par www.investmauritius, il est, notamment, fait état que le gouvernement malgache a demandé l’aide du gouvernement mauricien pour développer un parc industriel dans la région de Fort Dauphin en vue de stimuler les activités économiques dans le sud-est du pays. Quelque 80 hectares de terres situées à proximité du port d’Ehoala ont été identifiés pour le développement de la première phase du projet. Un protocole d’accord a ainsi été signé entre les deux gouvernements le 11 mars 2016. Le gouvernement malgache a réitéré son soutien à l’initiative des ZES en adoptant la loi cadre sur les ZES à l’assemblée nationale en novembre 2017.

Conformément à la vision du gouvernement de promouvoir la stratégie africaine, une délégation de haut niveau du Pôle Intégré de Croissance (PIC) de Madagascar, de la Banque mondiale et des consultants internationaux de BuroHappold et Eunomix sont venus à Maurice pour un atelier consultatif sur l’intérêt des opérateurs mauriciens à la zone économique spéciale proposée dans le parc Ehoala à Fort Dauphin le 17 novembre 2017. Les secteurs prioritaires identifiés pour la ZES sont comme suit, la fabrication; l’ingénierie légère; le tourisme et l’hospitalité; la transformation de fruits de mer; l’agro-traitement; le ravitaillement et les activités connexes. Le port d’Ehoala représente un investissement de 260 millions de dollars américains dans les infrastructures portuaires et les infrastructures publiques via un partenariat public-privé entre Rio Tinto et le gouvernement malgache financé en partie par la Banque mondiale.

En outre, la partie malgache a informé les opérateurs économiques des derniers développements liés au projet SEZ à Ehoala. L’adoption de la loi sur les ZES par le parlement malgache et le potentiel du port d’Ehoala de devenir une plaque tournante majeure reliant les marchés régionaux et transocéaniques ont été soulignés. Les opérateurs mauriciens ont exprimé leurs préoccupations concernant la région d’Ehoala et les discussions ont porté sur la connectivité, les infrastructures existantes, la disponibilité de la main-d’œuvre et la concession existante sur le port d’Ehoala entre Rio Tinto et le gouvernement de Madagascar.

D’autres sites potentiels

De plus, les opérateurs mauriciens ont proposé d’autres sites potentiels pour l’établissement d’une ZES autre que Fort Dauphin. Les discussions ont tourné autour de Diego Suarez, Tuléar, Tamatave, entre autres. Les liens entre une ZES et l’économie nationale ont été mentionnés comme la clé du succès d’un tel développement. Sur la base de la réponse obtenue des opérateurs mauriciens, les consultants effectueront une étude de faisabilité pour évaluer les caractéristiques des différentes régions mentionnées afin d’identifier le meilleur site pour exploiter une ZES. La préférence des opérateurs mauriciens était autour de Tamatave qui regroupe des activités commerciales et offre également une bonne connectivité au monde grâce à ses infrastructures aéroportuaires et portuaires. Pour faciliter l’investissement à Madagascar, les opérateurs mauriciens ont énuméré les facteurs qui guident leurs décisions d’investissement, à savoir l’accès aux marchés, la stabilité politique, le cadre juridique, les infrastructures et l’accès à la terre.

L’atelier consultatif a été précédé d’un atelier avec des institutions clés où la partie mauricienne a déclaré que l’intérêt mauricien pour l’établissement d’une ZES à Madagascar était une stratégie de croissance pour les entreprises locales en raison des limites géographiques, démographiques et naturelles à Maurice. La partie malgache a demandé l’expertise mauricienne pour identifier les partenaires clés pour développer la ZES à Ehoala ainsi que la stratégie de commercialisation auprès des opérateurs potentiels. L’atelier a été conclu par des consultations du secteur privé pour les entreprises qui ont manifesté leur intérêt à opérer dans le parc Ehoala.

Madagascar est l’un des principaux partenaires commerciaux de Maurice. Les exportations mauriciennes vers Madagascar se sont élevées à 160,82 millions de dollars américains en 2016, tandis que les importations mauriciennes en provenance de Madagascar ont atteint 41,96 millions de dollars en 2016. Maurice et Madagascar sont membres des organisations régionales telles la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Commission de l’océan Indien (COI). Les flux d’investissements nationaux bruts à Madagascar ont été de 897 millions de roupies pour 2013 et de 483 millions pour 2014. Il y a plus de 25 entreprises mauriciennes à Madagascar dans les secteurs agroalimentaire, bancaire, textile, TIC / BPO, la transformation des produits de la mer et le tourisme, entre autres.

Il est donc important pour Maurice de consolider ses flux commerciaux et d’investissement vers Madagascar et ce projet de ZES pourrait être le projet idéal pour encourager davantage les entrepreneurs mauriciens à utiliser Madagascar comme un pôle clé à valeur ajoutée pour entrer en Afrique. Alors que Madagascar dispose des ressources naturelles, Maurice a les compétences nécessaires pour exploiter une ZES et mobiliser des fonds de développement tout en positionnant le pays comme un pôle financier pour cette initiative qui se soldera par un pari gagnant-gagnant pour les deux pays en termes de retours sur leurs investissements.

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