La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Relations gênantes et combines au sommet

Publié le 24 février 2018

Le drame  que vit  actuellement Jacob Zuma pourtant un héros de la  lutte patriotique de l’ANC,  en  tout  cas depuis sa démission la semaine  dernière est une  conséquence  directe d’un flirt amical scandaleux d’un président avec une famille d’un homme d’affaire indien. Les médias rapportent même « l’influence qu’aurait  eu les Gupta sur les  décisions prises  au  sommet  de l’Etat, brassant des millions,  négociant des  contrats et  nommant des ministres ». Il était question depuis le  15  février  dernier d’une enquête  «qui porte sur une  vaste affaire de  détournement  de  fonds  et  de blanchiment d’argent.(…)Les  accusés  sont  de gros poissons selon la presse sud-africaine : un haut  fonctionnaire proche… »  et d’autres personnalités «ou encore une proche  collaboratrice de la  famille Gupta.» Dans un  article d’Alexandra Brangeon publié par  RFI le 15 février 2018, on pouvait lire « Il était devenu trop gênant et a été poussé à la démission par son parti, l’ANC. Jacob Zuma a lâché prise mercredi soir et annoncé son départ de la présidence de l’Afrique du Sud au terme d’un long discours à la télévision. Et ce sont les affaires dans lesquelles il est impliqué qui ont incité son parti à le lâcher. Voilà ce  qui  arrive à un responsable  étatique malgré un passé  glorieux  aux  côtés  de  Nelson Mandela.

Certains  esprits  chagrins nous en  veulent sûrement  de  s’occuper des  affaires  qui ne  regardent que la population  sud-africaine. Soit ! Mais  que ces individus bornés sachent que  ce  qui  se passent  ailleurs peut  très  bien  aussi  avoir lieu de  ce  côté-ci  de l’Océan Indien avec  cette xénophilie aveugle  et  hautement complice  et  intéressée que vivent intensément au  vu  et  au  su  de tous les princes  qui nous  gouvernent et les  courtisans opportunistes  qui les  entourent et servent  de  relais entre  eux et les fratries de très  riches  hommes  d’affaire de la communauté karana.  Ces  relations coupables  au plus  haut point à  cause des arrangements financiers et  autres  combines  mafieuses ne date pas  seulement  d’aujourd’hui. Elles ont  réellement  explosé au point  d’envahir les palais  d’Etat et les  coulisses du pouvoir après le complot ourdi par une  bande  de politicards  conduits par Norbert Lala Ratsirahonana avec les  participations  financières d’importants  grands noms du monde  des  affaires. Pour  faire  aboutir la  Révolution  Orange  menée par Andry  Rajoelina avec la  bénédiction des  grandes  familles  de l’Imerina qui, après la convention   occulte d’Antsahadita  avait décidé de mettre  fin à la  dictature d’un Marc Ravalomanana à la  fois monopoliste et casseur d’entreprises  concurrentes.

A partir de l’an 2009, une  nouvelle génération d’opérateurs  économiques d’origine indienne  et  indo-pakistanaise envahit pratiquement les secteurs  bancaires, les domaines de l’import-export, l’aviation  civile, les entreprises  de  production et  de  commerce locales, l’hôtellerie avec les  appuis visiblement intéressés des parrains  de la Transition. Héritière directe de cet âge  d’or  des  trafics  en tous  genres(l’or, les minerais précieux, les  bois  de  rose et les  ententes obscures  avec des investisseurs pas très nets), après 2013, l’équipe actuellement autour du président  Hery Rajaonarimampianina n’a pas pu ou plutôt n’a pas  voulu se  défaire  des  tentacules bienfaitrices pour leur  ego et corruptrices de  ces partenaires dont la seule patrie  réelle est leur  compte en banque performante à outrance, même si comme leurs  grands parents ils étaient  tous nés sur le sol malgache…Avec l’avènement  de la  4ème République qui, en principe  devait apporter une forme plus  assainie des  pratiques  financières  et  budgétaires du  secteur public, les vieilles  n’ont  fait que  s’empirer  et  envahir davantage les  fonctionnements  en  général  de l’exécutif  et le système  judiciaire. Le  statut de personnalité intouchable s’est institutionnalisé avec les  acquisitions  frauduleuses  de la  nationalité malgache et pour certains les privilèges  attachés aux postes  de  consul  de  tels ou  tels pays lointains avec l’aval bien  entendu de très  hauts  responsables de la diplomatie locale. Couvertures  idéales pour les trafics de nos  précieuses ressources, les représentations  diplomatiques mettent la plupart des  trafiquants à l’abri  des  contrôles  et  des fiscalité en  général et douanière en particulier.  Pour  Jacob Zuma «la plus vieille affaire qui hante le chef de l’Etat, ce sont les 783 chefs d’inculpations pour fraude, racket et corruption ». A Madagascar, pour ceux  qui ambitionnent déjà ouvertement  sans  encore officialiser leur candidature à la présidence pour 2018, un passé émaillé de mille  scandales qui n’ont  rien à  envier avec les prouesses malfaisantes de  celui qui  a  été « accusé d’avoir accepté des pots-de-vin dans le cadre d’un contrat d’armement public avec la société française, Thalès.» Marc le  fondateur  du parti TIM qui s’obstine  toujours à accomplir un  retour  aux affaires et son tombeur l’ancien patron de l’empire industriel  TIKO traînent derrière  eux  de sales et puantes  casseroles sur les  abus  des  prérogatives  étatiques, les dépôts d’immenses avoirs et la possessions d’importants biens immobiliers à l’extérieur. Pour le moment, personne ne peut  encore prouver quelque chose  de  ce genre aux personnalités  actuellement  au pouvoir, même si les mauvaises langues  font  souvent  allusion à des  accords  secrets avec les investisseurs  des  grandes  sociétés minières, d’importants exploitants miniers et  autres richissimes étrangers asiatiques intéressés par les forages pétroliers. Les grands torts  que l’opinion  reproche au  régime  actuel est  cette fâcheuse manie de fouler  aux pieds les  dispositions  d’une  Constitution (il faut  le reconnaître) est mal conçue  et  truffées d’articles  contradictoires. Il y a aussi  cette blâmable facilité à fermer les yeux sur les violations  flagrantes  des lois  sur l’octroi des marchés publics et les relations  avec les  groupes d’opérateurs  économiques exogènes jusqu’à offrir des périmètres  de notre  territoire national aux invasions  déguisées  en (Z.E.S)  Zone Economique Spécial. La justice  sud-africaine a  bel  et bien fini par s’occuper de  «l’étroite collusion entre le chef de l’Etat et une richissime famille d’hommes d’affaires indiens. Les Gupta sont accusés d’utiliser leur relation avec Jacob Zuma pour lui imposer la nomination de certains ministres leur étant proches ou pour d’obtenir des contrats publics. Le chef de l’Etat a avoué être un ami des Gupta, mais a toujours nié leur accorder des passe-droits. » Parions que  ce  n’est pas  encore demain la  veille pour voir  nos juges vont  fouiner et mettre leur nez  dans les  relations coupables des hautes personnalités  de notre île avec un  certain milieu précis des  affaires. Ils se  tiennent par la barbichette et qui sait par d’autres parties de leur anatomie ? Le  kidnapping dramatique  de  Toamasina était  suffisamment  éloquent  et  révélateur sur les  ententes sournoises qui  avaient permis à ce  qu’un magistrat suspecté  dans l’affaire n’apparaissent pas à la  barre.

 

 

 

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